-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
-
Salmonellose, listériose: nouvelles recommandations pour limiter les infections, selon l'Anses
-
Retour de prisonniers ukrainiens: le bonheur, la tension, le désespoir
-
Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève placé en détention provisoire
-
Le mari d'Elton John "indigné" par les pratiques du tabloïd Daily Mail
-
Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, entre BCE et craintes sur la tech
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Téhéran et Washington doivent renouer le dialogue à Oman après la répression sanglante en Iran
-
JO-2026/Hockey: baptême crispé pour les Bleues, battues par l'Italie
-
Dépression Leonardo: inondations en Espagne et au Portugal, où la présidentielle pourrait être perturbée dimanche
-
Aigle royal tué par une éolienne: l'exploitant relaxé en appel
-
Maroc: plus de 140.000 personnes évacuées à cause de pluies intenses
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
-
Au Liban, des familles ayant fui la Syrie accueillies dans un camp contrôlé par le Hezbollah
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Dati répète que "l'audiovisuel public français doit être préservé"
-
Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française
-
JO-2026: Benvenuti au village olympique de Cortina, "fonctionnel" et cosy
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
-
JO-2026: à Milan, Maxim Naumov patine en mémoire de ses parents
-
L'Ukraine et la Russie d'accord pour un échange de prisonniers, pas d'autres avancées sà Abou Dhabi
-
Adèle Van Reeth quitte la direction de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Emoi aux Etats-Unis après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé
-
Le Parlement entérine la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
Japon: le premier parc à thème permanent "Pokémon" ouvre ses portes à Tokyo
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit nie avoir drogué quiconque
-
Peur et détermination sur le rail ukrainien pilonné par les attaques russes
-
MaPrimeRénov' va rouvrir pour tous "dans quelques jours", annonce le ministre du Logement
-
Russie: un grand morceau de météorite découvert dans un conteneur en partance pour le Royaume-Uni
-
Dépression Leonardo: fin de l'alerte rouge en Andalousie, où une femme est portée disparue
-
La Bourse de Paris prudente avant la BCE
-
"La Malaisie m'a volé 909 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Nucléaire: Pékin renvoie Russes et Américains dos à dos, l'Otan appelle à la retenue
-
L'Ukrainien Aonishiki, étoile montante du sumo japonais au plus près du firmament
Dans le Nagorny Karabakh, l'amorce du "Grand retour" pour les réfugiés azerbaïdjanais
Ali Hasanov regarde les ruines d'Agdam, sa ville natale du Nagorny Karabakh dont les rues sont envahies par la végétation. Et il jure de revenir pour la reconstruire.
"Quel que soit le temps que cela prendra, nous retournerons à Agdam. Nous voulons vivre ici, notre place est ici", assure cet ouvrier métallurgiste de 65 ans.
Agdam est une ville fantôme depuis juin 1993, lorsque les forces séparatistes arméniennes l'ont prise à l'Azerbaïdjan, faisant fuir ses 28.000 habitants qui craignaient pour leur vie.
Trente années ont passé et Ali Hasanov est de retour sur sa terre natale à l'occasion d'une visite en bus organisée par le gouvernement azerbaïdjanais sur les "terres libérées" reprises à l'Arménie en 2020 après six semaines de combats.
La guerre a fait plus de 6.500 morts, avant un cessez-le-feu négocié par la Russie.
En vertu de cet accord, l'Arménie a cédé des territoires qu'elle contrôlait depuis une première guerre victorieuse au début des années 1990, tandis qu'une force russe de maintien de la paix a été déployée dans la région.
- "Mon âme brûlait" -
Ali Hasanov raconte qu'il n'a "pas pu fermer l'œil" la nuit précédant son voyage à Agdam. La cité aujourd'hui en ruines était la plus grande ville du Nagorny Karabakh avant d'être rasée par les Arméniens.
"Mon âme brûlait à l'idée de revenir. Pour moi, c'était la plus belle ville du monde", s'émeut l'ouvrier, debout au milieu d'un terrain vague qui s'étend jusqu'aux lointaines montagnes bleutées.
Le gouvernement azerbaïdjanais a commencé en janvier à organiser des voyages réguliers en bus vers les "terres libérées".
C'est là la première étape de ce que Bakou appelle le "Grand retour", un plan gouvernemental ambitieux visant à repeupler le Karabakh avec son ancienne population azerbaïdjanaise.
Escortés par des policiers armés de fusils automatiques, des bus à destination d'Agdam et de Choucha, la capitale culturelle du Karabakh, quittent Bakou deux fois par semaine pour des voyages d'une journée qui ne laissent aux visiteurs que deux heures et demie pour revoir leurs anciennes maisons, lorsqu'elles sont encore debout.
"Notre maison se tenait derrière cette clôture", se souvient Ali Hasanov, les larmes aux yeux.
"Il y avait une allée bordée d'énormes platanes, sous lesquels nous jouions au backgammon ou aux dominos, et là-bas un stade de football, l'endroit préféré des gars de notre quartier".
Les destructions ont été telles qu'une autre réfugiée d'Agdam, Gulbeniz Jafarova, n'a même pas pu retrouver les ruines de sa maison.
"C'est comme si j'avais passé 30 ans en prison et que je venais d'être libérée", confie cette couturière de 55 ans.
Au cimetière d'Agdam, elle est allée se recueillir sur la tombe de son frère, tué à 27 ans en défendant la ville contre les forces séparatistes arméniennes.
"Les derniers mots de ma mère avant de mourir ont été: +Mon fils+. Je lui avais promis que je me rendrais sur sa tombe".
- "Notre place est ici" -
Le gouvernement azerbaïdjanais a assuré qu'il dépenserait des milliards de pétrodollars pour la reconstruction de la région, 1,3 milliard de dollars ayant été alloués dans le budget de l'an passé pour des projets d'infrastructures tels que de nouvelles routes, des ponts et des aéroports.
Bakou s'est engagé à transformer Agdam en l'une des plus grandes villes du pays et prévoit notamment d'y créer un parc industriel.
Le ministre des Affaires étrangères, Jeyhun Bayramov, a déclaré en janvier que "très prochainement, nous assisterons au retour des premières familles dans leurs foyers" au Nagorny Karabakh.
Cependant, ce "grand retour" reste une perspective lointaine, étant donné l'ampleur des dévastations et les dangers que représentent les mines terrestres, largement utilisées dans le conflit qui s'est régulièrement ravivé au fil des décennies.
"Quel que soit le temps que cela puisse prendre, nous retournerons à Agdam", insiste Ali Hasanov. "Nous voulons vivre ici. Mes fils disent que notre place est ici."
E.Schubert--BTB