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Assassinat de Lumumba: la justice belge ordonne le renvoi en procès d'un ex-diplomate
Soixante-cinq ans après les faits, la justice belge a ordonné mardi le renvoi en procès d'un ancien diplomate belge, Etienne Davignon, soupçonné de "participation à des crimes de guerre" pour son implication dans les décisions ayant mené à l'assassinat du dirigeant congolais Patrice Lumumba en 1961.
La famille Lumumba, et les avocats qui soutiennent son combat depuis le dépôt de plainte en 2011, ont salué "une décision historique".
Jamais un procès pénal n'a été organisé pour déterminer les responsabilités dans cet assassinat, qui constitue l'une des pages les plus sombres de la relation entre le Congo devenu indépendant en juin 1960 et son ancienne puissance coloniale, la Belgique.
"On est tous soulagés, enfin la Belgique regarde son histoire en face", a déclaré à l'AFPTV Mehdi Lumumba, un petit-fils du héros de l'indépendance congolaise.
"Justice doit être faite. Ce crime a changé non seulement la trajectoire d'une famille mais celle de tout un pays", a fait valoir Blandine Lumumba, épouse du fils aîné François, venue elle aussi à Bruxelles pour le prononcé de la décision.
Celle-ci est susceptible d'appel dans un délai de 15 jours, et un procès pourrait se tenir "au plus tôt en janvier" 2027, selon Christophe Marchand, un des conseils de la famille.
Premier chef du gouvernement du Congo indépendant (l'actuelle République démocratique du Congo, RDC), Patrice Lumumba avait été renversé dès la mi-septembre 1960 par un coup d'Etat, puis emprisonné dans son pays.
- Dissous dans l'acide -
Transféré dans la région sécessionniste du Katanga (sud), il fut exécuté le 17 janvier 1961 par des séparatistes, avec l'appui de mercenaires belges. Il avait 35 ans. Son corps fut dissous dans l'acide.
Aujourd'hui, un seul homme peut encore répondre de sa participation présumée au crime, parmi la dizaine de fonctionnaires, policiers ou agents de renseignement belges visés initialement dans la plainte déposée à Bruxelles par des enfants du défunt: Etienne Davignon, le seul des mis en cause encore en vie.
Cet ex-diplomate et haut fonctionnaire belge aujourd'hui âgé de 93 ans conteste les faits reprochés.
"J'examine l’ordonnance et donnerai un avis à mon client quant aux chances de succès d'un éventuel appel", a simplement réagi son avocat Johan Verbist, sollicité par l'AFP.
A l'époque de l'indépendance du Congo, M. Davignon, qui aura ensuite une longue carrière d'homme d'affaires et fut même commissaire européen dans les années 1980, était diplomate stagiaire pour les Affaires étrangères belges.
Après le coup d'Etat ayant renversé le dirigeant congolais, il est soupçonné d'avoir joué un rôle actif dans le transfert du prisonnier Lumumba vers le Katanga sécessionniste où les autorités locales lui étaient très hostiles.
- "Responsabilité morale" -
Sont visés dans ce renvoi en procès "la détention ou le transfert illicite" d'un prisonnier de guerre, ainsi que le fait d'avoir privé Patrice Lumumba du droit à un procès équitable après son arrestation, a détaillé le tribunal de première instance de Bruxelles.
Troisième infraction présumée: des "traitements humiliants et dégradants", ce qui relève aussi de la "participation à des crimes de guerre". La participation directe à l'assassinat n'a pas été retenue, ce que le parquet fédéral avait déjà exclu.
Enfin, la juridiction d'instruction a estimé qu'Etienne Davignon devait aussi répondre de sa complicité dans la disparition de Maurice Mpolo et Joseph Okito, les deux responsables congolais tués en même temps que Lumumba.
Ce dossier tentaculaire avait connu un développement retentissant en 2020, quand le procureur fédéral avait révélé qu'un fragment humain de Patrice Lumumba avait été retrouvé en Belgique, en l'occurrence une dent saisie chez la fille d'un policier belge ayant participé à la disparition du corps au Katanga.
Lors de la restitution de la dent à la RDC, à l'occasion d'une cérémonie officielle à Bruxelles en 2022, le Premier ministre belge de l'époque, Alexander De Croo, avait renouvelé les "excuses" de l'exécutif fédéral pour sa "responsabilité morale" dans cette disparition.
Revenant sur les conditions de ce "terrible" assassinat, M. De Croo avait pointé du doigt des responsables belges qui à l'époque "ont choisi de ne pas voir", "de ne pas agir".
F.Pavlenko--BTB