-
Wall Street termine en recul, nouvelle séance difficile pour les semi-conducteurs
-
Le maillot de Pelé lors de la finale du Mondial-1958 vendu 4,9 millions de dollars
-
Bercy met le frein à la hausse des dépenses pour 2027
-
Le lac Velence s'assèche, symbole de la crise de l'eau en Hongrie
-
Bercy met le frein sur la hausse des dépenses pour 2027
-
Une mission hi-tech britannique part pour le Groenland étudier la fonte des glaces
-
"Tout ce que j'ai appris, je veux le ramener ici", dit Davide Ancelotti, le nouveau coach de Lille
-
A Gaza, une course contre la guerre pour sauver le patrimoine culturel
-
Paris et Berlin veulent "rebondir" sur la défense et faire oublier l'échec de leur avion commun
-
Tour de France: Tim Merlier, il n'y a pas photo
-
Mondial-2026: l'heure de Zidane approche
-
La Bourse de Paris à l'équilibre, entre doutes sur les semi-conducteurs et Moyen-Orient
-
L'Assemblée vote pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs
-
Poutine mène la Russie vers une possible "catastrophe", dit l'opposant russe Nadejdine à l'AFP
-
Les Etats-Unis touchés par la fumée des incendies au Canada
-
Washington mobilise contre la violence d'extrême gauche
-
Jusqu'à 45% des risques de démence peuvent être évités ou retardés, selon l'OMS
-
Tour de France: Tim Merlier voir triple à Chalon-sur-Saône
-
"Allez au boulot!": au Japon, le regain du virilisme d'entreprise
-
L'alerte aux orages violents s'étend jeudi avec des risques de gros grêlons
-
Du tracteur aux boeufs, l'agriculture cubaine face au manque de carburant
-
Cyberattaque contre les transports londoniens: prison ferme pour deux surdoués du piratage
-
Le Brésil devient la première cible des nouveaux droits de douane américains
-
Pont de Gênes: jusqu'à 12 ans de prison pour les ex-dirigeants de la société d'autoroutes
-
Pour le patron de Nvidia, la croissance de l'IA n'en est qu'"à ses débuts"
-
Procès confirmé pour l'épouse du Premier ministre espagnol
-
Chili: le Sénat approuve la réforme économique du président
-
L'Assemblée nationale vote pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs
-
Mondial-2026: Londres veut une enquête à propos de la banderole sur les Malouines après Angleterre-Argentine
-
Des graines de rooibos sud-africain en route vers l'espace
-
Alerte orange aux orages pour 21 départements du Centre-Est après de premières chutes de grêle
-
"Aucun repos": les marins indonésiens souvent maltraités sur les bateaux de pêche étrangers
-
La treizième étape du Tour: la plus longue et la plus intrigante
-
L'UE exige que Google partage ses données de recherche et ouvre Android aux IA rivales
-
Avec le rachat de Delivery Hero par Uber, nouvelle consolidation dans la livraison de repas
-
Incendies: Macron alerte sur la pire situation en France depuis 1945
-
L'Ouganda annonce ne plus compter aucun malade d'Ebola
-
L'acteur Sam Neill est décédé d'une pneumonie, révèle son agent
-
Cédric Jubillar avoue devant la justice, des ossements retrouvés dans le Tarn
-
"Je ne mourrai pas en Suisse": Charles Biétry salue la loi sur l'aide à mourir
-
Bercy publie un projet de dépenses ultramaîtrisées pour 2027
-
Londres nationalise le sidérurgiste British Steel au nom de la "sécurité nationale"
-
Protection des enfants: Londres ouvre une enquête sur TikTok
-
Nigeria: changement climatique et croissance urbaine exacerbent les inondations à Lagos
-
Entre salves et menaces, Iran et Etats-Unis s'enfoncent dans la guerre
-
Incendies: nuit "calme" en forêt de Fontainebleau, Macron sur place
-
La Bourse de Paris prudente face au risque géopolitique et au décrochage des valeurs liées à l'IA
-
Pont de Gênes: le jugement attendu jeudi après-midi, huit ans après l'effondrement
-
En Inde, dangereuses vies de piétons...
-
Manifestations en Ukraine contre le départ du ministre de la Défense
En Haïti, la détresse de familles piégées en plein coeur d'une guerre des gangs
Des viols, des maisons incendiées, et la mort d'au moins 18 civils: les habitants de la banlieue nord de Port-au-Prince subissent, depuis dimanche, une guerre des gangs dévastatrice, dans une ville dont certains quartiers sont déjà dominés par les bandes criminelles.
"Les hommes armés du gang +400 Mawozo+ ont mis le feu à ma maison" et ont "tué plusieurs de mes voisins avant d'incendier aussi leurs maisons", témoigne auprès de l'AFP Lucien, un habitant de la zone.
"Ils violent les femmes et les filles quand ils parviennent à entrer dans une maison", ajoute l'homme qui, par peur de représailles, préfère ne pas donner son nom complet.
La violence est telle que, depuis mardi, Lucien a dû quitter son domicile pour se réfugier avec "(sa) mère malade" sur une place publique.
Dans ce quartier populaire, au moins 18 civils ont été tués depuis dimanche, selon la protection civile haïtienne.
Parmi ces victimes "tuées entre le 24 et le 26 avril", se trouvaient "une famille de huit personnes" ainsi que "trois jeunes femmes et trois enfants", indique l'organisme public.
Comme Lucien, plusieurs centaines de personnes ont réussi à quitter la zone d'affrontements, dont une cinquantaine se sont réfugiées sur une place publique "à quelques centaines de mètres de la ligne de front", selon la protection civile. Mais d'autres restent prises au piège chez elles.
Parmi eux, un habitant, qui préfère rester anonyme, dont le petit frère a reçu "une balle perdue à la jambe dimanche, alors qu'il était à la maison".
"On a pu stopper l'hémorragie mais on ne peut pas prendre le risque de l'emmener à l'hôpital et on n'a pas non plus de médicaments pour soulager sa douleur", s'inquiète l'homme d'une vingtaine d'année.
- Coincés sans eau ni nourriture -
Alors que les rafales d'armes automatiques résonnent dans leur quartier depuis quatre jours, les habitants sont aux abois.
"Nous n'avons plus ni eau ni nourriture", alerte une jeune habitante. Son père, qui souffre de diabète et d'hypertension artérielle, "est actuellement dans un état critique mais nous n'avons aucun moyen d'aller acheter des médicaments et c'est trop dangereux de se déplacer avec lui", ajoute-t-elle.
Longtemps cantonnées dans les zones très défavorisées du bord de mer de Port-au-Prince, les bandes armées ont grandement accru leur emprise à travers la ville et le pays depuis l'automne 2020, multipliant assassinats et enlèvements crapuleux.
Le gang "400 mawozo", puissant et redouté, avait enlevé un groupe de 17 personnes composé de missionnaires nord-américains et de leurs proches, dont cinq enfants, à l'automne dernier.
Le quartier où ont lieu ces violences est hautement stratégique, car il constitue l'unique voie d'accès routier vers le nord du pays ainsi qu'entre la capitale haïtienne et la République dominicaine.
Les autorités ont déjà perdu depuis juin 2021 le contrôle du seul accès routier qui relie Port-au-Prince au sud car, sur l'espace de deux kilomètres, la route nationale est totalement sous la maîtrise des bandes armées des bidonvilles de Martissant.
Dans ce quartier pauvre, la mainmise des gangs a forcé l'organisation Médecins sans frontières à fermer l'hôpital qu'elle faisait fonctionner depuis 15 ans.
La police nationale, dont l'arsenal est loin de suffire pour affronter des bandes criminelles sur-équipées, n'a mené aucune opération pour reprendre le contrôle de l'entrée sud de la capitale.
Et depuis dimanche, les forces de l'ordre ne sont pas encore intervenues dans la banlieue nord.
Pour les associations aussi, il est difficile d'accéder à ce quartier dangereux.
"Nous ne pouvons pas encore nous rendre dans ces zones mais les informations qui nous sont parvenues sont tristes et inquiétantes", déclare à l'AFP Pierre Espérance, responsable d'une organisation haïtienne de défense des droits humains.
Les autorités ne se sont pas encore exprimées sur ces violences, qui paralysent toute activité dans le nord de Port-au-Prince, et le porte-parole de la police nationale n'était pas en mesure de fournir des informations à la presse mercredi midi.
C.Meier--BTB