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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Au Pakistan, un Noël toujours hanté par le souvenir d'un attentat meurtrier
Après de multiples contrôles sous l'oeil de soldats armés déployés pour assurer la sécurité, des centaines de chrétiens ont assisté jeudi à la messe de Noël à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, toujours hantés par le souvenir d'un attentat meurtrier.
Il y a un peu plus de douze ans, le 22 septembre 2013, deux kamikazes avaient déclenché leurs explosifs à la sortie de la messe dans la cour de la petite cathédrale All Saints de Peshawar, tuant 113 personnes, selon un bilan de l'église.
Sur un des murs, les traces creusées dans la pierre par des billes de métal mélangées à la charge explosive sont encore visibles.
Tout proche, un mémorial porte les noms des fidèles dont la vie fut fauchée par cette attaque revendiquée par un groupe islamiste radical.
"Encore aujourd'hui, quand je pense à ce jour il y a douze ans, mon âme tremble", confie à l'AFP Natacha Zulfiqar, 30 ans.
Cette femme au foyer avait été blessée lors de l'attentat tout comme ses parents. Son poignet droit porte encore des cicatrices.
"L'intensité de notre peine ne pourra jamais vraiment s'atténuer", estime Azzeka Victor Sadiq, un professeur de 38 ans dont le père a été tué et la mère blessée dans l'attentat.
"Chaque fois que je viens à l'église, je revois tout ce qui s'est passé", ce jour-là, ajoute-t-il en ce jeudi de Noël.
Les chrétiens représentent environ 2% des 240 millions de Pakistanais et ont longtemps fait face à des discriminations dans ce pays majoritairement musulman.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a promis de protéger les minorités religieuses lors d'une cérémonie pour Noël à Islamabad: "Je veux dire clairement que si un membre d'une minorité est victime d'une quelconque injustice, la loi y répondra avec force".
D.Schneider--BTB