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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Corée du Sud: l'heure des réquisitions pour l'ex-président Yoon après son coup de force de 2024
Le parquet sud-coréen livre mardi ses réquisistions à l'encontre de l'ex-président Yoon Suk Yeol, qui encourt la peine de mort pour avoir tenté d'instaurer la loi martiale en décembre 2024.
L'audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté dans la matinée et doit permettre à l'ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré.
Le crime d'insurrection, le plus grave pour lequel Yoon Suk Yeol est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997.
Dans la soirée du 3 décembre 2024, l'ancien président conservateur avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.
Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.
Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l'ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain.
- Plusieurs procès -
M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux.
Il s'était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.
Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.
Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l'opposition bloquait le budget.
Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat".
Remis en liberté en mars en raison d'un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu'il ne détruise des preuves.
S'il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d'insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d'Etat en 1979.
Yoon fait l'objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.
Dans l'un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.
Dans une autre procédure, l'ex-président est accusé par le parquet d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l'espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait jutifié l'imposition de la loi martiale.
O.Lorenz--BTB