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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Trump menace d'invoquer une loi d'exception après de nouveaux heurts à Minneapolis
Donald Trump a menacé jeudi d'invoquer une loi d'exception qui lui permettrait de déployer l'armée à Minneapolis, au lendemain de nouveaux heurts entre forces de l'ordre et manifestants faisant suite à un nouvel incident impliquant la police de l'immigration (ICE).
Alors que la ville est sous tension depuis la mort la semaine dernière d'une femme abattue par un agent lors d'une opération, un ressortissant vénézuélien a été blessé mercredi en fin de journée par un nouveau tir policier.
Selon le ministère de la Sécurité intérieure, les faits se sont déroulés au cours d'une altercation, alors que la victime, "en situation irrégulière", tentait de résister à son arrestation par la police fédérale.
Le policier a alors "tiré un coup de feu défensif pour protéger sa vie", touchant l'homme à la jambe, selon l'institution.
L'incident a déclenché une manifestation de quelques centaines de personnes qui ont fait face aux forces de l'ordre pendant plusieurs heures. Des mortiers d'artifice ont été tirés sur des agents, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.
Dans un message sur Truth Social, le président américain a réagi jeudi en menaçant d'invoquer l'"Insurrection Act" si "les politiciens corrompus du Minnesota ne respectent pas la loi et ne s'emploient pas à empêcher les agitateurs professionnels et les insurgés d'attaquer" les agents d'ICE.
Donald Trump a plusieurs fois menacé d'utiliser ce texte ces derniers mois, qui lui permettrait de mettre en place une forme d'état d'urgence autorisant le déploiement de l'armée à des fins de maintien de l'ordre.
L'"Insurrection Act" a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes sans précédent à Los Angeles à la suite de l'acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, un automobiliste noir, l'année précédente.
- "Insurrection" -
Dans l'après-midi de jeudi, la ville a été le théâtre d'un nouveau face-à-face tendu entre policiers et manifestants à proximité d'un bâtiment fédéral, avec quelques bousculades, sans aller jusqu'aux affrontements observés la veille.
Les autorités démocrates du Minnesota accusent le gouvernement de semer le chaos à Minneapolis en multipliant les opérations de contrôle et les arrestations dans une ville encore sous le choc de la mort le 7 janvier de Renee Nicole Good, une Américaine de 37 ans.
Jeudi le gouverneur de l'Etat, Tim Walz, a demandé au président de "faire baisser la température" et cesser sa "campagne de représailles". Il a aussi appelé les habitants au calme : "Nous ne devons pas alimenter les flammes du chaos. C'est ce qu'il (le président) veut".
Stephen Miller, proche conseiller de Donald Trump, a accusé sur la chaîne conservatrice Fox News les élus démocrates de "délibérément inciter à une insurrection violente" contre les policiers fédéraux.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a elle dénoncé la "réthorique méprisable" du camp adverse et reproché aux médias d'en être "complices".
La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a promis que les opérations d'ICE sur place allaient "se poursuivre". "Les agents que nous avons sur le terrain sont très bien formés et qualifiés, spécifiquement pour les opérations qu’ils mènent", a-t-elle insisté.
Des centaines de policiers ont rejoint l'Etat en début de semaine, s'ajoutant aux quelque 2.000 qui y étaient déjà déployés.
Les démocrates réclament en outre que les responsabilités soient établies dans la mort de Renee Nicole Good, craignant que l'enquête du FBI ne toit totalement biaisée après que plusieurs responsables du pays, Donald Trump en tête, ont défendu la thèse de la légitime défense.
Mercredi les avocats de la famille de la victime ont annoncé l'ouverture d'une enquête civile dans cette affaire, une première étape pour une éventuelle action ultérieure contre l'Etat fédéral.
F.Müller--BTB