-
Epidémie d'Ebola déclarée dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RDC, selon l'Africa CDC
-
Marineland vise un transfert des orques et dauphins en Espagne avant fin juin
-
Adolescent tué à Nantes: Nuñez promet de poursuivre la guerre contre le narcotrafic
-
Verdict attendu pour la star Saad Lamjarred, jugé pour viol
-
La transformation d'Harry Styles, idole des ados devenue une icône en solo
-
La Bourse de Paris recule face aux craintes inflationnistes, les taux grimpent
-
Rachat de SFR: les négociations entre opérateurs vont se poursuivre jusqu'au 5 juin
-
Rachat de SFR: les négociations exclusives avec Bouygues Telecom, Iliad et Orange prolongées jusqu'au 5 juin
-
Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux "fantastiques"
-
Zimbabwe: la production de tabac décolle, tirée par des fermiers sous contrat
-
Ukraine: journée de deuil à Kiev après au moins 24 morts la nuit précédente
-
A Pékin, Trump revendique des accords commerciaux "fantastiques"
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 24 morts
-
Modi part aux Emirats et en Europe avec des partenariats et la sécurité énergétique en vue
-
Marc Jacobs change de mains, passant de LVMH au duo américain WHP Global et G-III
-
Procès OpenAI: Musk absent, Altman au premier rang pour les plaidoiries finales
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances à Pékin
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle avec les autorités de l'île
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 21 morts
-
Tennis: Svitolina rejoint Gauff en finale à Rome
-
Real Madrid: Mbappé part au clash avec son entraîneur Alvaro Arbeloa
-
Tennis: Sinner, dans le dernier carré à Rome, s'offre un record de Djokovic
-
Espagne: le Real Madrid s'impose contre Oviedo, Mbappé conspué
-
Les Bourses mondiales saluent la rencontre Xi-Trump
-
Harry et Meghan vont produire un film avec Netflix sur l'Afghanistan
-
Hantavirus: mission scientifique à Ushuaïa sur la piste d'un éventuel rat vecteur
-
Wall Street termine en hausse, poussée par la tech et le sommet Xi-Trump
-
La France veut rapidement envoyer en Espagne les orques du Marineland d'Antibes
-
Mondial-2026: la France avec 26 joueurs, sans Chevalier mais avec Risser, Lacroix et Mateta
-
Liban et Israël discutent, Trump tente de convaincre Xi sur l'Iran
-
Royaume-Uni: manoeuvres en cours au Labour pour remplacer Starmer, qui reste "concentré" sur sa tâche
-
Foot: Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
Tour d'Italie: Ballerini dans un jeu de quilles
-
Foot: Carlo Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
La Bourse de Paris profite de l'optimisme autour de la rencontre Xi-Trump
-
Une femme cheffe de l'ONU? Un enjeu de "justice historique", pour la candidate équatorienne
-
Italie: la princesse Kate achève sa visite en cuisinant des pâtes
-
Toutouccino et macarons: le bar à chiens, nouvelle niche du chic parisien
-
"Journée de Jérusalem" et déferlement de haine anti-Palestiniens dans la Vieille ville
-
Charles III rencontre des victimes d'attaques antisémites à Londres
-
Le paquebot confiné pour une gastro-entérite reste finalement une nuit de plus à Bordeaux
-
Danemark: le reine Margrethe hospitalisée pour un problème cardiaque
-
Les Bourses mondiales dans le vert, optimistes quant à la rencontre Xi-Trump
-
Nouvelle panne électrique massive à Cuba qui se dit "prêt" à examiner une offre d'aide américaine
-
Israël va poursuivre le NYT pour un article "falsifié" sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
-
Face à la Silicon Valley, le Canadien Cohere mise sur une révolution tranquille de l'IA
-
Wall Street confiante au sujet du sommet Xi-Trump
-
Hantavirus: tous les cas contacts testés négatifs en France
-
Liban et Israël renouent avec les discussions à Washington
-
Madonna, Shakira, BTS sur "la plus grande scène du monde" à la finale du Mondial de foot
En Alsace, des lâchers de grands hamsters pour compenser l'impact d'une autoroute
Vinci, qui exploite une nouvelle autoroute près de Strasbourg à l'impact environnemental controversé, a dû s'engager, pour compenser, dans un programme de réintroduction du grand hamster d'Alsace, espèce emblématique à l'habitat menacé par l'activité humaine.
"J'aimerais bien que tout le monde reparte avec ses doigts": Célia Schapeller sourit en s'adressant à l'un des photographes de presse cherchant à immortaliser d'un peu trop près le petit mammifère au museau constellé de tâches blanches qui dépasse du grillage de la cage en bois d'où il attend d'être libéré dans cette parcelle de blé. Sous un soleil dur et précoce, 60 grands hamsters doivent être réintroduits ce matin-là.
Clap! La trappe s'ouvre, et le "cricetus cricetus", nom scientifique du rongeur, tombe dans le terrier d'environ 80 cm de profondeur creusé au préalable, immédiatement recouvert de paille agglomérée.
"Le but, c'est qu'ils ressortent le soir venu lorsqu'il y aura moins de risques d'attaques de rapaces", dit Célia Schappeller, soigneuse au sein de l'association Sauvegarde Faune Sauvage (SFS), qui a élevé les individus en captivité en vue de ce grand jour.
Aussi connu comme "hamster d'Europe", l'animal est classé en "danger critique d'extinction" par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Une clôture électrique est aussi là pour éviter les prédateurs terrestres: renards, blaireaux ou même chats.
Sur trois hectares, l'opération se répète selon un plan méthodique pour éviter la consanguinité dans les terriers et en respectant une alternance mâle-femelle pour susciter les rencontres fécondes.
"Notre opération a pour objectif de renforcer les populations existantes", confirme Arnaud Guillemain, le responsable environnement de Vinci Autoroutes. Les lâchers se font à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau de sa nouvelle A355, le controversé grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg.
- Obligation légale -
Cette double-voie à péage de 24 km destinée à désengorger la capitale alsacienne, inaugurée en décembre après plus de 40 années de controverses et d'oppositions locales, est le premier projet d'infrastructure née avec une obligation légale de compenser la perte de biodiversité depuis une loi de 2016.
"Ayant construit (l'autoroute) sur des parcelles agricoles, notamment avec des champs de blé qui sont l'habitat du grand hamster, nous avons compensé sur d'autres parcelles de blé", résume M. Guillemain. Ce mécanisme de réinsertion initié en 2017 lors du début des travaux a déjà permis la réintroduction de 800 spécimens.
Le premier groupe de concessions autoroutières de France s'est ainsi lié à "des dizaines d'agriculteurs" qui s'engagent à ne pas cultiver de maïs pendant 10 ans, une culture qui pousse les femelles au cannibalisme, mais à maintenir plutôt du blé ou de la luzerne sur pied, favorables au "Kornferkel", le nom du grand hamster en alsacien, littéralement "petit cochon des céréales".
Espèce "parapluie" ou "sentinelle", "le hamster est un bon indicateur de la viabilité d'un système agricole", indique Timothée Gérard, 25 ans, dont la thèse en biologie, réalisée avec le CNRS et l'Université de Strasbourg, est financée par Vinci Autoroutes. "Les traitements actuels des champs", liés à l'agriculture conventionnelle, font qu'il y a "une diminution de la qualité des sols assez importante, avec des communautés d'insectes qui disparaissent".
- "Opération anachronique" -
"Le hamster n'a pas attendu l'autoroute pour disparaître ! C'est la monoculture de maïs et les pesticides qui nous ont foutu tout en l'air", s'agace Jean-Paul Burget. L'emblématique président de SFS, qui avait fait condamner la France par la Cour européenne de justice en 2011 parce qu'elle n'en faisait pas assez pour protéger l'animal, estime que les mesures de compensation du GCO permettent in fine "un renouveau de la biodiversité".
Obligé de réduire l'impact de son ouvrage, Vinci a également construit des passages enterrés ou surélevés pour que la faune, dont le grand hamster, puisse franchir l'autoroute, même si M. Gérard admet la "faible capacité de dispersion" de l'animal, quelques centaines de mètres seulement, "contrairement à la cigogne", un succès de réintroduction en Alsace.
"Ces opérations de lâchers ne permettent pas de reconstituer un noyau de population suffisant", regrette Stéphane Giraud, directeur de l'association Alsace Nature qui dénonce "une opération de communication anachronique", et "des résultats au comptage qui ne sont pas au rendez-vous".
En Alsace, 488 terriers avaient été recensés en 2021 par l'office français de la biodiversité, il en faudrait trois fois plus pour que l'espèce survive selon le plan national d'action. "Quelque chose ne va pas dans la méthodologie de réintroduction, alors que l'espèce est protégée depuis 1993", ajoute M. Giraud qui plaide pour des micro-parcelles et une révision des aménagements.
En janvier dernier, un avis de l'Autorité environnementale avait étrillé l'impact d'étude environnemental du GCO présentée par Vinci.
P.Anderson--BTB