-
Le Congrès américain va voter pour lever la paralysie budgétaire
-
Les Etats-Unis évoquent une "transition" post-Maduro au Venezuela
-
Wall Street en territoire positif pour débuter février
-
L'affaire Epstein éclabousse Jack Lang et sa fille
-
Trump exhorte le Congrès à lever "sans délai" la paralysie budgétaire
-
Cuba: forte chute du tourisme en 2025 sur fond d'aggravation de la crise économique
-
Des Golden Globes aux Grammys, sobriété sur les tapis rouges, dans un monde sous tension
-
Costa Rica: la présidente élue compte sur Bukele pour lutter contre le narcotrafic
-
Merz insiste sur l'autonomie européenne vis-à-vis des Etats-Unis
-
Duplomb revient avec un nouveau texte de loi pro-pesticides
-
Affaire Epstein : après Andrew, la chute de Peter Mandelson
-
Impôts, dépenses, déficit: qu'y a-t-il dans le budget de l'Etat pour 2026 ?
-
Le budget enfin adopté, Lecornu veut passer à autre chose
-
Affaire Epstein: Jack Lang "assume" ses liens passés sur fond de révélations financières
-
Agriculture: le sénateur Duplomb dépose un nouveau texte pour réintroduire des pesticides interdits
-
Trump annonce un "accord commercial" avec l'Inde
-
Dany Boon va tourner sa première série avec Netflix, "Johnny Biloute"
-
Liban: de nouvelles frappes israéliennes font un mort
-
Affaire Epstein : après Andrew, la descente aux enfers de Peter Mandelson
-
Le Chili officialise la candidature de Michelle Bachelet comme secrétaire générale de l'ONU
-
La Bourse de Paris gagnée par l'optimisme
-
Premier rendez-vous judiciaire en février pour Judith Godrèche, attaquée en diffamation par Doillon
-
"Bercy a eu notre scalp": les salariés dénoncent "la fin" de 60 Millions de consommateurs
-
L'Iran se prépare à des pourparlers sur le nucléaire avec Washington
-
Les difficultés financières offrent à l'OMS l'occasion de se recentrer, selon son chef
-
Collision en mer du Nord: le capitaine russe du porte-conteneurs reconnu coupable d'homicide involontaire
-
A Gaza, la mer comme échappatoire pour les nageurs
-
Incertitude au Congrès américain sur la fin de la paralysie budgétaire
-
Wall Street optimiste avant une nouvelle vague de résultats
-
Meublés touristiques à Marseille: deux multipropriétaires condamnés à de lourdes amendes
-
Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
-
Ukraine: le Kremlin confirme des pourparlers à Abou Dhabi mercredi et jeudi
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde
-
XV de France: hésitations à l'avant, certitudes à l'arrière pour entamer le Tournoi contre l'Irlande
-
Norvège : le fils de la princesse Mette-Marit de nouveau arrêté pour de nouveaux faits
-
La France lance ses premiers flotteurs plongeant au fond des océans
-
Quand Sarah Ferguson, l'ex-épouse d'Andrew, s'adressait à Epstein comme à un "frère"
-
Le président iranien "ordonne" des pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis
-
Interrogée sur Glucksmann, Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés
-
JO-2026: à Milan et Cortina, les Jeux du retour
-
L'Urssaf réclame 1,7 milliard d'euros à Uber, révèle la Revue21
-
Avec MaPrimeRénov' à la peine, d'autres aides à la rénovation ont le vent en poupe
-
Philippines: deux nouvelles plaintes en destitution déposées contre la vice-présidente Sara Duterte
-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
Costa Rica: large victoire de la candidate de droite Laura Fernandez à la présidentielle
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
Turquie: les nerfs à vif des Iraniennes de Van
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
La frontière avec l'Egypte rouvre au compte-gouttes pour les Palestiniens de Gaza
En Inde, la lente renaissance des lions d'Asie
D'abord, un puissant rugissement pétrifie la forêt. Puis au loin, derrière les teks et les acacias rosis par le soleil couchant, émerge la silhouette d'une lionne. Elle s'approche lentement de la route, se frotte à un arbre puis se couche, nonchalante, entre deux véhicules.
Un cadeau inespéré pour les visiteurs de la réserve de Gir, dans l'Etat indien du Gujarat (ouest). Quelques photos puis leurs 4x4 s'éloignent. La nuit tombe et la visiteuse du soir n'a pas bougé d'une patte...
A Gir, les lions d'Asie sont chez eux. Les 1.900 km2 de savane et de forêt du parc constituent même leur dernier refuge naturel au monde.
Un sanctuaire patiemment bâti par des années d'efforts des autorités locales et qui continue à s'étendre. Au point de nourrir quelques craintes sur l'avenir de la cohabitation des félins avec les humains.
Patron de la réserve, le Dr Ramratan Nala veut d'abord se réjouir de la démographie galopante de ses lions.
"Leur nombre est passé de 627 à 891, une hausse d'un tiers", dit-il en brandissant les résultats du dernier recensement quinquennal paru en mai. "C'est un grand succès pour la préservation de l'espèce, vous ne verrez ça nulle part ailleurs", poursuit fièrement le conservateur en chef des forêts du district de Junagadh.
Venus d'Afrique jusqu'en Inde via le Moyen-Orient, les lions d'Asie reviennent de loin. Au début du XXe siècle, ils n'étaient plus qu'une vingtaine.
- "Nos lions" -
"Ils ont ressuscité après avoir frôlé l'extinction", victimes de "la chasse, du manque de proies et du rétrécissement de leur habitat naturel", rappelle la biologiste Meena Venkatraman. "Mais aujourd'hui, leur population augmente."
En 2008, ils ont même quitté la liste des espèces menacées d'extinction de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Pour expliquer leur renaissance, le Dr Nala énumère la longue liste des mesures de protection prises par les autorités locales, depuis qu'un prince du Gujarat a décidé, à l'aube de l'Inde en 1947, de sauver "ses" lions.
Parapets autour des puits, routes et voies ferrées sécurisées, végétation et villages protégés... Les autorités ont dépensé sans compter.
"Si vous leur donnez de l'espace, une protection et des proies, les lions se portent généralement plutôt bien", résume le Dr Andrew Loveridge, de l'ONG de protection des félins sauvages Panthera.
D'autant que, contrairement à leurs cousins d'Afrique, les lions d'Asie ne sont pas victimes de braconnage. Aucun cas n'a été rapporté à Gir depuis plus de dix ans, assure le Dr Nala. "Ici, la population participe à la protection."
"Ce sont nos lions", renchérit un de ses adjoints, Prashant Tomas, "ils ont une importance religieuse... et économique car ils attirent les touristes".
"Les Indiens tolèrent de perdre un peu de bétail", "les conflits avec les humains sont limités", poursuit le Dr Loveridge.
Mais pour combien de temps? Car les lions s'aventurent aujourd'hui plus souvent hors du parc, dans une zone de 30.000 km2 selon le dernier recensement.
- Risques -
Sans surprise, le nombre d'incidents à bondi. Les statistiques officielles révèlent que le nombre d'animaux domestiques tués par les fauves est passé de 2.605 en 2019-2020 à 4.385 en 2023-2024.
Impossible par contre d'en obtenir sur les attaques visant les humains. Des experts évaluent leur nombre à 25 par an, mais rien d'officiel. Parfois, une d'entre elles fait les gros titres de la presse locale, comme en août quand un lion a tué un enfant de 5 ans.
"Les lions se déplacent plus loin, ils vont tomber sur des populations qui ne sont pas habituées à voir un gros chat à leur porte", avertit Meena Venkatraman.
Même plus nombreux, les lions d'Asie ne sont pas encore totalement sortis d'affaire. Question de concentration et de diversité génétique. "En cas d'épidémie ou de calamité naturelle ou humaine, garder la population en un seul lieu n'est pas bon", explique le Dr Venkatraman.
Jalouses de leurs félins, les autorités du Gujarat ont toutefois refusé le transfert d'une partie d'entre eux vers l'Etat du Madhya Pradesh en 2013.
Le patron de la réserve de Gir balaie l'argument. "Nous avons plus d'une dizaine de petits groupes hors de la réserve", assure-t-il, "on ne peut pas dire que nous avons tous nos œufs dans le même panier".
"C'est vrai, ça limite un peu le risque", concède le Dr Loveridge. "Mais pour diversifier, il faudrait introduire d'autres individus. Je ne crois pas que ce soit envisagé."
A ces réserves près, la recette indienne de la protection est la bonne, se réjouit la biologiste Meena Venkatraman, d'autant plus que les efforts dévolus aux fauves "protègent aussi toute la biodiversité autour".
Outre ses lions, Gir s'enorgueillit d'accueillir plus de 400 autres espèces d'oiseaux, reptiles et mammifères.
O.Krause--BTB