-
A Pustavacs, un village en principe acquis à Viktor Orban, les coeurs balancent
-
Guerre au Moyen-Orient: en Inde, les fabricants de céramique à l'arrêt faute de gaz
-
Protection internationale pour 40 nouvelles espèces migratrices
-
Guerre au Moyen-Orient : entretiens à Islamabad entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
In Flanders Fields/Wevelgem: Philipsen s'impose, avec les compliments de Van der Poel
-
Angleterre: Tudor débarqué, Tottenham encore à la recherche d'un entraîneur
-
Corée du Nord: côté chinois, l'attente d'une réouverture du tourisme
-
A Singapour, le parkour dope la santé et la confiance des plus âgés
-
Angleterre : la garde à vue de l'automobiliste qui a percuté des piétons se poursuit
-
La liquidation de l'Institut national de la consommation publiée au JO
-
A la banque centrale des Etats-Unis, le changement de chef dans les limbes
-
Patinage artistique: après une année en or, quelle suite pour Cizeron et Fournier Beaudry?
-
Cyclisme: Vingegaard remporte le Tour de Catalogne, Gilmore décroche la dernière étape
-
A Beyrouth, des bénévoles risquent leur vie pour sauver les animaux sous les bombardements
-
Guerre au Moyen-Orient : début des entretiens entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
Népal: détention prolongée pour l'ex-Premier ministre, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
Le Patriarche latin de Jérusalem empêché d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux
-
L'OMC s'achemine vers un accord a minima sur sa réforme
-
Deux drones non identifiés se sont écrasés en Finlande, selon le gouvernement
-
50 ans d'Apple: cinq anecdotes sur la marque à la pomme
-
Dimanche des Rameaux: la police israélienne empêche le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder au Saint-Sépulcre
-
Apple, 50 ans et un défi existentiel : réussir le tournant de l'IA
-
Funérailles à Beyrouth de trois journalistes libanais tués par une frappe israélienne
-
Deux nouvelles interpellations dans l'enquête sur l'attentat déjoué contre Bank of America à Paris
-
Au Népal, l'ex-Premier ministre devant un juge, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
L'ancien plumassier du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
A Paris Emmanuel Grégoire prend le relais d'Anne Hidalgo à l'Hôtel de ville
-
Corée du Nord: Kim Jong Un assiste à un nouvel essai de moteur de missile à combustible solide
-
Allemagne: la baleine échouée sur la côte baltique s'est libérée
-
Angleterre: un automobiliste percute des piétons, sept blessés graves
-
Au Népal, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
La Réunion: reprise d'éruption au Piton de la Fournaise
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) remporte le GP du Japon et prend la tête du championnat
-
NBA: les Spurs de Wembanyama sereins, Doncic suspendu un match
-
Foot: le Portugal cale contre de solides Mexicains dans leur mythique Azteca
-
L'Iran revendique des attaques contre des sites industriels majeurs dans le Golfe
-
Foot: le Portugal cale contre des Mexicains électriques dans leur mythique Azteca
-
Après sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire s'installe à l'Hôtel de ville
-
Des foules de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Plusieurs millions de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, La Rochelle replonge, Toulon s'enfonce
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry couronnent leur saison avec l'or mondial
-
Tennis: après Indian Wells, Sabalenka titrée à Miami en battant Gauff en finale
-
Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient
-
Des milliers de rassemblements à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Cuba: deux voiliers d’aide humanitaire arrivent à La Havane après une perte de contact
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, Toulon s'enfonce
-
Foot: le Sénégal, déchu de son titre, exhibe le trophée de la CAN et bat le Pérou
-
Trois journalistes libanais, dont un de la chaîne du Hezbollah, tués par une frappe israélienne
-
A Londres, des dizaines de milliers de manifestants contre l'extrême droite
Dans le nord de la Syrie, les maisons à coupole en voie de disparaître
Dans le nord de la Syrie, les maisons en terre traditionnelles aux gracieuses coupoles sont en voie de disparition, victimes elles aussi d'une guerre qui a poussé leurs habitants à l'exode.
"Notre village comptait 3.000 à 3.500 habitants et quelque 200 maisons en terre. Mais en raison de la guerre et du terrorisme, les habitants sont partis", explique Mahmoud al-Mheilej devant les maisons ocres abandonnées de son village.
Oum Amouda Kabira est l'un des quelques villages de la province d'Alep à abriter cet habitat traditionnel millénaire.
La région a eu son lot de combats depuis que la guerre a commencé en 2012, et a été contrôlée par les jihadistes avant que l'armée régulière ne reprenne le dessus.
La guerre a fait un demi-million de morts et des millions de Syriens sont des réfugiés dans les pays voisins ou des déplacés dans leur propre pays.
"Aujourd'hui, nous ne sommes pas plus de 200 à être revenus", ajoute ce cinquantenaire au visage brûlé par le soleil.
Il erre dans les maisons désertes, la sienne et celles de ses proches, montrant les murs qui se fissurent et les plafonds qui manquent de s'écrouler.
Cet instituteur vit désormais dans une maison en béton toute proche des habitations traditionnelles, construites en terre crue mêlée à de la paille.
Ce matériau friable doit être entretenu régulièrement, "au moins tous les deux ans en raison du vent et de la pluie", pour durer.
"Les maisons sont en train de disparaître, regardez dans quel mauvais état elles sont", déplore ce père de neuf enfants.
Dans le village voisin de Haqla, Jamal Al Ali, assis sur une natte, prend son petit-déjeuner avec sa nombreuse famille devant une maison en béton.
Lui aussi a abandonné, à contrecoeur, sa maison à coupole.
"Nous sommes nés ici et avons toujours vécu ici (...) Ces maisons en terre sont mille fois meilleures" que les autres, explique-t-il, "il y fait bon en hiver et frais en été".
"Mais il n'y a plus d'eau, plus d'électricité. Les maisons en terre s'effritent, et il n'y a personne pour les réparer".
- Savoir-faire ancestral -
Du fait de l'exode provoqué par la guerre, la région a perdu ses maçons traditionnels et leur savoir-faire transmis depuis des générations.
Issa Khodr, un fonctionnaire de 58 ans, qui a fui la guerre pour se réfugier au Liban voisin, est l'une des rares personnes qui savent encore bâtir de telles maisons.
"J'ai moi-même appris ce métier à l'âge de 14 ans, car dans nos villages, chaque fois que quelqu'un voulait bâtir une maison en terre, tous les autres habitants l'aidaient", affirme-t-il à l'AFP depuis la plaine de la Békaa, frontalière de la Syrie.
"Aujourd'hui, en raison de la guerre, les maisons sont en train de disparaître et notre métier aussi", dit-il.
C'est dans la Békaa où se concentrent une grande partie des réfugiés syriens qu'une ONG libanaise, Arcenciel, a eu recours à ses services pour recréer ces maisons traditionnelles.
"C'est une architecture vernaculaire écologique, construite avec un seul matériau, la brique de terre crue, recyclable à souhait, isolante et qui filtre les odeurs", explique à l'AFP l'architecte libanais Fadlallah Dagher, qui a collaboré au projet.
"On suppose que cette technique est née au néolithique, il y a environ 8.000 ans, et s'est répandue dans le nord-est syrien et en Anatolie", ajoute-t-il.
Il souligne que "ces maisons en pain de sucre sont construites sans aucun échafaudage, car dans le nord de la Syrie il n'y a pas beaucoup d'arbres et donc peu de bois de construction".
L'architecte indique que le but de l'atelier vise à apprendre aux réfugiés syriens cette technique, "dans l'idée que, lorsqu'ils rentreraient dans leur pays dévasté, sans ressources, ils pourraient construire eux-mêmes leurs maisons".
R.Adler--BTB