-
Canicules, incendies: pour Rousseau, c'est "l'effondrement qui commence"
-
La Bourse de Paris évolue prudemment face aux incertitudes
-
Olivier Nora lance sa maison d'édition et publiera ses premiers livres en octobre
-
RDC: l'épidémie d'Ebola devient la plus meurtrière de l'histoire du pays
-
L1: avec Genesio et sans argent, Marseille s'essaie à l'austérité
-
Euro de natation: Marchand et la nouvelle vague bleue répondent présent
-
Israël: des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société
-
Dans le sud du Nigeria, les habitants d'Ayetoro assistent à l'engloutissement de leur village par l'Atlantique
-
Japon: la croissance économique résiste, mais moins qu'attendu
-
L'actrice américaine Hayden Panettiere meurt à l'âge de 36 ans (médias)
-
"Gouvernement, ouvre les yeux", exhorte l'un des près de 13.000 déplacés du séisme en Indonésie
-
A Uckange, les plantes au secours des sites industriels pollués
-
Un adulte sur deux obèse : la Polynésie française tente d'enrayer le phénomène
-
Kushner doit rencontrer Netanyahu lundi, après avoir parlé au Hamas
-
Kushner a rencontré une délégation du Hamas en Egypte, avant une visite en Israël
-
Incendies : Lecornu en Gironde pour lancer la reconstruction, dans un climat de défiance
-
Trump annonce "réduire considérablement" des exercices militaires avec la Corée du Sud
-
Euro d'athlétisme: Kpatcha et Thiery en bronze pour la France, qui finit sans or
-
Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens
-
La tempête Lala provoque d'importantes coupures d'électricité à Hawaï
-
Euro d'athlétisme: l'or sans record pour Duplantis à la perche, Thiery en bronze
-
Grèce: incendie sous contrôle sur une île de la mer Egée
-
Euro d'athlétisme: Hilary Kpatcha médaillée de bronze à la longueur
-
Le retour de Marchand, la révélation Moluh, le record de Curtis: les temps forts de l'Euro de natation
-
Tennis de table: Félix Lebrun devient le premier Français vainqueur d'un Grand Smash
-
La Belgique mobilisée face à un feu historique qui se rapproche de l'Allemagne
-
Dix-neuf morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Euro de natation: Léon Marchand sacré champion d'Europe du 400 m nage libre
-
Lula et Flavio Bolsonaro partent à la conquête du vote des femmes au Brésil
-
Community Shield: Arsenal se balade face à Manchester City version Maresca
-
Piratage du fisc : Lecornu s'empare du dossier face à l'ampleur de l'incident
-
Seize morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Quinze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Réseaux sociaux : Attal alimente le débat sur le référendum
-
Séisme : la Colombie poursuit les recherches sans trop d'espoir
-
La Belgique mobilisée face à un incendie historique
-
L'ouragan Lala s'éloigne d'Hawaï
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un car immatriculé en Pologne
-
Douze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Moscou visée par 600 drones, Kiev par des missiles balistiques
-
Hongrie: 12 morts et 10 blessés dans l'accident d'un bus immatriculé en Pologne
-
Lula et Flavio Bolsonaro lancent leurs campagnes dans un Brésil polarisé
-
Andy Burnham, un "Premier ministre TikTok" qui snobe les médias traditionnels
-
Japon: les lunes de Mars en ligne de mire
-
Face à un des pires incendies de son histoire, la Belgique compte sur du soutien aérien
-
Indonésie: des milliers d'évacués en attente d'aide après le puissant séisme
Radio Free Europe sonnée mais "toujours debout" face aux assauts de Trump
"Troublé, déconcerté, déterminé": plus de deux semaines après l'annonce par l'administration américaine du démantèlement brutal de Radio Free Europe, son patron a encore du mal à mettre les mots sur l'épreuve traversée par ses 1.700 journalistes.
Mais Stephen Capus l'assure, il ne baissera pas les bras: "Je n'ai pas choisi la bagarre mais maintenant je ne reculerai pas", dit-il dans une interview accordée jeudi à l'AFP depuis le siège de la radio à Prague.
Donald Trump a signé en mars un décret rangeant parmi les "éléments inutiles de la bureaucratie fédérale" l'USAGM, structure qui chapeaute les médias publics américains à l'étranger - comme Voice of America, Radio Free Europe/Radio Liberty et Radio Free Asia.
Plongée du jour au lendemain dans l'incertitude, RFE/RL a remporté la semaine dernière une première victoire en justice et attend désormais le déblocage de subventions de 77 millions de dollars (69 millions d'euros), "retenues illégalement".
"Nous sommes toujours debout, nous avons gardé l'ensemble de nos 27 langues, mais avec un personnel réduit et des économies qui diminuent comme peau de chagrin", explique son dirigeant, visiblement secoué, alors qu'une "grande partie" du personnel a dû être mis en congé cette semaine.
"Nous nous dirigeons tout droit vers une situation désespérée", lâche-t-il.
- "Attaque de l'intérieur" -
Si Radio Free Europe a l'habitude de se battre contre les autocrates qui "bloquent nos services ou emprisonnent nos journalistes", là, "l'attaque vient de l'intérieur et nous ne nous y attendions pas".
Washington a non seulement coupé les vivres mais aussi désactivé "sans préavis" les services satellitaires permettant de transmettre un programme en Russie et d'autres régions, révèle le sexagénaire.
Cravate jaune et bleu et bracelet en soutien à l'Ukraine en guerre, Stephen Capus, arrivé début 2024 après 20 ans au sein de la chaîne NBC, insiste sur "la mission cruciale" de RFE/RL, dans un état d'esprit très "différent" de ce qu'il a pu connaître dans d'autres médias.
Financée par le Congrès américain, la radio a été fondée en 1950 pendant la Guerre froide pour émettre vers le bloc communiste. Elle a contribué, quatre décennies plus tard, à la chute des régimes totalitaires en Europe centrale et de l'Est.
Basée à l'origine à Munich, la radio s'est déplacée à Prague en 1995 et émet aujourd'hui vers 23 pays - dont beaucoup restreignent drastiquement la liberté des médias -, avec une audience de près de 50 millions de personnes chaque semaine.
- Sentiment de "trahison" -
Ses journalistes sont régulièrement pris pour cible, à l'instar d'Alsu Kurmasheva qui a été détenue pendant plusieurs mois en Russie avant d'être libérée en août 2024 dans un échange de prisonniers historique entre Moscou et les Occidentaux.
Dans les locaux de Prague, nombreux s'inquiètent de leur sort si la radio met la clef sous la porte.
"Le bâtiment entier est rempli de gens qui ont quitté leur pays et se sentent aujourd'hui trahis", souffle Stephen Capus. "Vont-ils devoir être renvoyés en Afghanistan, Iran, Russie, Bélarus ou Géorgie?"
"Chaque jour, ils sont harcelés, intimidés", raconte-t-il, mettant en garde contre "un désastre humanitaire" s'ils perdaient leur emploi.
Pour le président de Radio Free Europe, la décision américaine de geler les fonds est "un cadeau fait aux ennemis des Etats-Unis", "un baiser absolu".
Dans cette période sombre, Stephen Capus "puise sa force" dans "l'incroyable" soutien reçu à travers l'Europe, de la part des responsables politiques mais aussi de tous les auditeurs trouvant dans Radio Free Europe, hier comme aujourd'hui, une échappatoire face aux restrictions des droits.
"Nous sommes déterminés à remporter ce combat et nous sommes convaincus que la loi est de notre côté", conclut-il, avant de repartir plaider la cause de ses troupes.
S.Keller--BTB