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Sexe, drogues et vidéos, le procès P. Diddy dans le dur
Des orgies sous l'emprise de drogues, et leurs vidéos qu'il fallait garder confidentielles: le procès de P. Diddy a continué d'explorer vendredi sa relation tumultueuse avec son ancienne campagne, la chanteuse Cassie, au cœur des accusations de trafic sexuel contre le magnat du hip-hop.
Casandra "Cassie" Ventura, 38 ans, en est à son quatrième jour d'interrogatoire devant le tribunal fédéral de New York où comparaît le rappeur et producteur de 55 ans, les cheveux blanchis par huit mois de détention.
Durant ses deux premiers jours de témoignage, mardi et mercredi, elle a raconté une vie sous l'emprise, pendant plus de dix ans, entre les années 2000 et 2010, de Sean "Diddy" Combs, alors figure incontournable de l'industrie musicale américaine.
Elle a longuement détaillé, souvent bouleversée, les "freak-offs" au centre des accusations, des marathons sexuels où elle devait se livrer, sous l'emprise de drogues, à des hommes prostitués, afin de satisfaire les désirs de "Diddy", qui la filmait.
- Enragée et menaçante -
Mais depuis jeudi, la défense s'échine à montrer un tout autre visage de la chanteuse.
"Je vais te tuer et je vais te découper ! Je vais te tuer et je te tuerai encore !": les jurés ont ainsi entendu dans des extraits d'une conversation enregistrée la voix enragée et menaçante de la chanteuse, qui s'en prend à un DJ soupçonné de détenir une vidéo de ces ébats sexuels.
Cassie, qui a refait sa vie et témoigne enceinte de huit mois de son troisième enfant avec son mari, le coach sportif et acteur Alex Fine, n'a pas contesté. Elle continue de répondre très calmement, parfois presque détachée, aux questions de la défense.
Devant les 12 jurés qui décideront du sort de P. Diddy, ses avocats tentent de dépeindre sa relation avec la chanteuse comme amoureuse et toxique, où tromperies, crises de jalousie et accès de violence étaient omniprésents de chaque côté.
Depuis deux jours, ils insistent sur l'addiction du couple aux drogues et aux médicaments.
Quant aux "freak-offs", la défense veut démontrer que Cassie y a participé de son plein gré, jusqu'à en planifier les détails. L'avocate a cité plusieurs courriels et SMS remontant au début des années 2010 en ce sens, plongeant dans les détails les plus intimes de leur relation. Des messages à la tonalité torride ou sexuellement explicites, ont été lus devant les jurés.
Le juge Arun Subramanian a demandé à la défense de ne pas poursuivre le contre-interrogatoire au-delà de vendredi pour ménager la chanteuse.
- Tournant pour l'industrie -
Mercredi, Cassie avait terminé son audition en déclarant qu'elle avait entamé une cure de désintoxication et une thérapie en 2023 car "elle avait perdu l'envie de vivre". Et elle a longuement expliqué qu'elle se prêtait aux "freak-offs" pour ne pas mettre en colère le rappeur qui la battait régulièrement selon elle.
Au terme du procès, les jurés devront dire si l'artiste et producteur aux multiples Grammys a mis depuis au moins 2004 sa notoriété, sa richesse et son influence redoutée dans le milieu du hip-hop au service d'un trafic sexuel.
Il est accusé d'avoir forcé plusieurs femmes à se livrer à ces marathons sexuels avec des hommes prostitués. Selon l'accusation, les employés de P. Diddy se chargeaient de livrer des drogues aux victimes pour qu'elles se soumettent, et se chargeaient de les faire taire.
Cassie avait déposé à l'automne 2023 une retentissante plainte au civil, notamment pour viol en 2018 après leur séparation, contre l'icône du hip-hop de la côte est des Etats-Unis. Des poursuites réglées à l'amiable dès le lendemain. Cassie a révélé avoir été indemnisée à hauteur de 20 millions de dollars.
P. Diddy, aussi appelé Diddy, ou Puff Daddy, a fait fortune dans la musique, la mode et l'industrie de l'alcool, jusqu'à détenir un patrimoine évalué par Forbes à plus de 700 millions de dollars. Assumant son côté bling-bling, il était connu pour organiser des fêtes somptueuses qui attiraient le gratin du show-biz.
Son procès est vu comme un tournant pour l'industrie de la musique, encore largement épargnée par la vague #MeToo.
L'artiste est désormais visé par plusieurs dizaines de plaintes au civil pour violences sexuelles.
P. Diddy est jugé pour trafic à des fins d'exploitation sexuelle, transport de personnes à des fins de prostitution, ainsi que des actes d'enlèvement, corruption et de violences regroupés sous l'inculpation d'entreprise criminelle. Il risque la prison à vie.
I.Meyer--BTB