-
Google va lancer ses résumés par IA en France, nuage noir en vue pour les médias
-
Les Bourses mondiales terminent le trimestre optimistes
-
La Cour suprême américaine préserve le droit du sol, un revers majeur pour Trump
-
Les Emirats découvrent le voyage en train, encore rare dans le Golfe
-
Foot: Gonçalo Ramos quitte le PSG pour l'AC Milan
-
Wimbledon: débuts compliqués pour Swiatek, jour J pour Serena Williams
-
Microsoft publie pour la première fois le détail de ses revenus et impôts dans l'UE
-
La Cour suprême préserve le droit du sol, revers majeur pour Trump
-
Canicule: la France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
-
Pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet, une première en dix ans
-
Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique
-
Mondial-2026: la France favorite prudente, la Norvège décomplexée et un Mexique qui rêve
-
Fatigué d'être seul? Ce robot chinois à corps d'humain vous tend la main
-
Fronde contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Sur les plages de Kiev en pleine vague de chaleur, oublier la guerre
-
Onze librairies Furet du Nord et Decitre doivent fermer, jusqu'à 163 postes touchés
-
Au Mondial, des stars sur le terrain et en tribunes
-
Nombre record de "nouveaux millionnaires" dans le monde en 2025, selon UBS
-
Nombre record de "nouveaux millionaires" dans le monde en 2025, selon UBS
-
Papouasie-Nouvelle-Guinée: un projet minier fait craindre un désastre environnemental
-
Japon : adoption d'un projet de loi interdisant la profanation du drapeau national
-
France: "Sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end", annonce Météo-France à l'AFP
-
Mondial-2026: le foot se joue à 11 et désormais l'Allemagne perd à la fin
-
"Promesse tenue": les produits américains détaxés à partir de mercredi dans l'UE
-
Royaume-Uni: sur le départ, Starmer muscle le budget militaire pour moderniser l'armée
-
Petits colis: la France change de stratégie et suspend sa taxe au nom de l'harmonisation européenne
-
Emissaires américains et iraniens au Qatar après des frappes: ce que l'on sait
-
Des milliers de Sud-Africains dans la rue pour demander le départ des sans-papiers
-
IA : les centres de données émettent bien plus de CO2 qu'estimé, selon Allianz Trade
-
Plus d'une centaine de plaintes contre Epil House, chaîne d'épilation au laser
-
Canicule: près de 16.000 clients restent privés d'électricité, selon Enedis
-
L'OFB dévoile une plateforme pour signaler les comportements inappropriés de ses agents
-
Monaco, royaume du luxe et terre d'accueil des exilés fiscaux
-
La loi visant à relancer les investissements dans l'hydroélectricité parue au JO
-
France: l'assagissement des prix de l'énergie soulage l'inflation en juin
-
TotalEnergies "concentre" le plafonnement des carburants dans les stations rurales
-
Indonésie: un ex-champion de la tech devenu ministre condamné à 10 ans de prison pour corruption
-
Espagne: plus d'un million de demandes de régularisation ont été déposées par des sans-papiers
-
Mondial-2026: le Maroc en liesse après la qualification des Lions de l'Atlas pour les 8es
-
La Bourse de Paris montre un appétit mesuré pour le risque
-
Le pape lance un dernier appel à la Fraternité Saint-Pie X pour éviter un schisme
-
L'enquête visant Adriana Karembeu, pour soustraction aux obligations parentales, classée sans suite
-
Tour de France: Pogacar-Vingegaard, rivalité exclusive
-
Des élus locaux protestent contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Chasse à l'homme après l'attaque qui a touché un homme d'affaires d'origine ukrainienne à Monaco
-
EDF: action en justice des salariés pour connaître les rémunérations de ses dirigeants
-
Le taux du Livret A "va augmenter", annonce Roland Lescure
-
Nette augmentation des tarifs bancaires cette année
-
En Inde, le très attendu projet de train à grande vitesse accélère enfin
-
L'Île-de-France prépare l'ouverture à la concurrence de quatre lignes de train et sept de tramway
Mohamed Lakhdar Hamina, l'Algérien qui soufflait sur les braises
Chroniqueur de son jeune pays à travers des films parfois dérangeants inspirés de son parcours personnel, l'Algérien Mohamed Lakhdar Hamina, décédé vendredi à 95 ans, reste à ce jour le seul cinéaste arabe et africain lauréat d'une Palme d'or au festival de Cannes.
Son film "Chronique des années de braise" a décroché la Palme d'or en 1975, propulsant définitivement cet autodidacte en réalisateur d'envergure mondiale. Ironie du sort, une version restaurée a été présentée vendredi sur la Croisette, 50 ans après obtenu cette récompense.
La lutte pour l'indépendance de l'Algérie est au coeur de cette grande fresque historique qui raconte en six tableaux, de 1939 à 1954, la naissance d'une nation avec le cheminement du peuple algérien jusqu'à l'embrasement contre la colonisation française.
- Enfant de l'Aurès -
"Le Tiers-monde a trouvé son cinéaste", titre alors en Une Jeune Afrique même si le réalisateur, scénariste et acteur de certains de ses films, ne fera plus que trois longs-métrages après cette consécration. Il s'abstient notamment de tourner pendant la décennie noire, la meurtrière guerre civile algérienne des années 1990.
"Je n'ai pas la prétention d'écrire l'histoire du peuple algérien. Je raconte une histoire. Mais chacun de mes films est une page dans le dossier de la société algérienne, arabe, tiers-mondiste et même mondiale", revendiquait-il en 1984 dans Jeune Afrique.
Né le 26 février 1934 à M'sila dans l'Aurès (nord-est), Mohamed Lakhdar Hamina est le fils de modestes paysans des hauts plateaux.
Après une école d'agriculture, il poursuit en 1952 ses études en France, à Antibes (sud), où il rencontre sa future épouse, Française, avec qui il aura quatre fils.
Pendant la guerre d'Algérie, son père est enlevé, torturé et tué par l'armée française. Appelé sous les drapeaux en 1958, il rejoint à Tunis la résistance algérienne. On lui demande son métier. Cinéaste, répond-il crânement, alors qu'il n'a encore jamais tenu de caméra.
Il apprend sur le tas, fait un stage aux actualités tunisiennes, tourne ses premiers courts-métrages et se spécialise dans la prise de vue dans une école de cinéma de Prague.
A l'indépendance, il devient directeur des actualités algériennes, jusqu'en 1974. Il prendra aussi la direction, entre 1981 et 1984, de l'Office national pour le commerce et l'industrie cinématographique algérienne.
Abandonnant les documentaires pour la fiction, il marque les esprits dès son premier long-métrage, "Le Vent des Aurès" (1967). Inspiré de l'histoire de sa grand-mère, le film, déjà récompensé à Cannes avec le Prix de la première oeuvre, montre le combat d'une mère pour retrouver son fils prisonnier des Français.
- Guerre d'Algérie omniprésente -
Une guerre d'Algérie omniprésente dans son oeuvre, sans ménager personne. On la retrouve dans "Hassen Terro" (1968), pastiche à succès avec son antihéros Rouiched, l'équivalent algérien de Fernandel, dans "Décembre" (1973), où il évoque à travers son père la torture par l'armée française, et bien sûr dans "Chronique". "Je puise dans ma mémoire pour trouver le ton juste", disait-il.
Connu pour ses coups de gueule sur et en dehors des plateaux, il aborde également le sort cruel des femmes dans les pays musulmans avec "Vent de sable" (1982), sélectionné à Cannes et aux Oscars et dédié à sa mère et ses 16 maternités. "Je l'ai toujours connue enceinte et cloîtrée".
Et il raconte aussi sa passion d'enfant pour son institutrice française, interprétée par Véronique Jannot, dans "La Dernière image" (1986).
Toujours des productions à très gros budget, qui font grincer des dents. Certains l'accusent d'être favorisé par sa proximité avec le pouvoir algérien. Même si, avec son franc-parler, il ne mâche pas ses mots et n'est pas toujours en odeur de sainteté avec le régime.
Comme quand il dénonce le "vide culturel" de son pays. "A travers toute l'Algérie, je n'ai jamais vu autant de gens se défoncer à la bière (...) On leur a donné à choisir entre le bar et la mosquée et les deux excès ne sont pas bons", s'indignait en 1985 ce musulman non pratiquant.
Qui balayait aussi les critiques sur son goût pour "le spectaculaire" et "les superproductions". "Je n'aime pas les films des moralistes, des thuriféraires, de tous ceux qui prétendent transmettre un message et ne communiquent que l'ennui".
I.Meyer--BTB