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Paul Marshall, magnat des médias anti-woke
Le nom de ce patron de presse ne dit rien au grand public mais ses médias sont lus et regardés par des millions de Britanniques: Paul Marshall est devenu, en toute discrétion, un promoteur clé des idées conservatrices dans le pays.
Ce dirigeant d'un important fonds d'investissement a racheté à l'automne le magazine The Spectator, publication considérée comme la bible des Tories, pour quelque 100 millions de livres (118 millions d'euros).
Une acquisition de plus pour l'homme d'affaires de 65 ans, déjà copropriétaire de la chaîne GB News, parfois comparée à l'américaine Fox News ou à la française CNews.
Homme de l'ombre très bien connecté aux réseaux économiques de son pays, Paul Marshall se définit comme un "magnat de la presse par accident", comme il l'a raconté lors d'une conférence fin mai à Oxford.
"Consommateur frustré" par des médias dont il dénonce les "biais" idéologiques --le paysage audiovisuel britannique est selon lui "dominé par les idées de la gauche urbaine"--, ce libéral a décidé de prendre les choses en main en investissant dans ce secteur.
C'est ainsi qu'est née GB News, qu'il a contribué à lancer en 2021.
Plusieurs fois épinglée par le régulateur britannique pour des manquements à son devoir d'impartialité, la chaîne s'élève contre la "folie woke", les "diktats" des défenseurs de l'environnement et pourfend l'immigration. Le chef du parti d'extrême droite Reform UK Nigel Farage y a une émission régulière.
Selon les données de Barb, organisme qui compile les chiffres d'audience, GB News a enregistré une moyenne de 3,1 millions de téléspectateurs mensuels au cours de l'année se terminant en avril 2025. En novembre, elle a même supplanté Sky News.
- "En quête d'influence" -
Paul Marshall est aussi le fondateur d'un site d'opinion baptisé Unherd destiné aux "gens qui osent penser par eux-mêmes".
A la tête d'une fortune de plus de 850 millions de livres (plus d'un milliard d'euros) selon le classement 2025 du Times, il s'exprime lui-même rarement dans la presse, et son équipe a décliné une demande d'entretien de l'AFP.
Pour beaucoup, cet appétit pour les médias le rapproche de l'exubérant magnat Rupert Murdoch. La comparaison a ses limites, nuance auprès de l'AFP Matt Walsh, directeur de l'école de journalisme de l'Université de Cardiff.
Murdoch "s'est servi de son empire médiatique pour s'enrichir. Marshall, lui, était déjà riche avant de devenir patron de presse", souligne-t-il.
Paul Marshall "est en quête d'influence. Ce qu'il cherche c'est promouvoir ses idées", résume le chercheur.
Des idées conservatrices qu'ils estime "sous-représentées" dans le débat public, confie un de ses proches sous couvert d'anonymat.
Né à Londres, Paul Marshall a étudié l'histoire à Oxford avant d'intégrer la prestigieuse école de management française Insead.
Marié à une Française, il est notamment le père de Winston, l'ex-membre du groupe de rock à succès Mumford & Sons, à qui il a transmis ses valeurs conservatrices.
- Rupture idéologique -
Ce chrétien pratiquant est considéré comme l'un des plus grands philanthropes du Royaume-Uni. Il revendique une passion: l'éducation.
Il a lancé ARK School en 2002, une association qui vient en aide à près de 30.000 élèves d'extraction modeste. Il a également donné plus de 80 millions de livres (près de 95 millions d'euros) à la London School of Economics.
L'année 2015 est une année de rupture idéologique.
Après avoir soutenu les Libéraux-démocrates (centristes) pendant plus de 30 ans, il claque la porte du parti pour rejoindre la cause du Brexit. Et finance la campagne du "Leave".
"Il s'est déplacé de plus en plus à droite", souligne Matt Walsh.
En 2022, il cofonde l'Alliance for responsible citizenship, une conférence internationale d'élus conservateurs et influenceurs de droite qui dénonce le "capitalisme woke" et "le déclin" de l'Occident.
Populiste ? D'extrême droite ? Paul Marshall ne rentre dans aucune case, selon Matt Walsh.
L'association Hope not Hate, qui lutte contre la diffusion des idées d'extrême droite, n'est pas de cet avis. Il y a un an, elle mettait au jour un compte X anonyme de l'intéressé.
Parmi les tweets qu'il a aimés, des appels à des expulsions massives d'immigrés et la suggestion d'une guerre civile entre "Européens de souche" et les "faux réfugiés".
Son porte-parole avait alors indiqué que ces "likes" ne constituaient qu'un échantillon de son activité sur ce réseau social et qu'ils ne "représentaient pas ses opinions".
E.Schubert--BTB