-
L'Iran exclut de renoncer à enrichir l'uranium "même en cas de guerre"
-
Au Texas, des familles d'immigrés dénoncent des conditions de détention indignes
-
Kenya: le kala-azar, maladie méconnue et mortelle des zones arides
-
La guerre en Ukraine, des "maisons russes" et la bureaucratie berlinoise
-
Présidentielle au Portugal : un modéré favori face à l'extrême droite
-
A un mois des Oscars, "Une bataille après l'autre" récompensé au DGA Awards
-
JO: Vonn, une descente pour mettre à genoux les dieux de l'Olympe
-
Ligue 1: classique capital pour le PSG et l'OM
-
Patriots, Seahawks et Bad Bunny pour un Super Bowl politique et à grand spectacle
-
Législatives: les Thaïlandais aux urnes après une période d'instabilité
-
Patriots, Seahawks et Bad Bunny pour un Super Bowl show et politique
-
Législatives au Japon : la Première ministre ultra-conservatrice en passe de gagner son pari
-
Téhéran espère poursuivre les négociations avec Washington, qui affiche sa fermeté
-
Le patron du Washington Post quitte le journal après de vastes suppressions d'emplois
-
Législatives: les bureaux de vote ouvrent Thaïlande après une période d'instabilité
-
Ligue 1: Lyon grimpe sur le podium malgré l'exclusion d'Endrick
-
JO: Malinin s'incline mais les Etats-Unis en tête du patinage par équipe
-
Téhéran espère poursuivre les négociations avec Washington, rencontre Netanyahu-Trump mercredi
-
Affaire Epstein: Jack Lang annonce sa démission de l'Institut du monde arabe
-
La Syrie et l'Arabie saoudite signent de nouveaux accords d'investissement
-
Affaire Epstein : Jack Lang annonce sa démission et réfute toujours les accusations
-
Affaire Epstein : Jack Lang annonce sa décision et réfute toujours les accusations
-
Six nations: l'Angleterre écrase comme attendu le pays de Galles
-
Angleterre: Arsenal au top, Manchester United et Chelsea puissance 4
-
BMW iX3 : nouveau style et nouveau design
-
Jack Lang "propose" sa démission de l'Institut du monde arabe, Barrot "prend acte"
-
Feuille de route énergétique: Lecornu va signer le décret de publication "en fin de semaine prochaine"
-
Nouvelle Skoda Epiq moderne avec une grande autonomie
-
Affaire Epstein : pressé de démissionner, Jack Lang tâcle des "accusations infondées"
-
L'ex-ministre français Jack Lang sous pression dans l'affaire Epstein
-
A Berlin, des milliers d'opposants iraniens réclament la chute de la République islamique
-
JO-2026: Franjo von Allmen, le colosse au visage d'enfant
-
JO-2026: le Suisse Franjo von Allmen sacré champion olympique de la descente
-
ACC abandonne ses projets de gigafactories en Italie et Allemagne
-
Les Etats-Unis veulent la fin de la guerre en Ukraine d'ici juin, selon Zelensky
-
L'Iran espère une poursuite des négociations avec Washington, mais répète ses lignes rouges
-
Le Pakistan enterre les victimes de l'attentat meurtrier contre une mosquée
-
Jack Lang, visage immuable de la culture rattrapé par ses liens avec Epstein
-
NBA: les Pistons punissent les Knicks, les Celtics renversent le Heat
-
JO-2026: Miradoli et les descendeuses bleues en quête de magie olympique
-
Au Muséum d'Histoire naturelle, fossiles et squelettes déménagent
-
Une plateforme de cryptos sud-coréenne envoie accidentellement 620.000 bitcoins à des utilisateurs
-
"La partie continue !": malgré l'arrêt de Game One, l'animateur Marcus refuse le Game Over
-
Affaire Epstein: la pression monte sur l'ancien ministre français Jack Lang
-
"Des débris tombaient du toit": des témoins racontent l'attentat contre une mosquée d'Islamabad
-
Au Pakistan, journée de funérailles pour les victimes d'un attentat meurtrier contre une mosquée
-
"Don Colossus": une statue dorée de Trump paralysée par un différend financier
-
A la frontière avec la Thaïlande, des Cambodgiens de retour "à la case départ"
-
Cuba adopte la semaine de quatre jours pour faire face à la crise énergétique
-
Trump se défend de tout racisme, après la vidéo montrant les Obama en singes
Avec "Peter von Kant", Ozon convoque l'esprit de Fassbinder à la Berlinale
François Ozon a fait souffler l'esprit des années 1970 pour l'ouverture de la Berlinale avec son "Peter von Kant", une relecture passionnée d'une figure tutélaire du cinéma allemand, Fassbinder, en course pour l'Ours d'Or.
Il y a quarante ans, l'oeuvre originale de Rainer Werner Fassbinder, "Les larmes amères de Petra von Kant", était montrée lors de ce même festival.
La présentation de cette nouvelle version, librement inspirée de l'originale, tenait à coeur à François Ozon, cinéaste stakhanoviste et éclectique, pour qui le réalisateur et homme de théâtre allemand décédé il y a trente ans est un modèle, dont il s'était déjà inspiré pour "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes" (2000).
Il a choisi cette fois une oeuvre qui explore la nécessité et l'impossibilité d'aimer, ainsi que l'ivresse du pouvoir qui guette les artistes.
Dans sa version, le personnage principal, Petra von Kant, est remplacée par son alter ego masculin, Peter, interprété intensément par l'un de ses acteurs fétiche, Denis Ménochet ("Dans la maison", "Grâce à Dieu").
Il incarne un réalisateur égocentrique qui tombe fou amoureux d'un acteur débutant, Amir, interprété par Khalil Gharbia, dont c'est le premier rôle de cinéma. Une passion dévorante qui va finir par se retourner contre Peter von Kant lorsqu'Amir va prendre son indépendance, sous les yeux de l'une des anciennes muses du réalisateur, interprétée par Isabelle Adjani. Ultime clin d'oeil à l'histoire du cinéma, l'actrice allemande Hanna Schygulla, qui jouait dans la version de Fassbinder, reprend du service.
Dans cette réalisation en forme de déclaration d'amour au cinéma, qu'il a autoproduit, le réalisateur de "8 Femmes" ou "Swimming Pool" démontre une nouvelle fois sa capacité à créer des univers singuliers et très différents d'un film à l'autre, avec cette fois une envie de "refilmer les années 1970", l'une de ses périodes favorites.
"Ce qui m’intéressait, c'était d'incarner et de faire comprendre la souffrance de ce personnage de Peter von Kant", qui désespère en découvrant que "l'amour pur" n'existe pas, a ajouté François Ozon en présentant son film à Berlin.
- Réconcilier les cinémas -
Projeté jeudi soir en séance de gala, "Peter von Kant" ouvre la course à l'Ours d'Or, rabotée à six jours cette année contre une dizaine habituellement en raison de la crise sanitaire. Ce qui n'empêche pas les festivaliers de célébrer leurs retrouvailles avec les salles, après un ersatz de festival l'an dernier, en ligne uniquement.
Au total, au cours de cette 72e édition, 18 films seront visionnés par le jury, qui s'est retrouvé physiquement autour de son président, le grand nom américain du thriller M. Night Shyamalan ("Sixième Sens", "Incassable").
A ses côtés, le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi, tout juste auréolé de quatre nominations aux Oscars dont celui de meilleur réalisateur pour "Drive My Car", ainsi que le cinéaste brésilien Karim Aïnouz, la réalisatrice Zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga ou l'actrice danoise Connie Nielsen, connue notamment pour ses rôles dans "Gladiator" ou de reine des Amazones dans "Wonder Woman".
Alors que la planète cinéma s'inquiète plus que jamais pour son avenir en raison de la pandémie, de l'essor des plateformes et de la crise du cinéma d'art et essai, les jurés ont émis unanimement l'espoir de réconcilier cinéma "commercial" et d'auteur.
"Le rôle de la Berlinale, c'est de déclarer qu'il n'y a pas de fossé" entre ces deux types de cinéma, a souligné Ryūsuke Hamaguchi en conférence de presse, quand Connie Nielsen a souligné que "les festivals de cinéma sont essentiels pour mélanger les choses".
En l'absence de grosses productions américaines et de leurs cortèges de stars, le festival penchera toutefois cette année largement du côté d'un cinéma plus confidentiel.
On retrouvera en compétition des personnalités connues, parfois déjà primées, à l'instar du vétéran italien Paolo Taviani, 90 ans, mais aussi la Française Claire Denis pour la première fois en compétition, ou le premier long-métrage autour des attentats du 13-Novembre à Paris, centré sur un récit de survivants du Bataclan.
A.Gasser--BTB