-
Charles III rencontre des victimes d'attaques antisémites à Londres
-
Le paquebot confiné pour une gastro-entérite reste finalement une nuit de plus à Bordeaux
-
Danemark: le reine Margrethe hospitalisée pour un problème cardiaque
-
Les Bourses mondiales dans le vert, optimistes quant à la rencontre Xi-Trump
-
Nouvelle panne électrique massive à Cuba qui se dit "prêt" à examiner une offre d'aide américaine
-
Israël va poursuivre le NYT pour un article "falsifié" sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
-
Face à la Silicon Valley, le Canadien Cohere mise sur une révolution tranquille de l'IA
-
Wall Street confiante au sujet du sommet Xi-Trump
-
Hantavirus: tous les cas contacts testés négatifs en France
-
Liban et Israël renouent avec les discussions à Washington
-
Madonna, Shakira, BTS sur "la plus grande scène du monde" à la finale du Mondial de foot
-
Démission du ministre de la Santé de Starmer, potentiel rival à Downing Street
-
Tennis: 32e victoire consécutive en Masters 1000 pour Sinner, nouveau record
-
Quand l'Inde nourrit discrètement la crise des opioïdes qui sévit en Afrique de l'Ouest
-
Les Bourses mondiales optimistes sur la rencontre Xi-Trump
-
Starmer menacé à sa gauche et sa droite par de potentiels rivaux pour le remplacer
-
Hantavirus: la totalité des cas contacts, présents en France, testés négatifs, annonce la ministre de la Santé
-
Lettonie: la Première ministre démissionne après l'intrusion de drones ukrainiens
-
Crash d'Ethiopian: Boeing devra payer 49,5 millions de dollars aux proches d'une victime
-
Play-offs NBA: Mitch Johnson, le jeune "maestro" qui guide Wembanyama et les Spurs
-
Play-offs NBA: les Cavaliers prennent l'avantage chez les Pistons
-
Liban et Israël retentent un rapprochement à Washington
-
Foot: Domenech "meurtri et trahi" par le documentaire Netflix sur les Bleus à Knysna
-
Mondial-2026: des scientifiques alertent sur les risques de chaleurs extrêmes
-
Réunion des diplomates des Brics en Inde, le Moyen-Orient et l'énergie au programme
-
Marco Rubio estime qu'un changement de dirigeants est nécessaire à Cuba
-
Équipe de France: quelle liste pour le Mondial?
-
Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de "conflit" sur Taïwan
-
Trump promet un "avenir fabuleux" aux relations avec la Chine
-
Ukraine: un mort et 16 blessés dans une vaste attaque nocturne sur Kiev
-
Le Danemark et l'Australie favoris des deuxièmes demi-finales de l'Eurovision
-
U2 s'empare des rues de Mexico pour tourner le clip de son prochain single
-
Xi accueille Trump en grande pompe sur fond de tensions multiples
-
Xi déroule le tapis rouge à Trump sur fond de tensions multiples
-
Situation électrique "tendue" à Cuba, qui met en cause les Etats-Unis
-
Akkodis reconnu pour ses services d'IA agentique dédiés aux entreprises dans le rapport HFS Horizons 2026
-
Présidentielle au Pérou: Roberto Sanchez qualifié pour le second tour face à Fujimori
-
Mondial-2026: l'Iran organise une cérémonie d'adieu pour son équipe nationale
-
Kevin Warsh prend la tête de la banque centrale américaine
-
WTA 1000 de Rome: Svitolina s'offre Rybakina et un duel contre Swiatek en demi-finales
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan voit double et plane sur le calcio
-
L1: le PSG rafle son 14e titre et peut espérer un nouveau doublé historique
-
Les grillons sont susceptibles de ressentir la douleur
-
La Russie a lancé au moins "800 drones" sur l'Ukraine, tuant six personnes, selon Zelensky
-
Chili: audit du groupe public Codelco, critiqué par le nouveau gouvernement
-
Bordeaux: épisode de gastro-entérite confirmé sur un paquebot, levée partielle du confinement
-
Hantavirus: les 22 Français cas contacts n'ont pas de symptômes, 4 enfants testés négatifs
-
Mort de Matthew Perry : un ex-producteur hollywoodien condamné à deux ans de prison
-
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban
-
Cuba: situation électrique critique après un bref répit
La psychanalyse aide-t-elle encore à soigner ?
Elle bénéficie d'une vaste aura médiatique mais la psychanalyse n'a pourtant plus qu'une petite place dans la pratique des psychiatres. Certains lui reconnaissent toutefois un intérêt pour aider à soigner des troubles mentaux bien précis.
"Il y a une résonance médiatique des interventions de psychanalystes qui donnent un avis sur des problèmes de société", résume à l'AFP le psychiatre français Pierre-Michel Llorca.
Or, ces positions sont "à distance de la pratique clinique", ce qui "cause beaucoup de confusion" au grand public, estime-t-il.
Certes, les psychanalystes n'ont plus l'omniprésence intellectuelle et médiatique qu'ils avaient acquis en France dans les années 1960 ou 1970, quand de grandes figures comme Jacques Lacan ou François Dolto renouvelaient les thèses héritées de Sigmund Freud.
Mais leur place est toujours conséquente. En témoigne, dans la foulée de l'énorme succès de la série télévisée "En Thérapie" (sur Arte), l'écho accordé cette rentrée à deux psychanalystes --Claude Halmos et Juan-David Nasio-- par deux grands médias, le quotidien Le Monde et la radio France Inter.
Pourtant, "la pratique psychanalytique n'est plus enseignée du tout, ou de façon marginale, dans les cursus psychiatriques", remarque Pierre-Michel Llorca.
Cette désaffection est la conséquence d'un grand tournant scientifique et médical, que l'on peut globalement dater de la fin du XXe siècle. De nombreuses études ont alors mis en évidence l'intérêt d'une autre catégorie de thérapies, dites "cognitivo-comportementales" (TCC).
- Vague de critiques -
Ces thérapies se concentrent sur des techniques par lesquelles le patient peut réduire ses anxiétés ou autres blocages, tandis que les approches psychanalytiques obéissent à une autre stratégie, qui met l'accent sur la compréhension de ressorts psychologiques enfouis.
Le succès scientifique des TCC s'est, par ailleurs, accompagné d'une vague de critiques sur la psychanalyse, que ce soit sur la faiblesse de ses fondements théoriques ou sur ses approches thérapeutiques parfois désastreuses, en particulier face aux enfants autistes.
En 2019, encore, plusieurs psychologues et psychiatres appelaient à ne plus accepter des psychanalystes parmi les experts judiciaires.
La psychanalyse obéit à des "dogmes idéologiques, fondés sur des postulats obscurantistes et discriminants sans aucune validation scientifique", jugeaient les signataires.
La réalité est-elle si tranchée ? La littérature scientifique des 10 ou 15 dernières années n'est pas explicite quant à une absence totale d'intérêt thérapeutique des approches psychanalytiques, aussi qualifiées de "psychodynamiques" dans le monde anglo-saxon.
Plusieurs méta-analyses --des travaux qui compilent et pondèrent d'autres études pour donner un tableau le plus solide possible de l'état des connaissances--, publiées dans des revues de référence, divergent dans leurs conclusions.
"Les preuves de l'efficacité des thérapies psychanalytiques de long terme sont limitées et, au mieux, contradictoires", résumait l'une en 2012 dans la Clinical Psychological Review. Une autre concluait en 2017, dans l'American Journal of Psychatry, que "la thérapie psychodynamique est équivalente aux traitements dont l'efficacité est avérée".
- Démarche volontaire -
Ces résultats discordants ont systématiquement donné lieu à de vifs débats sur leur méthodologie, témoignant de la difficulté d'évaluer scientifiquement l'efficacité des psychothérapies, par contraste avec des médicaments facilement comparables à des placebos.
Cette difficulté est mise en avant par plusieurs psychiatres avec qui l'AFP s'est entretenue, dont Pierre-Michel Llorca. Ils tendent à accepter les approches psychanalytiques, mais dans une minorité de cas.
"Il y a vraiment très peu d'indications" où la psychanalyse aurait clairement un intérêt supérieur à d'autres thérapies, estime ainsi la psychiatre flamande Livia de Picker.
La psychanalyse, qui suppose une démarche volontaire de la part du patient, apparaît notamment inadéquate face à des troubles psychotiques, telle la schizophrénie, dans lequel leur discernement est affecté.
Elle est aussi probablement moins adaptée que les TCC face aux troubles anxieux ou phobiques, dans lesquels le patient a tout à perdre à creuser des pensées déjà obsédantes et parasites.
Que reste-t-il, alors ? Livia de Picker, favorable à la possibilité de s'inspirer de plusieurs types de thérapies, cite certains troubles de la personnalité --narcissique, antisocial...-- qui se définissent par une difficulté à contenir ou gérer ses émotions.
"Chez les patients qui, à cause de leur personnalité ou de traumatismes remontant loin dans leur vie, ont du mal à entretenir des relations satisfaisantes, (...) ça peut être utile de recourir à une thérapie qui ne touche pas seulement à la surface", avance-t-elle.
M.Ouellet--BTB