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La ligne à grande vitesse entre Paris et l'Est de la France interrompue, nombreux retards pour les TGV
Retards en pagaille à la veille du week-end: la circulation sur l'ensemble de la ligne à grande vitesse entre Paris et l'Est de la France est interrompue en raison d'une rupture de caténaire, obligeant les trains à prendre un itinéraire plus lent.
La rupture de caténaire est arrivée "un peu avant midi" au niveau de Châlons-en-Champagne (Marne) et un rétablissement du courant sur la ligne est attendu "dans le courant de l'après-midi", a indiqué la SNCF vendredi.
Les TGV empruntant habituellement cette ligne ne peuvent plus rouler sur la ligne à grande vitesse qui effectue les liaisons entre Strasbourg, Nancy/Metz, Reims et Paris et sont donc contraints de se détourner vers la voie classique, entraînant des retards dans les deux sens, a précisé la compagnie ferroviaire publique.
D'après le site de SNCF Gares & Connexions, la plupart des trains en direction de Paris accusaient jusqu'à 4 heures de retard, et même 6 heures pour deux d'entre eux, en provenance du Luxembourg et de Munich. Dans le sens des départs depuis Paris, de nombreux trains affichaient des retards compris entre 1 heure 30 et 3 heures.
Plusieurs ont prévu de ne pas aller jusqu'à leur terminus initial comme le Paris-Stuttgart de 13H51 qui s'arrêtera finalement à Strasbourg.
- "Pas à l'heure à la soirée" -
Cette rupture de câbles permettant l'alimentation électrique des trains intervient une veille de week-end, au beau milieu des vacances scolaires pour la zone des académies de Nancy-Metz, Reims et Strasbourg.
"J'étais en avance pour une fois et là ça fait 3 heures que j'attends", a confié en gare de l'Est à Paris Adeline Genay, en attente de son train pour Nancy, initialement prévu à 13H58.
"Il y a les enfants à la maison, c'est la nounou derrière qui ne va pas pouvoir rester, (...) elle a des contraintes, elle doit partir donc on doit trouver un plan B, s'organiser", a-t-elle confié à l'AFP, tout en gardant le sourire.
"Toute la soirée sera impactée", a assuré un agent de la SNCF en informant quelques voyageurs, debout dans le hall les yeux rivés sur les écrans d'information ou sur leurs téléphones portables. Des agents en gilets rouges tentaient tant bien que mal de renseigner la centaine de passagers présents.
"On nous a conseillé d'attendre le train retardé" plutôt que de prendre un train alternatif, a expliqué Rene Hegel, un Allemand de 23 ans qui cherche à rejoindre Stuttgart avec sa fiancée
"Un ami à moi fête son anniversaire ce soir, et on ne va clairement pas arriver à l'heure à la soirée", a-t-il déploré.
A.Gasser--BTB