-
Coupe de France: Strasbourg en demi-finales en battant Reims
-
Coupe du Roi: le Barça frôle l'exploit, l'Atlético qualifié pour la finale
-
Encore très peu de vols au Moyen-Orient, évacuations en cours
-
Mondial-2027: secouées, les Bleues renversent l'Irlande grâce à Melvine Malard
-
Wall Street s'inquiète des conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient
-
Macron envoie le Charles de Gaulle et d'autres renforts militaires au Moyen-Orient
-
Trump menace de "cesser tout commerce" avec l'Espagne, "très peu coopérative"
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, Trump dit avoir "presque tout détruit"
-
Affaire Epstein: Bill Clinton s'est expliqué sur une photo de lui dans un jacuzzi
-
Auchan devant la justice pour ses services en ligne jugés inaccessibles aux malvoyants
-
Toujours moins bien payées que les hommes, les femmes cadres doivent "oser" négocier
-
Argentine: début du procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible" selon l'accusation
-
Les vidéos de guerre générées par IA doivent l'indiquer, annonce le réseau X
-
Guerre au Moyen-Orient: Macron envoie des renforts, l'Iran premier responsable
-
Guerre au Moyen-Orient: moqués, les influenceurs français à Dubaï face au retour de bâton
-
CNews et Europe 1 écartent un chroniqueur pour des "propos intolérables" sur les prisonniers étrangers
-
Avec son offre de dissuasion "avancée", Macron remet la France au centre du jeu
-
Feux, tempête, inondations: l'Aude appelle à l'aide
-
Macron s'adressera aux Français ce mardi à 20H00 sur la situation au Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris cède face aux craintes inflationnistes
-
Téhéran, ville fantôme sous les bombes
-
Affaire Elisa Pilarski: Christophe Ellul défend son chien Curtis, "jamais" agressif "avant le drame"
-
Argentine: huit ans après, procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible"
-
Une robe bleue, une chanson, un cri dans la montagne: ce qui fait tenir les Afghanes
-
Laits infantiles et recommandations sanitaires: le Conseil d'Etat donne raison à l'Etat face à des familles
-
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
-
Thales: encore une "très bonne année" en 2025 et des perspectives soutenues par la défense
-
Pologne: prison ferme pour trois médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, "trop tard" pour discuter selon Trump
-
La veuve de l'ex-chah à l'AFP: "l'avenir de l'Iran ne doit pas être décidé à l'extérieur de ses frontières"
-
Wall Street flanche, gagnée par l'angoisse géopolitique
-
Conflit Afghanistan-Pakistan : des dizaines de milliers d'Afghans déplacés, selon l'ONU
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street flanche à l'ouverture
-
Alerte sur les prix en zone euro, qui risquent de grimper après une remontée en février
-
Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales creusent leurs pertes face à la flambée des prix de l'énergie
-
Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'est ouvert
-
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient au quatrième jour de la guerre
-
Moyen-Orient: le ministre de l'Economie se veut rassurant sur l'impact du conflit en France
-
L'inflation en zone euro est remontée juste en dessous de 2% en février
-
F1: Hadjar, Gasly et Ocon attendus au tournant
-
La justice "partiellement favorable" à l'extradition d'un patron de presse sénégalais
-
Norvège: nouveaux chefs d'accusation contre le fils de la princesse Mette-Marit
-
Moyen-Orient: le gouvernement et la Banque de France "suivent de très près" la situation
-
Réchauffement: la biomasse de poissons amputée d'un quart d'ici 2100, selon l'Ifremer
-
A la frontière avec l'Iran, la fuite précipitée des Pakistanais
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales plient face à la flambée des prix du pétrole
-
Dette de Casino: les propositions de restructuration dévoilées le 5 mars
Blanchiment en France: la banque espagnole Santander accepte de payer une amende de 22,5 millions d'euros
Le premier groupe bancaire espagnol, Santander, a accepté vendredi de payer une amende de 22,5 millions d'euros pour clore, au terme d'années de procédure, une affaire de blanchiment impliquant l'une de ses filiales françaises.
Le parquet de Paris et la banque sont parvenus mardi à un accord, dans le cadre d'une convention judiciaire d'intérêt public (Cjip), qui a été homologuée vendredi après-midi lors d'une audience par le tribunal de Paris.
L'enquête, ouverte il y a 14 ans, a mis au jour un "vaste circuit de blanchiment au bénéfice de la clientèle" de cette filiale, baptisée BPI Paris, selon le parquet, pour un montant total d'environ 49 millions d'euros entre 2004 et 2010.
Grâce à la banque, ces clients pouvaient "évacuer des revenus professionnels vers l'Espagne afin de diminuer (leur) imposition, déposer des espèces par la suite mises à disposition d'autres clients demandeurs ou au contraire récupérer des espèces afin de financer des pots-de-vin ou rémunérer des salariés non déclarés", a expliqué le parquet.
Le ministère public "considère que ces faits sont susceptibles de recevoir les qualifications (de) blanchiment de divers délits et notamment de fraude fiscale, avec les circonstances que les faits ont été commis de façon habituelle, en bande organisée et en utilisant les facilités de l'exercice de la profession de banquier ainsi que du délit connexe de démarchage bancaire illicite", a-t-il précisé.
L'enquête a mis au jour 22.000 opérations délictueuses au bénéfice de 74 clients de la banque, la plupart français.
"Aucun des clients n'avait déclaré son compte espagnol à l'administration fiscale française", a souligné le procureur lors de l'audience.
Les anciens employés de BPI mis en examen ainsi qu'une trentaine de clients de Santander ont affirmé durant l'enquête que les pratiques de la filiale étaient connues et validées par le siège à Madrid, selon le parquet.
- "Manquement" -
Lors de l'audience, l'avocat de Santander, Me Aurélien Chardeau, a affirmé qu'il n'y avait "pas de système de blanchiment, ou d'instruction (en ce sens) de la part de la banque".
"La banque reconnaît avoir détecté tardivement les faits. Il y a un manquement et nous le reconnaissons", a-t-il ajouté.
Le représentant de Santander, assisté d'un traducteur, a de son côté reconnu qu'à l'époque des faits, "les contrôles n'étaient pas assez avancés" pour empêcher les blanchiments. "Aujourd'hui les moyens déployés par la banque sont plus importants", a-t-il affirmé.
La première plainte dans ce dossier avait été déposée par la banque Santander elle-même, en février 2011, après une altercation entre des salariés de la succursale parisienne et des clients qui avaient mis au jour des pratiques délictueuses à Paris.
Une information judiciaire avait ensuite été ouverte, et le juge d'instruction a ordonné le 10 septembre dernier de transmettre le dossier au parquet, pour trouver un accord.
Celui-ci prend la forme d'une Cjip, qui permet de mettre un terme aux poursuites visant une entreprise soupçonnée d'infractions financières en échange du paiement d'une amende.
Santander devra payer l'amende en trois fois dans un délai de 12 mois.
"Nous sommes satisfaits d'avoir conclu un accord concernant cette affaire, que nous avons identifiée grâce à nos propres systèmes et contrôles et signalée aux autorités compétentes il y a 15 ans", a indiqué à l'AFP un porte-parole.
"La banque a déjà passé des provisions pour ce règlement (du dossier) et, en tant que tel, cela n'aura aucun impact sur les résultats du groupe", a-t-il ajouté, en soulignant l'engagement de Santander "à se conformer aux normes et réglementations les plus élevées de l'industrie en matière de blanchiment".
En 2022, Santander avait écopé d'une amende de 108 millions de livres au Royaume-Uni pour des contrôles déficients en matière de blanchiment.
Me Philippe Meilhac, avocat de l'un des prévenus de cette affaire qui doit comparaître en 2026, s'est étonné de son côté auprès de l'AFP de "la pertinence d’un tel procédé (Cjip) qui conduit à dissocier le cas du principal protagoniste (la banque) de celui de ses collaborateurs et ses clients".
N.Fournier--BTB