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Japon: Takaichi promet un "important changement de politique" après son succès électoral
La Première ministre ultra-conservatrice nippone Sanae Takaichi a estimé lundi que les Japonais voulaient un "important changement de politique", au lendemain d'élections législatives qui ont vu son parti conquérir une majorité des deux-tiers à la chambre basse du Parlement.
Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon et surfant depuis sur un état de grâce, Mme Takaichi a dissout fin janvier la chambre basse du Parlement où sa coalition gouvernementale avait tout juste la majorité.
Pari largement gagné: son Parti libéral-démocrate (PLD) aurait remporté environ 316 des 465 sièges, selon les médias locaux, citant des résultats partiels. Avec son partenaire de coalition minoritaire, ils obtiendraient 352 sièges.
Si les résultats officiels le confirment, Mme Takaichi, 64 ans, chaudement félicitée par le président américain Donald Trump, obtient donc un mandat solide pour mettre en œuvre son programme conservateur dans l'archipel de 123 millions d'habitants au cours des quatre prochaines années.
"La population a fait preuve de compréhension et de sympathie à l'égard de nos appels concernant l'urgence d'un important changement de politique", a déclaré la dirigeante lundi lors d'une conférence de presse à Tokyo, se disant consciente de la "très lourde responsabilité de rendre le Japon plus fort et plus prospère".
Cette victoire l'inscrit dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.
La région Asie-Pacifique est toutefois attentive, alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.
La Chine a promis lundi une "réponse résolue" si "les forces d'extrême droite japonaises évalu(aient) mal la situation et agiss(aient) de manière inconsidérée et irresponsable", alors que le Japon s'oriente vers une politique de défense plus affirmée.
Mme Takaichi s'est dite de son côté ouverte au dialogue avec la Chine: "Nous avons déjà des échanges de vues. Nous poursuivrons ces échanges de vues. Mais nous les mènerons de manière posée et appropriée", a-t-elle prévenu.
"Nous protégerons résolument la paix et l’indépendance de notre nation, notre territoire, nos eaux territoriales, notre espace aérien, ainsi que la vie et la sécurité de nos citoyens", a-t-elle ajouté.
La dirigeante a notamment fait adopter fin 2025 un plan de relance équivalent à 110 milliards d'euros, et promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe à la consommation de 8% afin d'atténuer l'impact sur les ménages d'une inflation tenace.
Renforcée par la perspective de dépenses budgétaires accrues, la Bourse de Tokyo a bondi de plus de 5% à l'ouverture, se hissant à un niveau record, avant de cloturer à +3,9%.
Le yen a grimpé également, mais le marché de la dette se trouve à nouveau sous pression, signe d'inquiétudes persistantes.
- Première femme à gouverner -
Mme Takaichi a jugé "sans limites" le potentiel de l'alliance nippo-américaine, et dit qu’elle confirmerait avec Donald Trump "l’unité inébranlable" avec les États-Unis. Le président américain lui a souhaité sur son réseau Truth Social "un grand succès dans la mise en œuvre de (son) programme conservateur, axé sur la paix par la force".
Le président français Emmanuel Macron l'a félicitée pour sa victoire, rappelant le "partenariat exceptionnel" et les "valeurs communes" des deux pays, dans un message publié sur X en japonais.
De nombreux électeurs ont soutenu Mme Takaichi "dans l'espoir que le PLD mette fin à la stagnation économique", indique à l'AFP Tetsuo Kotani, chercheur à l'Institut japonais des Affaires internationales, tout en soulignant la difficulté à juguler l'inflation et le risque de hausses d'impôts "inévitables" pour financer un budget en forte expansion.
Dans le bras de fer entre Pékin et Tokyo, le fait que Mme Takaichi ait refusé de retirer ses déclarations sur Taïwan "a contribué à accroître sa popularité", confie à l'AFP Margarita Estévez-Abe, maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université de Syracuse.
Mais dès lors que la dirigeante ne doit plus affronter d'élections avant 2028, "le meilleur scénario pour le Japon serait (qu'elle) se concentre sur l'amélioration de la relation avec la Chine", avertit-elle.
Bien qu'elle soit la première femme à gouverner son pays, Sanae Takaichi a montré peu d'appétence pour les revendications féministes, dans un monde politique japonais dominé par les hommes.
Elle affiche aussi son conservatisme sur l'immigration, ayant promis de durcir considérablement les contrôles.
kh-stu-mac-jug/ep/pt
I.Meyer--BTB