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Dans un lycée breton, pour lutter contre la sédentarité, on pédale en cours
"C'est vraiment super bien, ça permet de se dégourdir les jambes!". Au lycée de Bruz, près de Rennes, pour lutter contre la sédentarité et l'inactivité, les élèves ont accès à des "vélos-bureaux" et peuvent ainsi pédaler en cours.
A l'origine du projet, "une réflexion sur l'aménagement de nos espaces" a été menée pour que les élèves "soient un petit peu plus mobiles quand ils sont dans l'établissement et qu'ils pensent un peu plus à bouger, faire de l'activité physique", explique Christophe Briand, proviseur du lycée Anita Conti qui accueille 900 élèves.
Grâce au financement de la Fédération de parents d'élèves et une aide de l'Agence régionale de santé (ARS), l'établissement est équipé d'une vingtaine de "vélos bureaux", d'une valeur de 500 euros pour ceux qui s'utilisent avec un bureau amovible et 700 euros pour ceux munis d'une table réglable.
Ainsi, que ce soit en salle de classe ou dans le centre de documentation, on assiste à ce curieux spectacle de jeunes gens en train de pédaler.
"Quand j'ai appris qu'on allait en recevoir, j'étais étonné", reconnaît Julien Capitaine, en seconde. "Mais c'est une bonne surprise et c'est vraiment bien car il peut être lassant d'être huit heures sur une chaise. Là, c'est comme un vélo classique, il y a des vitesses qu'on peut régler et puis c'est silencieux, on ne dérange pas la classe".
Dans la salle du CDI, où livres et revues sont baignés par une belle lumière, Zoé révise la nutrition des autotrophes, en activant ses jambes. Mais arrive-t-on à bien travailler en pédalant ?
"Franchement oui! C'est un peu un automatisme et ça me permet même d'être plus concentrée, tu ne joues pas avec tes crayons ou tes cahiers", assure Zoé, franchement emballée. Lors d'un cours, elle explique qu'un élève peut pédaler une trentaine de minutes avant de céder son vélo bureau à un autre camarade, sous l'oeil bienveillant des enseignants, sensibilisés à la cause.
- Le personnel administratif aussi -
Car selon le cardiologue et médecin du sport François Carré, la sédentarité constitue "un problème de santé publique majeure" avec "un adolescent de 14-15 ans qui peut être assis 75%" du temps hors sommeil, soit 12 heures. "C'est très mauvais pour la santé parce que ça favorise le développement d'environ 35 maladies", argue le professeur pour lequel "la chaise tue".
"La population, et en particulier les papas et les mamans, ne nous croient pas quand on dit que c'est dangereux de rester assis. Comme on ne nous croyait pas quand on a dit la première fois que c'était dangereux de fumer", insiste le professeur Carré.
Dans un communiqué sur l'expérimentation menée à Bruz, le rectorat souligne que le temps de sédentarité est "le véritable fléau du XXIe siècle". L'activité physique a "un impact important sur les performances scolaires et cognitives" tandis que "le changement de postures" à différents moments de la journée permet de travailler "plus efficacement".
Porteur du projet, Sylvain Portier, professeur d'EPS de 53 ans, a constaté au fil des années "une baisse du niveau de performance, notamment des capacités cardio-respiratoires" chez les jeunes, pointant l'usage des téléphones portables. Ce professeur souhaite "casser les temps de sédentarité", sans oublier le personnel administratif.
Aussi, à l'étage, Emmanuelle, 52 ans, assistante de scolarité, pédale en effectuant ses travaux administratifs. "On peut rester statique très longtemps sans s'en apercevoir... Chaque jour, j'essaye de faire au moins une demi-heure de vrai pédalage", confie Emmanuelle, qui a eu deux lumbagos en 2021 et se porte mieux désormais.
Outre les vélos-bureaux, c'est toute une culture de l'activité qui se diffuse dans le lycée. Ainsi, des professeurs ont mis en place des "pauses actives", comme l'explique Zoé.
"Le lundi, on a maths et, entre les deux heures, on va marcher 5 ou 10 minutes avec le prof pour s'aérer l'esprit. C'est mieux que de continuer le cours ou juste de sortir dans le couloir pour rester sur son téléphone".
J.Bergmann--BTB