-
Les néobanques rendent la rémunération des dépôts plus agile (blog de la BCE)
-
En Italie, le tennis boosté par Jannik Sinner fait la leçon au foot
-
En Lozère, un dentiste réfute toute responsabilité pour des dizaines de mutilations
-
Hantavirus: trois cas suspects évacués du navire, un autre malade traité à Zürich
-
Liban: un chanteur devenu islamiste acquitté pour tentative de meurtre
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes accèlèrent le pas avec l'espoir d'un accord
-
Moyen-Orient: forte baisse du pétrole après les "grands progrès" annoncés par Trump
-
Guatemala: un successeur nommé pour remplacer la procureure générale sous sanctions
-
Burkina: RSF demande la "libération immédiate" d'un journaliste séquestré à Ouagadougou
-
L'Ukraine accuse la Russie d'avoir ignoré le cessez-le-feu unilatéral de Kiev
-
Climat: en Nouvelle-Zélande, un combat judiciaire contre la "pensée magique"
-
La Bourse de Paris veut voir la vie en rose
-
En Lozère, un dentiste jugé pour des dizaines de mutilations
-
Marchés mondiaux: détente au Moyen-Orient, retour à l'optimisme de la tech
-
CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz
-
Les Bourses européennes en hausse à l'ouverture portées par les espoirs de détente
-
Iran: Washington attend des "mesures concrètes" de l'Irak
-
Les marchés européens prêts à bondir à leur tour, poussés par des espoirs de paix
-
En Somalie, l'angoisse des déplacés par la sécheresse sans aide humanitaire
-
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
-
Ligue des champions: Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale
-
Les banques européennes engrangent les bénéfices malgré la guerre
-
NBA: le Thunder tranquille contre les Lakers, Detroit domine Cleveland
-
L'icône britannique David Attenborough, la voix de la nature, fête ses 100 ans
-
Royaume-Uni: Reform UK prêt à de nouveaux gains aux élections locales
-
La guerre en Iran ébranle le pôle industriel bien huilé de la Chine
-
Avantage Rubio ? Le possible duel avec Vance pour la Maison Blanche se précise
-
Bouteilles, fruits et légumes emballés... le plastique toujours "omniprésent" en grandes surfaces
-
Avec le retour de la Russie, la Biennale de Venise ouvre dans un climat sulfureux
-
Ligue des champions: entre le Bayern et le PSG, de la magie pour une finale
-
Brésil: un adolescent ouvre le feu dans une école et tue deux membres du personnel
-
Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran
-
Ukraine: plus de 20 morts dans des frappes russes à quelques heures d'une potentielle trêve
-
Promesses d'IA non tenues : Apple accepte de payer 250 millions de dollars
-
Ligue des champions: le nouveau rêve brisé de Griezmann
-
Ligue des champions: Arsenal de retour en finale, 20 ans après
-
Moyen-Orient: l'optimisme des investisseurs fait grimper les Bourses, le pétrole se replie
-
Nouveaux records à Wall Street, la tension retombe avec les prix du pétrole
-
De Beyoncé aux stars légendaires: cinq temps forts d'un Met Gala apolitique
-
Amazon annonce qu'il va investir plus de 15 milliards d'euros en France sur trois ans
-
Royaume-Uni: mobilisation syndicale chez Google DeepMind face à l'usage militaire de l'IA
-
Terres rares: un "plan de résilience" face au monopole chinois
-
Royaume-Uni: Pornhub rouvre l'accès aux possesseurs d'iPhones
-
L'acteur américain John Malkovich obtient la nationalité croate
-
Emmanuel Moulin, un techno sarko-macroniste qui convoite la Banque de France
-
Carburant: TotalEnergies menace d'arrêter son plafonnement en cas de taxe sur les "superprofits"
-
Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
-
Le Burkina interdit la diffusion de TV5 Monde pour "désinformation" et "apologie du terrorisme"
-
Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues", leur nouvel album
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon ses soutiens
Mayo College, l'école des Maharajas devenue le creuset de l'élite indienne
Franchir le portail du prestigieux Mayo College, à Ajmer, dans l'Etat du Rajasthan, dans le nord-ouest de l'Inde, c'est plonger dans 150 ans d'une histoire qui a vu les fils de l'élite d'aujourd'hui remplacer ceux des maharajas.
"J'ai un immense respect pour cet héritage mais je souhaite que notre établissement soit tourné vers l'avenir et adapté à un monde en pleine mutation", souligne Saurav Sinha, son principal.
En 1875, c'est installé dans un palanquin et accompagné de 300 domestiques, que le premier élève de l'établissement, le fils du maharajah d'Alwar, y a fait son entrée.
L'école, qui fête cette année son 150ème anniversaire, a alors été créée par le vice-roi pour faciliter les bonnes relations entre les dirigeants locaux indiens et le colonisateur britanniques.
Réplique des meilleurs pensionnats anglais, elle a vite été désignée comme l'Eton de l'Orient.
Il existe une dizaine d'écoles aussi prestigieuses à travers le pays le plus peuplé de la planète, qui compte près d'1,5 million établissements scolaires, pour beaucoup sous-équipés.
Les descendants de maharajas ne sont plus qu'une poignée sur les 850 élèves, âgés de 9 à 18 ans, de Mayo College.
Fils de ministres, de grands patrons, de diplomates ou de hauts-gradés de l'armée sont désormais légion.
Y entrer est réservé aux plus fortunés. Pas mois de 10.000 euros de frais de scolarité chaque année, une fortune dans un pays où le produit intérieur brut par habitant est de 2.000 euros par an.
A la tête d'une société d'événementiel à Jodphur, au Rajashtan, Abhishek Singh Tak n'a pourtant pas hésité.
"C'était une évidence pour moi d'envoyer mes deux fils étudier ici" car "il prépare à tout", explique cet ancien élève de Mayo.
- Eveiller la curiosité -
Depuis le majestueux bâtiment principal, construit avec le même marbre que celui du célébrissime Taj Mahal, il assure que l'école lui a "tout apporté".
Ses deux fils, Nirbhay, 10 ans, et Viren, 17 ans, considèrent ce cocon luxueux, où ils résident neuf mois par an, comme leur maison.
Le plus jeune rêve d'Oxford, au Royaume-Uni, l'aîné de l'université de New Delhi ou de Sciences-Po en France, en espérant devenir diplomate.
Si la discipline militaire qui a fait sa réputation reste de rigueur, l'accent est mis sur le bien-être et le développement de la confiance des élèves.
Avec ses 76 hectares, ses arbres majestueux et ses pelouses étonnamment vertes dans cet Etat désertique, le cadre est idyllique. Les écoliers, levés à 06H00 et couchés à 21H30 ont toutefois peu de répit.
"Nous sommes tellement occupés que je n'ai pas le temps de penser à ma famille", s'amuse Arrin, 11 ans, suscitant le rire complice de ses camarades.
Un an après avoir quitté Bombay pour rejoindre le Mayo, il semble épanoui au milieu de ses congénères. "Ce qui me manque le plus, c'est la cuisine", affirme-t-il, droit comme un i, les mains dans le dos comme exigé.
Rajesh Soni, directeur du primaire, reconnaît que l'éloignement familial rend souvent les débuts un plus difficiles pour les plus jeunes. Alors pour faciliter leur adaptation, des psychologues ont été recrutés et l'équipe éducative féminisée.
"La priorité est d'en faire un endroit où règne le bonheur pour qu'ils puissent tout explorer et s'accomplir", dit-il.
- "Autonomie" -
"Mon fils est scolarisé ici depuis plus d'un an. Il a acquis une énorme confiance en lui et est devenu très indépendant et autonome", se félicite Daakshi Bhide, 38 ans, professeure d'anglais.
Avant le début des cours, les élèves, en majorité de confession hindoue, se réunissent dans leur uniforme impeccable bleu marine sur chemise blanche, pour réciter des prières et évoquer l'actualité.
Puis, c'est l'heure des cours, en anglais, de sciences, langues étrangères, littérature ou relations internationales, savoir-vivre, art et musique.
L'après-midi, sport obligatoire, à choisir parmi vingtaine de disciplines: du polo au golf, en passant par le tir ou le tennis. Depuis quelques années, le foot a détrôné le cricket, roi en Inde.
Les installations sont d'un luxe inouï - piscine olympique, golf de neuf trous, écuries avec une soixantaine de chevaux.
C'est pour devenir footballeur professionnel, qu'Arrin, fils d'une médecin et d'un homme d'affaires, a rejoint Mayo.
Mais l'immense majorité des élèves envisagent plutôt des études à l'université pour la haute fonction publique ou les affaires.
Si un bon tiers des inscrits songe étudier à l'étranger, la plupart veulent rester en Inde, à l'image d'Advaya Sidharth Bhatia, 17 ans, qui rêve de fonder sa société pour "un jour, aider son pays".
C.Kovalenko--BTB