-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, "trop tard" pour discuter selon Trump
-
La veuve de l'ex-chah à l'AFP: "l'avenir de l'Iran ne doit pas être décidé à l'extérieur de ses frontières"
-
Wall Street flanche, gagnée par l'angoisse géopolitique
-
Conflit Afghanistan-Pakistan : des dizaines de milliers d'Afghans déplacés, selon l'ONU
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street flanche à l'ouverture
-
Alerte sur les prix en zone euro, qui risquent de grimper après une remontée en février
-
Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales creusent leurs pertes face à la flambée des prix de l'énergie
-
Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'est ouvert
-
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient au quatrième jour de la guerre
-
Moyen-Orient: le ministre de l'Economie se veut rassurant sur l'impact du conflit en France
-
L'inflation en zone euro est remontée juste en dessous de 2% en février
-
F1: Hadjar, Gasly et Ocon attendus au tournant
-
La justice "partiellement favorable" à l'extradition d'un patron de presse sénégalais
-
Norvège: nouveaux chefs d'accusation contre le fils de la princesse Mette-Marit
-
Moyen-Orient: le gouvernement et la Banque de France "suivent de très près" la situation
-
Réchauffement: la biomasse de poissons amputée d'un quart d'ici 2100, selon l'Ifremer
-
A la frontière avec l'Iran, la fuite précipitée des Pakistanais
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales plient face à la flambée des prix du pétrole
-
Dette de Casino: les propositions de restructuration dévoilées le 5 mars
-
Guerre au Moyen-Orient: le centre de données, infrastructure cruciale mais très vulnérable
-
Dans une mine de Potosi, les jeunes Boliviens victimes du boom des métaux
-
Le blocage du détroit d'Ormuz, un "gel sans précédent" du commerce maritime mondial
-
NBA: Murray apporte la victoire à Denver, Boston bat Milwaukee malgré le retour d'Antetokunmpo
-
"Le Passage", plongée d'un père dans les abysses de la dépression adolescente
-
En Alsace, des mini-séismes mettent à mal la géothermie
-
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
-
Coupe de France: faux-pas interdit pour Marseille contre Toulouse, choc Lyon-Lens
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'ouvre mardi
-
Guerre au Moyen-Orient: l'ambassade américaine à Ryad attaquée, le Liban à nouveau bombardé
-
Mode féminine: Dior et Saint Laurent ouvrent le bal des défilés à Paris
-
Pologne: l'heure du verdict pour des médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Trump reçoit Merz, son premier invité depuis le début de la guerre en Iran
-
Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé
-
Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée
-
Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre
-
Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés
-
"Merci madame la présidente": première à l'ONU, Melania Trump préside un Conseil de sécurité
-
Trump vu avec une grande plaque rougeâtre dans le cou
-
Wall Street ne cède pas à la panique face à la guerre au Moyen-Orient
-
Infrastructures du Golfe attaquées, détroit d'Ormuz bloqué: choc mondial sur l'énergie
-
Le très tranquille Koweït aspiré par la guerre au Moyen-Orient
-
Procès Paty en appel: entre six et 15 ans d'emprisonnement prononcés contre quatre hommes
-
IA: Anthropic peut-il survivre à sa répudiation par le gouvernement Trump?
-
Iran: les perturbations aériennes vont durer jusqu'à "plusieurs semaines", selon Aéroports de Paris
-
Salon du livre de Paris: opposé au partenariat avec Amazon, le Syndicat de la librairie se retire
-
Londres assure que ses bases à Chypre ne seront pas utilisées par les Etats-Unis
-
En entreprise, les femmes plus nombreuses à se dire en "mauvaise santé mentale", selon une étude
En France, des enseignants moins satisfaits qu'ailleurs et en manque de reconnaissance
Seuls 4% trouvent leur profession valorisée et ils sont moins satisfaits que leurs collègues d'autres pays: la situation des enseignants français est "préoccupante" pour l'OCDE, qui publie mardi sa dernière étude internationale Talis sur l'enseignement et l'apprentissage.
"Il faut aujourd'hui peut-être rouvrir ce grand chantier du métier d'enseignant" en France, a souligné Eric Charbonnier, spécialiste éducation de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), lors de la présentation de cette enquête internationale, la plus grande sur les enseignants et chefs d'établissements, publiée tous les cinq ans en moyenne.
"Globalement, les résultats sont préoccupants, notamment sur tous les aspects de formation professionnelle des enseignants, de satisfaction dans le métier, de culture de coopération qui a du mal à se mettre en œuvre", a-t-il ajouté.
Quelque 280.000 enseignants dans 55 pays et territoires ont participé en 2024 à cette enquête, dont un échantillon représentatif de 3.766 professeurs français de collège et 2.246 en école élémentaire.
Cette étude montre une satisfaction moindre des enseignants par rapport à la moyenne de l'OCDE. Si près de 90% des enseignants de l'OCDE se déclarent satisfaits de leur métier, en France, ils sont 79%, une proportion qui reste élevée mais place le pays en queue de peloton avec le Japon.
En outre, seuls 54% des professeurs français estiment que les avantages d'être enseignant l'emportent nettement sur les inconvénients, le taux le plus bas de l'OCDE.
- Problèmes de discipline -
Parmi leurs sources de mécontentement, les enseignants français souffrent notamment d'un cruel manque de reconnaissance. Ils sont seulement 4% à estimer leur profession valorisée par la société. C'est en recul par rapport aux 7% de 2018, et en dessous de la moyenne de l'OCDE, déjà basse (20%).
Les professeurs français ne sont aussi que 4% à penser que les décideurs politiques accordent de l'importance à leur avis.
Les salaires demeurent également une source d'insatisfaction. En France, seuls 27% des profs de collège et 22% des enseignants d'élémentaire sont satisfaits de leurs salaires (contre 40% dans l'OCDE).
Leur grogne vise aussi leurs conditions d'enseignement. Comme ailleurs dans l'OCDE, les professeurs français font plus souvent face à des élèves perturbateurs. Ils sont 80% à dire qu'ils connaissent des problèmes de discipline dans leurs classes. C'est plus que la moyenne de l'OCDE. Et ils doivent consacrer 18% de leur temps scolaire à la discipline.
Ils connaissent aussi des classes de plus en plus hétérogènes. La proportion d'enseignants travaillant dans des écoles où au moins 10% des élèves ont des besoins éducatifs particuliers a ainsi bondi de 42% à 74% en France entre 2018 et 2024. Et ceux dont les écoles accueillent au moins 1% d'élèves réfugiés est passée de 44% à 65%.
- "Défaillances" sur la formation -
Les difficultés du métier rejaillissent sur l'état général des enseignants. Ils sont 18% à dire ressentir beaucoup de stress, contre 11% en 2018. Parmi les sources de celui-ci: les réformes, le travail administratif ou le fait de devoir modifier les leçons pour les élèves à besoins particuliers.
C'est aussi du côté de la formation que leur insatisfaction s'exprime: le nombre de jeunes enseignants français qui estiment avoir été bien préparés à la pratique pédagogique s'élève à 50% au collège et 34% en école élémentaire, en-deçà de la moyenne de l'OCDE.
"On a vraiment des défaillance en France sur ces questions-là", estime Eric Charbonnier. Pour lui, la réforme de la formation initiale des professeurs annoncée cette année, qui ramènera les concours enseignants à bac+3 au lieu de bac+5, "va avoir un effet sur l'attractivité". Mais "il faut que la formation soit efficiente", souligne-t-il.
Enfin, exemple des failles de la formation pour s'adapter aux enjeux actuels, seuls 9% des enseignants ont indiqué en 2024 avoir été formés sur l'intelligence artificielle dans les 12 derniers mois.
Dernier point noir, le manque de coopération entre professeurs dans les pratiques enseignantes en France. Là aussi, la France est bonne dernière, avec seulement deux heures hebdomadaires consacrées à temps plein au travail d'équipe, contre trois heures en moyenne dans l'OCDE, et quatre à cinq heures dans certains pays.
C.Kovalenko--BTB