-
Guerre au Moyen-Orient: un G7 Finances-Energie lundi sur l'impact économique
-
Cuba: un pétrolier russe sous sanctions attendu mardi, défiant le blocus américain
-
Le navigateur Kevin Escoffier jugé à Lorient pour quatre agressions sexuelles
-
MotoGP: Bezzecchi s'impose aux Etats-Unis
-
Top 14: le Stade français corrige Clermont et revient sur le podium
-
Foot: les Bleus ont de la réserve
-
"Vive le shah!": un millier de personnes rassemblées à l'appel de Pahlavi à Washington
-
Foot: Akliouche marque des points en bleu
-
Rheinmetall tente d'apaiser la polémique après les propos de son PDG sur les "ménagères" ukrainiennes
-
Cuba: un pétrolier russe sous sanctions attendu lundi, défiant le blocus américain
-
L'OMC joue les prolongations à Yaoundé, le Brésil entre en jeu
-
A Pustavacs, un village en principe acquis à Viktor Orban, les coeurs balancent
-
Guerre au Moyen-Orient: en Inde, les fabricants de céramique à l'arrêt faute de gaz
-
Protection internationale pour 40 nouvelles espèces migratrices
-
Guerre au Moyen-Orient : entretiens à Islamabad entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
In Flanders Fields/Wevelgem: Philipsen s'impose, avec les compliments de Van der Poel
-
Angleterre: Tudor débarqué, Tottenham encore à la recherche d'un entraîneur
-
Corée du Nord: côté chinois, l'attente d'une réouverture du tourisme
-
A Singapour, le parkour dope la santé et la confiance des plus âgés
-
Angleterre : la garde à vue de l'automobiliste qui a percuté des piétons se poursuit
-
La liquidation de l'Institut national de la consommation publiée au JO
-
A la banque centrale des Etats-Unis, le changement de chef dans les limbes
-
Patinage artistique: après une année en or, quelle suite pour Cizeron et Fournier Beaudry?
-
Cyclisme: Vingegaard remporte le Tour de Catalogne, Gilmore décroche la dernière étape
-
A Beyrouth, des bénévoles risquent leur vie pour sauver les animaux sous les bombardements
-
Guerre au Moyen-Orient : début des entretiens entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
Népal: détention prolongée pour l'ex-Premier ministre, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
Le Patriarche latin de Jérusalem empêché d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux
-
L'OMC s'achemine vers un accord a minima sur sa réforme
-
Deux drones non identifiés se sont écrasés en Finlande, selon le gouvernement
-
50 ans d'Apple: cinq anecdotes sur la marque à la pomme
-
Dimanche des Rameaux: la police israélienne empêche le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder au Saint-Sépulcre
-
Apple, 50 ans et un défi existentiel : réussir le tournant de l'IA
-
Funérailles à Beyrouth de trois journalistes libanais tués par une frappe israélienne
-
Deux nouvelles interpellations dans l'enquête sur l'attentat déjoué contre Bank of America à Paris
-
Au Népal, l'ex-Premier ministre devant un juge, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
L'ancien plumassier du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
A Paris Emmanuel Grégoire prend le relais d'Anne Hidalgo à l'Hôtel de ville
-
Corée du Nord: Kim Jong Un assiste à un nouvel essai de moteur de missile à combustible solide
-
Allemagne: la baleine échouée sur la côte baltique s'est libérée
-
Angleterre: un automobiliste percute des piétons, sept blessés graves
-
Au Népal, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
La Réunion: reprise d'éruption au Piton de la Fournaise
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) remporte le GP du Japon et prend la tête du championnat
-
NBA: les Spurs de Wembanyama sereins, Doncic suspendu un match
-
Foot: le Portugal cale contre de solides Mexicains dans leur mythique Azteca
-
L'Iran revendique des attaques contre des sites industriels majeurs dans le Golfe
-
Foot: le Portugal cale contre des Mexicains électriques dans leur mythique Azteca
-
Après sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire s'installe à l'Hôtel de ville
-
Des foules de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
Polluants "éternels" PFAS: premier pas vers une interdiction dans l'UE
Vers une interdiction des polluants dits "éternels" PFAS dans l'UE après 2026? Un régulateur européen va évaluer une proposition de cinq pays, dévoilée mardi, visant à bannir ces composants omniprésents et nocifs pour la santé.
Les autorités sanitaires allemande, danoise, néerlandaise, norvégienne et suédoise avaient déposé mi-janvier auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) ce projet appuyé par d'autres pays dont la France qui a récemment présenté son propre "plan d'action".
La proposition, qui cible 14 secteurs d'activité, vise à interdire la production, l'utilisation, l'importation et la mise sur le marché de quelque 10.000 composants perfluorés (PFC) et polyfluoroalkylés (PFAS) dans l'UE comme dans l'Espace économique européen.
"Cette approche groupée est plus efficace" que de cibler des composés individuels, elle "permet d'éviter que des PFAS interdits soient remplacés par d'autres PFAS", a observé Frauke Averbeck, de l'autorité sanitaire allemande (BAuA).
Ces composés chimiques de synthèse ont été développés depuis les années 1940 pour résister à l'eau et à la chaleur: dotés de propriétés anti-adhésives et imperméables, ils sont utilisés dans l'industrie et présents dans des objets de la vie courante: produits en téflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles...
Quasi-indestructibles, les PFAS (une famille regroupant plus de 4.700 molécules) s'accumulent avec le temps dans l'air, le sol, les eaux des rivières, la nourriture et jusqu'au corps humain, d'où leur surnom de polluants "éternels".
Les cinq pays ont affirmé que leur proposition "serait l'une des plus grandes interdictions de substances chimiques jamais imposées en Europe (...). Elle réduirait à long terme les quantités de PFAS dans l'environnement et rendrait les produits et processus (industriels) plus sûrs pour les humains", dans une déclaration commune.
-Période transitoire-
Entre 140.000 et 310.000 tonnes de PFAS ont été introduites en 2020 sur le marché européen. Si aucune restriction n'est adoptée, les initiateurs du projet estiment qu'au moins 4,4 millions de tonnes de PFAS s'échapperont dans l'environnement au cours des 30 prochaines années dans l'UE.
Affaiblissement du système immunitaire, cancers, diabètes, obésité: le coût annuel de l'exposition aux PFAS pour la santé publique européenne est estimé entre 52 et 84 milliards d'euros.
En pratique, la proposition décrit deux scénarios vers l'interdiction. Le premier accorderait aux entreprises un délai de 18 mois pour se passer des PFAS. Le second prévoit une durée de transition variable selon les usages et la disponibilité de substances alternatives, d'un an et demi en général (pour les cosmétiques, emballages alimentaires...) mais pouvant aller jusqu'à 12 ans (pour les dispositifs médicaux, par exemple).
"Dans de nombreux cas, il n'existe pas encore d'alternative, et dans certains cas, il n'y en aura peut-être jamais", reconnaissent les cinq pays.
Des dérogations illimitées sont envisagées pour certains secteurs soumis à des réglementations spécifiques (produits phytopharmaceutiques, biocides, médicaments).
-"Historique"-
L'ECHA va entamer des consultations sur cette proposition. Ses commissions scientifiques évalueront son impact environnemental mais aussi économique et social.
L'agence transmettra ensuite une recommandation à la Commission européenne qui élaborera une réglementation soumise in fine à l'approbation des 27 Etats membres de l'UE. Ces derniers pourraient se prononcer courant 2025 pour une éventuelle mise en oeuvre après 2026.
Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) a appelé l'UE "à avancer aussi vite que possible sans abaisser le niveau d'ambition" du texte.
L'ONG environnementale Générations Futures a salué une proposition "historique" mais "qui doit être renforcée", s'inquiétant notamment des dérogations envisagées.
De son côté, l'organisation des producteurs de PFAS (la FPP4EU) estime qu'il sera difficile de se passer de ces substances, vantant leurs nombreuses propriétés (résistance, lubrification, durabilité...) et leur rôle central dans les chaînes d'approvisionnement de secteurs tels que la pharmacie ou l'automobile.
Mais l'industrie chimique se prépare déjà. Epinglé pour les émissions polluantes de ses usines en Belgique et aux Etats-Unis, le conglomérat américain 3M a annoncé fin décembre qu'il arrêterait d'ici fin 2025 la production des PFAS et cesserait d'en intégrer dans ses produits.
Y.Bouchard--BTB