-
АЛЕКС БОДІ ТА ПОСОЛ РЕСПУБЛІКИ ПІВДЕННИЙ СУДАН ГУМ ДОМІНІК МАТІОК ОБГОВОРЮЮТЬ У БЕРЛІНІ МОЖЛИВІСТЬ ВІДКРИТТЯ ПОЧЕСНОГО КОНСУЛЬСТВА В БУХАРЕСТІ
-
Dans le nord de l'Égypte, des enfants de Gaza retrouvent le chemin de l'école
-
Le chancelier allemand Merz en visite en Ukraine, un pont de Kiev attaqué de nouveau
-
En Finlande, les centres de données de Google, promesse de bouleversements
-
Le paprika, l'or rouge hongrois, fragilisé par le déclin de sa culture et la sécheresse
-
Les droits de douane imposés par Trump ont des effets mitigés sur l'industrie automobile américaine
-
Privés d'avocats, des mineurs isolés risquent d'être expulsés des États-Unis
-
Dans les rues de Téhéran, la guerre mise en scène sur des panneaux géants
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le GP du Japon devant Jorge Martin
-
Ski alpin: Goggia, affaiblie par deux virus, dans le flou pour le début de saison
-
Deux rhinocéros de Sumatra, espèce menacée, attendent des petits
-
Conflit en Ethiopie: Washington appelle à la retenue, mini-sommet attendu en Egypte
-
Près de 1.500 personnes renvoyées en Birmanie depuis la Malaisie
-
Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee démissionne après l'exécution ratée d'une femme
-
Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête
-
Un dernier débat pour départager les candidats de la primaire de la gauche
-
ALEX BODI ET L’AMBASSADEUR GUM DOMINIC MATIOK DE LA RÉPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD DISCUTENT À BERLIN DE LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR UN CONSULAT HONORAIRE À BUCAREST
-
ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil aux urnes, sous l'œil de Trump
-
Yémen: Sanaa bombardée, les Houthis revendiquent une attaque contre un site d'Aramco à Ryad
-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
En Inde, un système d'alerte pour prévenir les attaques d'éléphants
Dans les forêts du centre de l'Inde, des pisteurs traquent les empreintes, excréments ou barrissements des éléphants pour alimenter un système d'alerte destiné à limiter les incidents qui tuent chaque année des centaines d'humains.
"Il ne faut pas faire de bruit pour éviter tout affrontement", chuchote Bhuvan Yadav, arborant fièrement un T-shirt aux couleurs de son équipe des "amis de l'éléphant".
Avec trois autres pisteurs, les yeux rivés au sol, il tente de repérer le moindre indice du passage des pachydermes en s'enfonçant dans les denses forêts proches de la réserve de tigres d'Udanti-Sitanadi, dans l'Etat du Chhattisgarh.
Ces précieuses informations nourrissent une application développée par la société indienne Kalpvaig, qui les analyse et envoie aussitôt un message d'alerte aux villageois concernés.
Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), la population des éléphants d'Asie en liberté a fondu de 100.000 spécimens au début du XXe siècle à 50.000 aujourd'hui, dont une majorité en Inde.
L'urbanisation, la déforestation et l'exploitation minière les ont contraints à s'aventurer dans des régions du Chhattisgarh où ils n'avaient plus été observés depuis des décennies.
"Nous essayons de maintenir une distance de 200 mètres avec le troupeau afin d'avoir (le temps) de courir", explique M. Yadav, l'un des 250 pisteurs du département des forêts de l'Etat.
Avec la disparition de leur habitat naturel, les conflits entre humains et éléphants se multiplient.
En 2023-2024, plus de 600 personnes ont été tuées par des éléphants vivant à l'état sauvage dans le pays le plus peuplé de la planète, selon les données du Parlement.
Sur les cinq dernières années, 15% de ces victimes ont été recensées dans le Chhattisgarh, qui n'héberge pourtant que 1% des éléphants vivant à l'état sauvage du pays.
La mère de Mohan Singh Gond, Lakshmibai, une rizicultrice de 50 ans, a ainsi été piétinée et tuée alors qu'elle surveillait ses champs en 2022 dans le district de Gariaband.
"Elle a été prise au dépourvu", se souvient-t-il, "l'éléphant lui a déchiqueté le crâne".
- Géolocalisation -
Selon les autorités, le système d'alerte financé par le gouvernement a permis de réduire significativement le nombre des victimes.
Autour de la réserve de tigres d'Udanti-Sitanadi, les pachydermes ont tué cinq personnes en 2022. Depuis la mise en place du système d'alerte en février 2023, une seule victime a été déplorée.
"Les villageois donnent leur numéro de portable et leurs données de géolocalisation", explique Varun Jain, à la tête du projet. "Ils reçoivent des appels et des messages lorsqu'un éléphant se trouve à moins de cinq kilomètres d'eux".
Des alertes sont également diffusées par haut-parleurs dans les villages.
Si les habitants se félicitent de cette initiative qui sauve des vies, ils éprouvent toujours un profond ressentiment à l'endroit de ces mastodontes.
"Lorsqu'une alerte est émise, nous n'allons pas dans la forêt pour chercher de la nourriture car nous savons que tout peut arriver", témoigne Kantibai Yadav, une agente des services de santé.
"Mais cela entraîne des pertes car c'est notre principal moyen de subsistance et ils font des dégâts dans nos cultures", se lamente-t-elle, "le gouvernement ne devrait pas laisser les éléphants sauvages errer ainsi".
Les services forestiers s'efforcent d'"améliorer leur habitat" pour éviter qu'en quête de nourriture, ils ne pénètrent dans les villages, assure M. Jain.
Les pachydermes les plus dangereux pour les humains sont souvent les mâles solitaires en "musth", une période au cours de laquelle leur niveau de testostérone grimpe et qui s'accompagne de comportements violents.
"Les solitaires sont à l'origine de 80% des cas" d'incidents, estime le responsable.
Aucun doute pour lui, le système d'alerte est plus efficace que le tir de fléchettes paralysantes et la pose de colliers radio, généralement attachés à l'éléphante la plus âgée, afin de suivre les déplacements du troupeau qui la suit.
"L'éléphant est si intelligent", note Varun Jain, "qu'il retire son collier au bout de deux à trois mois".
N.Fournier--BTB