-
Hommage aux victimes de la tuerie dans une ville canadienne en deuil
-
Le président taïwanais avertit que la Chine ne "s'arrêtera pas" si elle s'empare de Taïwan
-
JO-2026: ces drones qui poursuivent les champions pour plus de spectacle
-
JO-2026: avant le super-G, Federica Brignone déjà géante
-
JO: Lucas Defayet, le Breton du skeleton qui rêvait du Stade rennais
-
Législatives au Bangladesh: les favoris battent le rappel de leurs partisans
-
NBA: Wembanyama enchaîne, les cadors se baladent à l'Est
-
La France sous les rafales de la tempête Nils, des rafales de plus de 160 km/h
-
Argentine: la dérégulation du travail voulue par Milei avance au Parlement, face à la colère sociale
-
Législatives au Bangladesh: les favoris exhortent la population à voter en masse
-
Après la tuerie au Canada, les enquêteurs s'interrogent sur le profil de l'assaillante de 18 ans
-
Au procès des réseaux sociaux, le patron d'Instagram se défend de nourrir l'addiction des jeunes
-
JO: La lueur d'espoir Miradoli, Cavet après Laffont sur les bosses
-
JO: Federica Brignone juste à temps, Chloé Kim pour un triplé historique
-
L'UE veut accélérer ses réformes économiques pour résister à la Chine et à Trump
-
Cinéma: la Berlinale ouvre pour examiner la complexité du monde
-
L'administration Trump va abroger le fondement des règlementations climatiques américaines
-
Ariane 6: compte à rebours pour un vol de toutes les premières pour Amazon
-
En visite au Venezuela, un ministre de Trump prône une hausse "spectaculaire" de la production de pétrole
-
Le Congrès américain inflige un revers à Trump sur ses droits de douane
-
Dans la troisième ville d'Argentine, la police toutes sirènes hurlantes pour ses salaires
-
Argentine: coktails Molotov contre balles en caoutchouc, heurts en Argentine autour de la réforme du travail
-
Angleterre: Manchester City met la pression, Liverpool se reprend
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry hypnotisent Milan et s'offrent l'or olympique
-
Un incendie ravage un camp de déplacés au Soudan, un mort et des blessés
-
Procès des réseaux sociaux: le patron d'Instagram rejette l'idée d'addiction
-
Wall Street en demi-teinte après l'emploi américain
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" le scandale Epstein
-
Mort de James Van Der Beek, héros de la série "Dawson", à 48 ans
-
Argentine: heurts entre manifestants et police pendant un débat au Sénat sur la réforme du travail
-
WTA 1000 de Doha: Swiatek et Rybakina en quarts, après quelques ratés
-
Colombie: le favori de la droite à la présidentielle promet de bombarder les narcotrafiquants avec le soutien des Etats-Unis
-
Paris: la police blesse grièvement un homme armé d'un couteau, deux enquêtes ouvertes
-
Trump "insiste" auprès de Netanyahu sur le dialogue avec l'Iran
-
L'OMS demande aux Etats-Unis de partager leurs informations sur l'origine du Covid-19
-
Au Congrès américain, les démocrates accusent la ministre de la Justice d'"étouffer" l'affaire Epstein
-
Tempête Nils: alerte rouge aux crues dans le Sud-Ouest, au vent sur l'Aude
-
Procès réseaux sociaux: le patron d'Instagram refuse la notion d'"addiction clinique"
-
Pétition contre la loi Duplomb: le débat, inédit, loin de réconcilier les deux camps à l'Assemblée
-
Paris: un homme armé d'un couteau menace un chauffeur de bus, la police le blesse grièvement
-
La Bourse de Paris termine en baisse, débâcle pour Dassault Systemes
-
Réformes de l'UE: constat d'urgence partagé, divergences Macron-Merz sur les recettes
-
Le ministre américain de l'Énergie au Venezuela pour débloquer les freins à l'investissement pétrolier
-
La Cour des comptes, une "vieille dame" qui veille sur les deniers publics
-
Cyclone à Madagascar: plus de 30 morts, la deuxième ville du pays "détruite à 75%"
-
La Réunion: prison ferme requise contre un homme d'affaires et un chef d'entreprise jugés pour corruption
-
Le projet de loi-cadre sur les transports sur les rails
-
Les Bourses européennes dispersées à la clôture
-
JO: des "montagnes russes" d'émotions et le bronze pour Laffont
-
Faire de l'Europe une "puissance indépendante" est la "seule" solution, dit Macron
Retour de la consigne en verre: en Alsace elle n'a jamais disparu
Vingt centimes par bouteille restituée, et du plastique évité: la consigne en verre, qui va faire son grand retour dans plusieurs régions en mai, est déjà bien répandue en Alsace, où les consommateurs plébiscitent cette solution écologique.
Dans un immeuble du centre de Strasbourg, Antonin gravit les étages une caisse dans chaque main. Il vient livrer 23 bouteilles d'eau en verre à Christine Pfeiffer et Jean-Marc Faudi, 66 ans. En échange il repart avec le même nombre de bouteilles vides, qui une fois lavées, pourront être réutilisées.
En Alsace, la consigne n'a jamais disparu et connaît même un nouvel engouement avec le développement de services de livraison à domicile.
"Franchement, on apprécie. Je ne reviendrai pas en arrière", témoigne Christine. "Très préoccupée par l'environnement", la sexagénaire explique qu'elle en avait "marre des bouteilles en plastique". "Pour moi, c'est essentiel de passer au verre consigné, puisque c'est lavé, réutilisé. C'est vraiment une solution écologique."
A ses côtés, Jean-Marc se souvient qu'enfant, il rapportait les pots de yaourts et bouteilles de lait à l'épicerie. Il se félicite de voir le verre consigné faire son grand retour: "enfin, on retrouve le bon sens de nos grands-parents".
Jus de fruits, bières, soupes... En mai, la consigne en verre va faire son retour à grande échelle dans les supermarchés de Bretagne, Pays-de-la-Loire, Normandie et Hauts-de-France - soit 16 millions de consommateurs potentiellement concernés. Une expérimentation préalable à une éventuelle généralisation à toute la France.
L'enjeu, selon l'éco-organisme Citeo, est de rattraper le retard en matière de réemploi des emballages.
- Plus de 20 réutilisations -
Edouard Haag, président de la brasserie Meteor, implantée à Hochfelden, à 30 kilomètres au nord-ouest de Strasbourg, est "absolument convaincu que c'est un système qui doit se redéployer au niveau national".
Selon une étude réalisée en 2009, une bouteille en verre réemployée permet d'économiser 79% de CO2 et 75% d'énergie par rapport à une bouteille en verre recyclée.
"Il y a à la fois un enjeu écologique et économique" et "la réglementation va dans ce sens, avec des obligations croissantes", souligne M. Haag, citant la loi Agec sur l'économie circulaire de février 2020 qui vise 10% d'emballages réemployés d'ici à 2027.
A Hochfelden, où l'on brasse de la bière depuis 1640, sept millions de bouteilles en verre consignées sont produites chaque année par Meteor.
Une fois vidées, elles reviennent à la brasserie, où elles vont connaître une nouvelle vie. "Elles passent par différents bains dont un avec de la soude pour éliminer les étiquettes et les impuretés puis elles sont rincées", explique Thierry Charpilloz, employé chez Meteor depuis 27 ans.
Redevenues pimpantes, elles sont de nouveau remplies de bière, encapsulées, étiquetées et mises en caisses, prêtes à être livrées. Chacune peut ainsi être réemployée plus de 20 fois.
- Changer les mentalités -
Pour chaque bouteille de 75 cl consignée, les particuliers déboursent 20 centimes, somme qui leur est restituée lorsque le contenant est rapporté sur le lieu de vente.
"C'est un geste qu'il va falloir apprendre ou réapprendre. Et ça, nécessairement, ça prend un peu de temps. Mais je suis absolument convaincu que les consommateurs français vont s'y employer assez rapidement", espère Edouard Haag.
Pour simplifier cette démarche et éviter aux particuliers de se déplacer, des sociétés de livraison à domicile ont émergé ces dernières années.
Selon Erwann Dauges, cofondateur de la société de livraison de boissons consignées YSE, ce système séduit des personnes convaincues par le caractère "écologique", mais aussi "pratique" de la démarche, et qui permet de récupérer "environ 95 % des contenants".
Autre intérêt, la consigne "crée de l'emploi non délocalisable", souligne M. Dauges, citant les livreurs ou encore les laveurs.
Pour développer ce système, le plus grand défi, "c'est de changer les mentalités", estime l'entrepreneur. Car une fois clients, "très peu de gens reviennent au plastique".
W.Lapointe--BTB