-
Corée du Nord: Kim Jong Un assiste à un nouvel essai de moteur de missile à combustible solide
-
Allemagne: la baleine échouée sur la côte baltique s'est libérée
-
Angleterre: un automobiliste percute des piétons, sept blessés graves
-
Au Népal, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
La Réunion: reprise d'éruption au Piton de la Fournaise
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) remporte le GP du Japon et prend la tête du championnat
-
NBA: les Spurs de Wembanyama sereins, Doncic suspendu un match
-
Foot: le Portugal cale contre de solides Mexicains dans leur mythique Azteca
-
L'Iran revendique des attaques contre des sites industriels majeurs dans le Golfe
-
Foot: le Portugal cale contre des Mexicains électriques dans leur mythique Azteca
-
Après sa victoire à Paris, Emmanuel Grégoire s'installe à l'Hôtel de ville
-
Des foules de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Plusieurs millions de manifestants à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, La Rochelle replonge, Toulon s'enfonce
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry couronnent leur saison avec l'or mondial
-
Tennis: après Indian Wells, Sabalenka titrée à Miami en battant Gauff en finale
-
Les Houthis du Yémen visent à nouveau Israël et entrent dans la guerre au Moyen-Orient
-
Des milliers de rassemblements à travers les Etats-Unis pour protester contre Trump
-
Cuba: deux voiliers d’aide humanitaire arrivent à La Havane après une perte de contact
-
Top 14: Pau à nouveau dauphin de Toulouse, Toulon s'enfonce
-
Foot: le Sénégal, déchu de son titre, exhibe le trophée de la CAN et bat le Pérou
-
Trois journalistes libanais, dont un de la chaîne du Hezbollah, tués par une frappe israélienne
-
A Londres, des dizaines de milliers de manifestants contre l'extrême droite
-
Air France tourne une page de son histoire en quittant Orly
-
Mondiaux de patinage: Ilia Malinin sacré pour la troisième fois de suite, Adam Siao Him Fa 5e
-
Voile: Guirec Soudée, skipper le plus rapide contre vents et courants dominants
-
Un attentat à l'explosif devant la Bank of America déjoué à Paris
-
Au pied des terrils, les vestiges industriels de Charleroi attirent les fans d'"urbex"
-
Top 14: Toulouse s'adjuge le choc face à un Montpellier bis
-
Foot: le Sénégal, bien que déchu de son titre, présente le trophée de la CAN-2025 au Stade de France
-
Etats-Unis: nouvelle vague de manifestations contre Donald Trump, la troisième en moins d’un an
-
Des frappes russes font quatre morts en Ukraine, un enfant tué en Russie, selon les autorités
-
Attentat déjoué à Paris devant la Bank of America
-
Au Liban, un demi-million d'élèves privés d'école à cause de la guerre et des déplacements forcés
-
Poison ou remède? Des collégiens domestiquent l'intelligence artificielle
-
Vers une possible reconduction du moratoire sur les taxes numériques à l'OMC
-
A une semaine de Pâques, Nestlé se fait voler douze tonnes de barres KitKat
-
Grèce : 22 migrants morts et 26 rescapés après six jours d'errance en mer
-
A Fresnes, mairie saccagée et vitrines brisées avant l'installation du nouveau maire
-
CNews: des parlementaires saisissent l'Arcom pour des propos sur le maire de Saint-Denis
-
Zelensky affirme que l'Ukraine et les Émirats arabes unis sont "convenus de coopérer" en matière de défense
-
Grèce: 22 migrants morts après six jours d'errance en mer
-
Les bateaux d'aide humanitaire vers Cuba localisés, les équipages "sains et saufs"
-
La méningite tue plus de 250.000 personnes par an dans le monde, selon une étude
-
Foot: l'équipe d'Iran rend hommage aux victimes d'une frappe sur une école attribuée aux Etats-Unis
-
Plus de 800 kilos d'écailles de pangolins saisis à Singapour
-
Les Houthis s'engagent dans la guerre au Moyen-Orient en visant Israël
-
Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle
-
Depuis Monaco, le pape Léon XIV dénonce les "abîmes entre pauvres et riches"
-
Le porte-avions américain USS Gerald Ford en Croatie pour des opérations de maintenance
Thaïlande: des mines birmanes accusées de polluer les rivières
Les mines birmanes, toujours plus nombreuses dans le contexte de la guerre civile, sont soupçonnées de polluer les rivières thaïlandaises, mais dans le Triangle d'or, une région à la réputation trouble, les solutions sont difficiles à mettre en place.
Depuis le coup d'Etat de février 2021, des dizaines de sites d'extraction ont émergé des collines de l'Etat Shan (nord-est), dans un territoire contrôlé par l'Armée unie de l'Etat Wa (UWSA), l'une des plus grandes armées non-étatiques du monde.
Quelques kilomètres plus loin, en Thaïlande, des habitants et des responsables politiques ont constaté ces dernières semaines des niveaux anormaux de pollution dans leurs rivières, qu'ils ont liés aux rejets toxiques des mines du pays voisin.
Sawat Kaewdam s'est résolu à vendre sa prise pour environ moitié moins que sa valeur normale.
Les clients "disent: +Il y a de l'arsenic. Je ne veux pas manger ce poisson+", explique à l'AFP ce pêcheur de 50 ans, qui réclame une solution "à la source".
Dans la région, le taux d'arsenic a atteint jusqu'à 49 microgrammes par litre, soit près de cinq fois le seuil maximal recommandé par l'Organisation mondial de la santé (OMS) de 10 mcg/L, selon les autorités sanitaires.
Les inquiétudes se concentrent autour de la rivière Kok, qui prend sa source en Birmanie, avant de traverser les provinces thaïlandaises de Chiang Mai et de Chiang Rai, populaires auprès des touristes, puis de se jeter dans le Mékong au niveau du Triangle d'or.
Les spécialistes interrogés par l'AFP estiment que les personnes qui s'alimentent régulièrement avec du poisson contaminé sont exposées à un risque cumulatif pour leur santé au bout de plusieurs années.
- Milice -
Des défenseurs de l'environnement ont accusé des mines situées en amont, en Birmanie, où la guerre civile facilite l'exploitation tous azimuts des ressources naturelles en dehors de tout cadre réglementaire, et complique tout dialogue au plus haut niveau.
Il s'agit du "cas le plus vaste de pollution transfrontalière", dénonce Pianporn Deetes, directrice de campagne pour l'ONG International Rivers.
Selon les experts, les mines sont dirigées par des entreprises chinoises qui entretiennent des liens étroits avec l'UWSA, elle-même proche de Pékin.
Il est difficile de savoir si les mines visent à extraire de l'or, des terres rares ou d'autres minerais, ainsi que d'évaluer l'ampleur du phénomène, dans cette région réputée pour ses trafics en tous genres.
Mais des vidéos publiées sur les réseaux sociaux chinois suggèrent que la majorité de ce qui est produit est vendu à des clients chinois.
La Chine a notamment importé de Birmanie cinq fois plus de terres rares sur les quatre dernières années que dans la période 2017-2021, a relevé mardi le groupe de réflexion ISP-Myanmar.
Dans la plupart des mines modernes, les eaux usées sont traitées dans des bassins de décantation qui permettent d'éliminer les impuretés, explique Tanapon Phenrat, professeur d'ingénierie civile à l'université Naresuan, en Thaïlande.
- "Agir maintenant" -
Mais en Birmanie, les rejets "seraient déversés dans les cours d'eau naturels", poursuit-il. "Ce que l'on veut pour les mines, c'est qu'elles traitent correctement les rejets et arrêtent de rejeter des substances toxiques dans des cours d'eau partagés."
A Chiang Rai, ville tranquille sur les bords du Kok, des activistes se sont déguisés en poissons mutants - du fait de la pollution - au cours d'actions visant à alerter l'opinion.
Le gouvernement thaïlandais a proposé de construire un barrage qui empêcherait l'entrée des polluants dans le pays.
Mais pour Penchom Saetang, directrice de l'ONG EARTH Thailand, une telle solution est "impossible" à mettre en œuvre avec succès.
La solution se situe au niveau politique, dans le cadre de discussions impliquant Bangkok, Naypyidaw et Pékin, estime-t-elle.
Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a assuré être en contacts avec les "parties concernées", dans une déclaration à l'AFP.
L'ambassade chinoise à Bangkok a rappelé aux entreprises chinoises installées à l'étranger "de respecter les lois du pays, et d'opérer de manière légale et ordonnée à tout moment", dans un post Facebook début juin.
Il n'est pas trop tard pour agir, affirme le professeur Tanapon Phenrat. "Les eaux peuvent encore être sauvées, mais c'est un signal clair. Nous devons agir maintenant", lance-t-il.
O.Lorenz--BTB