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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Climat: des vendanges 2025 particulièrement précoces mais "de bonne qualité"
Les vendanges sont particulièrement précoces cette année grâce à une météo favorable au cycle de la vigne qui a accentué les effets du changement climatique, explique Bernard Farges, président du Comité national des interprofessions des vins (CNIV).
Si la qualité devrait être au rendez-vous, les volumes pourraient souffrir à nouveau du contexte climatique, avertit le viticulteur dans un entretien avec l'AFP.
Question: Dans quelles régions les vendanges ont commencé et comment expliquer cette précocité ?
Réponse: Je suis dans le Bordelais, dans mes vignes, comme mes collègues. Nous sommes dans les Crémants et quelque blancs cette semaine, mais d'autres régions ont commencé dès la semaine dernière: le Languedoc, le Roussillon. La vallée du Rhône, avec des blancs, aussi cette semaine... Et après ça va enchaîner avec la Loire, la Gascogne et la Champagne dans quelques jours.
On va voir de la précocité dans toutes les régions. On l'explique par un climat qui a été plutôt agréable, avec un cycle végétatif de la vigne qui n'a pas été interrompu du mois d'avril jusqu'au 10 août. On a eu de l'ensoleilleme
Michel Moellinger, vide un bac de grappes de pinot noir destiné à la production de Crémants, lors des vendanges au Domaine Moellinger, à Wettolsheim (Est de la France), le 19 août 2025
nt, des températures plutôt idéales et de l'eau normalement.
Cela a entraîné un cycle plus court que d'habitude. D'où cette précocité, accentuée par la période de fortes températures de la semaine dernière, qui a entraîné une concentration à l'intérieur des grappes. Cela a peut-être avancé de 4-5 jours les vendanges, mais nous savions avant que nous aurions une année précoce.
Au niveau logistique, on ne découvre pas la veille des vendanges qu'on va vendanger le lendemain. C'est toujours compliqué de recruter, parce que c'est un besoin qui est important pour un temps court. Dans cette période d'août, c'est peut-être peu plus compliqué que lorsque c'était en septembre. Nous avons l'habitude de devoir gérer ce problème. Une avancée de quelques jours à peine, ce n'est pas anodin mais ce n'est pas insurmontable et tout le monde y arrive.
Q: Cette année est-elle si exceptionnelle dans le contexte du changement climatique ?
R: Ça fait partie des années précoce, comme on en connaît maintenant depuis 10-15 ans. La viticulture est une vigie du changement climatique.
Les régions qui démarrent habituellement les premières ont démarré, plus tôt, les premières. Celles qui démarreront plus tard auront à peu près le même décalage par rapport à une "année normale", enfin, ce qui devenu normal.
Depuis 30 ans on a gagné quasiment deux semaines de précocité des vendanges, ça peut aller jusqu'à vingt jours pour une année comme celle-ci.
La filière viticole a lancé depuis une dizaine d'années des études importantes, avec différents organismes. Nous avons un plan d'adaptation au changement climatique, région par région, des outils de formation, de diffusion de nouvelles pratiques, des cépages qui intègrent des régions dans lesquelles ils n'étaient pas auparavant, des nouvelle méthodes de gestion de la vigne, des choix d'emplacement pour limiter un peu l'ensoleillement...
Q: Après l'année noire 2024, quelle qualité et quels volumes anticipez-vous ?
R: Qualitativement, tout le monde dit que c'est très bien, c'est très sain.
Même si les vendanges débutent et qu'on a encore du travail devant nous, les températures qui s'annoncent pour les deux semaines à venir, beaucoup plus clémentes, nous rassurent beaucoup. C'est parfait pour faire avancer la maturité normalement, sans stress comme on a pu l'avoir avec les très fortes températures de la semaine dernière.
Après, en termes de volume, toutes les régions pensent que le volume va être faible.
L'an passé, c'était une récolte très faible, historiquement, pour d'autres raisons. Pour des raisons sanitaires, le mildiou, des mauvaises floraisons.
Cette année, la concentration, par la sécheresse et les températures, va amener sans doute une récolte plutôt faible. Mais de très grande qualité.
T.Bondarenko--BTB