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Au Maroc, une embellie agricole rattrapée par la guerre au Moyen-Orient
Mehdi El Maazi se disait "heureux" du retour des pluies, présage d'une saison agricole enfin généreuse après sept ans de sécheresse au Maroc. Mais la guerre au Moyen-Orient a douché les espoirs de nombreux exploitants comme lui, faisant grimper les coûts de production, du carburant aux engrais.
A Marchouch, une commune située à 70 kilomètres au sud de Rabat, des agriculteurs perchés sur une presse à fourrage grinçante, qui recrache la paille en bottes rectangulaires, s'activent dans les champs.
Dans cette région rurale et agricole, les pluies tombées cet hiver ont transformé le paysage. Les champs ont reverdi, les moissons repris, et avec elles un regain d'activité dans des campagnes éprouvées par des années de stress hydrique.
La récolte céréalière devrait plus que doubler cette année pour atteindre près de 90 millions de quintaux, contre 44 millions lors de la précédente campagne, et la production globale du secteur devrait progresser d'environ 15% par rapport à la saison dernière, selon des données officielles.
Mais les cultures de printemps et d'été sont confrontées à une hausse du coût des intrants liée à la situation au Moyen-Orient.
"Nous nous sommes réjouis au début de l'arrivée de la pluie", mais "avec la hausse des prix du mazout (gasoil, NDLR), tout a changé", confie à l'AFP M. Maazi.
Depuis le début de la guerre fin février, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce mondial par laquelle transite un cinquième du gaz naturel liquéfié et du pétrole brut, ont restreint l'offre d'énergie et d'engrais.
Mehdi El Maazi dépensait auparavant quelque 1.200 dirhams (110 euros) de gasoil par hectare pour alimenter son tracteur. Cette facture s'élève désormais à 1.800 dirhams (167 euros), affirme le producteur de lentilles de 32 ans.
- Pas de bénéfices -
Dans une commune voisine, Abdelkader Toukati espère que "le prix du gasoil baissera avant le début de la saison des récoltes", d'autant que "le coût de location des moissonneuses a doublé" et que les salaires des ouvriers ont eux aussi augmenté.
"Il n'y a plus de bénéfice: nous ne travaillons plus que pour payer le carburant", déplore de son côté Abdelaziz Drissi, loueur d'engins agricoles.
La hausse des prix des carburants, utilisés pour le transport, se répercute directement sur le coût des intrants agricoles: semences, engrais, pesticides ou encore le fourrage.
L'éleveur de bétail Abdessadaq El Fayd a d'ailleurs constaté la hausse du prix du sac de graine pour animaux. "Nous l'achetions auparavant 90 dirhams" l'unité, environ huit euros, il "coûte aujourd'hui 110 à 120 dirhams" (11 euros), dit-il à l'AFP à Meknès, dans le nord du Maroc, en marge du Salon international de l'Agriculture.
Face à cette inflation, le gouvernement a annoncé à la mi-mars une aide aux transporteurs, sans que ce soutien ne permette de stabiliser les prix, d'après les agriculteurs interrogés par l'AFP.
Selon Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural, "les hausses de prix concernent principalement les carburants et les engrais azotés" mais il n'existe "pas encore d'estimations précises sur l'ampleur" de cette augmentation.
Malgré la flambée mondiale des coûts de l'énergie, la croissance au Maroc, où l'agriculture représente environ 12% du PIB et 24,5% des emplois, devrait accélérer à 5% au premier trimestre 2026, après 4,1% au quatrième trimestre 2025, portée notamment par les activités agricoles, selon un récent rapport du Haut-Commissariat au Plan.
M. Benali assure que l'augmentation des prix de production "n'aura aucun impact sur le volume ni la qualité" mais "se répercutera automatiquement" sur le coût des produits agricoles dans les marchés.
"Nous allons travailler à l'amélioration des chaînes de distribution (...) afin que les prix restent à un niveau raisonnable", a promis fin avril le chef du gouvernement Aziz Akhannouch.
Indépendamment des facteurs extérieurs, la commercialisation des produits agricoles au Maroc pâtit d'un problème structurel: la multiplication des intermédiaires, qui tire souvent les prix vers le haut au détriment des producteurs et des consommateurs.
O.Bulka--BTB