Berliner Tageblatt - Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison"

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Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison"
Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison" / Photo: © AFP

Tour d'Italie: Alberto Bettiol s'impose en vieux renard dans sa "deuxième maison"

Il gagne peu mais ses victoires valent le détour: Alberto Bettiol a puisé profond dans sa boîte à malices pour remporter en vieux renard et en solitaire la 13e étape du Tour d'Italie, vendredi à Verbania, sa "deuxième maison".

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On attendait Filippo Ganna, qui rêvait de s'imposer dans sa ville natale mais qui a échoué à rejoindre l'échappée victorieuse. Et c'est un autre vétéran italien, Alberto Bettiol, 32 ans, qui a raflé la mise sur les bords enchanteurs du lac Majeur, illuminé par un soleil estival.

Coureur très expérimenté, vainqueur du Tour des Flandres en 2019, le puncheur d'Astana est Toscan et non Piémontais.

Mais toute la famille de sa copine est originaire de Verbania. Et ça s'est vu lorsqu'il a disparu sous une marée humaine une fois franchi la ligne en faisant le signe de croix.

"Aujourd'hui, j'avais gagné avant même le départ car toute ma famille était là, ainsi que la famille de ma copine qui est de Verbania. C'est ma deuxième maison. Alors gagner ici, je vais m'en souvenir pour le restant de ma vie", a expliqué, très ému, Bettiol, qui n'avait plus gagné depuis son titre de champion d'Italie en 2024.

"Si c'est pour gagner comme ça, je suis prêt à ne lever les bras que tous les deux ans", a-t-il insisté après avoir apporté à l'équipe Astana son troisième succès, déjà, dans ce Giro après ceux de Davide Ballerini, qui a abandonné depuis, et de Thomas Silva.

Et la manière a été au rendez-vous pour Bettiol, auteur d'une partition parfaite au sein d'une échappée fleuve de 15 coureurs qui a terminé avec plus de 13 minutes d'avance sur un peloton docile et décidé à garder des forces pour la grosse étape de montagne de samedi.

- "Je connaissais chaque virage" -

Bettiol a d'abord profité du travail de l'équipe Groupama-FDJ, qui avait placé trois coureurs dans l'échappée, pour s'isoler dans le final avec le Néo-Zélandais Josh Kench, le Danois Michael Valgren et le Norvégien Andreas Leknessund, dans la côte d'Ungiasca (4,7 km à 7%).

Puis il a fait le mort lorsque Leknessund est parti à l'attaque, lissant son effort pour revenir peu à peu sur le Norvégien. Avant de le contrer et de le doubler comme une fusée juste avant le sommet placé à 13 km du but. En 100 m à peine, Bettiol, tel un matador, a pris dix secondes d'avance pour se jeter à corps perdu dans la descente.

"Je connaissais chaque virage des 50 derniers kilomètres car il m'arrive de m'entraîner ici. J'ai reconnu l’ascension il y a deux mois en moto et j'ai regardé plusieurs fois la descente en vidéo. Le fait de bien connaître les routes m'a aidé", a-t-il expliqué.

Derrière, Leknessund, avant de venir mourir à 26 secondes du vainqueur, est apparu rapidement résigné, se sachant aussi moins rapide en cas d'arrivée au sprint.

"Je ne vois pas comment j'aurais pu gagner", a déclaré le coureur d'Uno-X qui attend toujours sa première victoire au Giro après avoir fini deuxième d'une étape pour la troisième fois.

Samedi, le Giro reprend de l'altitude pour une étape terrible, longue de seulement 133 km mais avec un dénivelé colossal (4.350 m).

Cela devrait être, sauf immense exploit, le dernier jour en rose pour le Portugais Afonso Eulalio, qui devance Jonas Vingegaard de seulement 33 secondes au classement général.

N.Fournier--BTB