-
Sur la côte géorgienne de la mer Noire, des rapaces pris pour cible
-
Fumées toxiques en Asie du Sud-Est : bond des ventes de bonbonnes d'oxygène et purificateurs d'air
-
Tennis: Davidovich s'offre à Shanghai son premier Masters 1000
-
Violences en France : à l'étranger, la sidération avant la présidentielle
-
Le pape s'adresse à la foule au Vatican pour la première fois depuis son opération
-
Ligue 1: l'OM attend le vrai Paixao
-
Champions Cup : Menoncello, le roc de Trévise à l'heure toulousaine
-
L'Arabie saoudite vit au ralenti face aux attaques houthies, deux pilotes tués
-
La France entre spectacle de désolation et critiques du maintien de l'ordre
-
Russie-Ukraine: nouvelles frappes croisées sur le système énergétique
-
Explosion de la rue de Trévise: pour les victimes, la nouvelle épreuve du procès
-
"Comme si on avait eu la guerre": Paris se réveille sidéré après les violences
-
La France face aux stigmates d'une journée de chaos "inédite"
-
Ethiopie: dans une ville du Tigré, les stigmates après le départ des soldats érythréens
-
NBA : Les Spurs et leur "Alien" Wembanyama visent les étoiles
-
Route du Rhum: Jérémie Beyou veut "boucler la boucle" en Imoca
-
Indonésie : des dizaines d'orangs-outans sauvés des incendies
-
Washington relativise l'exemption de sanctions contre Moscou
-
La France sonnée au lendemain d'une journée de mobilisation ayant viré au chaos
-
"Il n'arrête pas d'entendre les coups de feu": à Bend, des enfants traumatisés par la tuerie scolaire
-
Cisjordanie: des colons attaquent un convoi diplomatique européen et frappent un maire français
-
"Du jamais vu" : dans le centre de Paris, des scènes de pillage hors de contrôle
-
Scènes de chaos et pillages à l'issue des manifestations contre la "vie chère"
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, exploit de Montpellier à Bath
-
Céline Dion clôt en apothéose cinq semaines de concerts près de Paris
-
Première ligue féminine : Lyon reste la bête noire du Paris SG et se détache en tête
-
Ligue 1 : Mbappé et Giroud sauvent Lille du piège brestois
-
"Arrêtez-le": aux États-Unis, la contestation anti-Trump s'emploie à mobiliser dans les urnes
-
Saccages et pillages à grande échelle dans les villes de France
-
L1 : entre deux chocs européens, le PSG renverse Strasbourg grâce à Dembélé
-
Champions Cup: le triplé de l'UBB déjà menacé, La Rochelle seul vainqueur français
-
Espagne: le FC Barcelone corrige le Betis Séville et enchaîne une neuvième victoire
-
Tennis de table : les frères Lebrun conservent leur titre de champions d'Europe en double
-
Les grandes villes en proie aux pillages en marge des manifestations
-
Mobilisation aux États-Unis pour transformer la contestation anti-Trump en vote
-
Angleterre: Manchester City et Liverpool gagnent en serrant les dents
-
Tennis : Swiatek blessée et éliminée à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Washington passe à l'offensive en Asie centrale
-
Inde: le chef des "cafards" remis en liberté après sa garde à vue
-
Tennis de table: Alexis Lebrun sorti, Prithika Pavade et Félix Lebrun sourient
-
Le pape de retour au Vatican quatre jours après son opération au poumon
-
Inondations au Népal : un "moment décisif" pour la lutte contre le changement climatique, selon l'ONU
-
Albanie : cinquième jour de manifestations et d'affrontements à Tirana
-
Tennis: Swiatek éliminée par Chwalinska à Wuhan, le Masters s'éloigne
-
Angleterre : Chelsea gagne à Everton (2-0), sans prendre de but
-
Sri Lanka: panne d'électricité de six heures à l'échelle nationale
-
Conditions d'enseignement: 5e jour d'affrontements à Tirana
-
Dans l'armée norvégienne, des véhicules chinois très indiscrets
Violents combats entre l'armée israélienne et le Hamas à Gaza après deux mois de guerre
De violents combats font rage jeudi dans et autour des plus grandes villes de la bande Gaza, dans la guerre opposant l'armée israélienne et le mouvement islamiste palestinien Hamas entrée dans son troisième mois.
Le bilan des victimes, dans le petit territoire palestinien surpeuplé où les paysages de ruines s'étendent, dépasse à présent 16.200 personnes, à 70% des femmes et des moins de 18 ans, selon le ministère de la santé du Hamas.
L'armée israélienne resserre l'étau autour des principaux centres urbains deux mois exactement après l'attaque sans précédent perpétrée par le Hamas depuis la bande de Gaza.
Elle a fait 1.200 morts en Israël, essentiellement des civils, et il reste 138 otages à Gaza sur environ 240 enlevés et emmenés à Gaza, selon les autorités israéliennes.
Des dizaines de chars et véhicules blindés israéliens ont pénétré dans la vieille ville de Gaza. A Khan Younès, plus grande ville du sud du territoire palestinien, l'armée dit avoir "tué des terroristes du Hamas et frappé des dizaines de cibles terroristes".
Elle déplore au total 87 soldats tués depuis le début de son offensive à Gaza.
Le Hamas, classé organisation terroriste par Israël mais aussi les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Union européenne, entre autres, a quant à lui diffusé des vidéos mercredi soir affirmant avoir tiré une salve roquettes depuis la bande Gaza en direction d’Israël et montrant des combats de rue enragés.
Plus de 11.000 roquettes ont été lancées vers Israël depuis la bande de Gaza en deux mois de conflit, la plupart interceptées.
- Prier et pleurer -
A l'hôpital Al-Aqsa, dans la ville de Gaza, 115 corps sont arrivés ces dernières 24 heures, dépassant désormais le nombre de blessés, d'après Médecins Sans Frontières (MSF).
L'ONG israélienne de défense des droits humains B'Tselem dénonce une crise humanitaire directement "voulue" par Israël, comme "moyen de faire pression sur le Hamas".
La population civile est poussée à se déplacer vers un périmètre de plus en plus exigu à Rafah.
Des milliers de Palestiniens qui s'y sont réfugiés, fuyant les combats, installent des camps de fortunes, tentant de survivre dans le plus grand dénuement.
Abdullah Abou Daqqa, de Khan Younès, et désormais à Rafah, est à bout: "depuis deux mois, on bouge d’un endroit à un autre, c'était les deux mois les plus durs. Nous avons beaucoup perdu (...): de l’argent, des enfants et nous nous sommes perdus nous-mêmes".
Il implore: "ce n'est dans l'intérêt de personne de prolonger cette guerre, et nous sommes très fatigués, nous dormons dans la rue".
Egalement à Rafah, et originaire du camp de Chati à Gaza City, Ahmad Hajjaj, décrie une situation "de pire en pire, il n’y a pas de solution politique, pas de nourriture pour vivre".
- Secteur médical "à genoux" -
Des appels internationaux s'élèvent une fois de plus pour exhorter Israël à mieux protéger les civils.
Prédisant un "effondrement total de l'ordre public bientôt" à Gaza, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a de nouveau appelé à un cessez-le-feu humanitaire.
"Le mandat de Guterres est un danger pour la paix mondiale", a rétorqué sur X (ex-Twitter) le chef de la diplomatie israélienne Eli Cohen, estimant que l'activation de l'article 99 et l'appel à un cessez-le-feu "constituent un soutien à l'organisation terroriste Hamas".
Jeudi, le chef de l'ONU a toutefois été soutenu par le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a évoqué sur Twitter un système de santé gazaoui "à genoux".
Selon l'ONU, 1,9 million de personnes, soit environ de 85% la population, ont été déplacées par la guerre dans la bande de Gaza où plus de la moitié des habitations sont détruites ou endommagées par les bombardements israéliens.
La ville de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, est le seul endroit où de l'aide humanitaire est encore distribuée, en quantité limitée, selon l'ONU.
Mercredi, 80 camions transportant des vivres et du carburant y ont accédé, contre 170 par jour en moyenne pendant la trêve en vigueur du 24 au 30 novembre et 500 avant le 7 octobre, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) dans son point quotidien.
"Nous essayons d'augmenter l'aide humanitaire", assure pour sa part la Cogat, organise du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civile dans les Territoires palestiniens.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré mercredi soir que les forces israéliennes "encerclaient la maison de (Yahya) Sinouar", le chef du Hamas dans la bande de Gaza, à Khan Younès, et considéré comme l'architecte de l'attaque du 7 octobre.
"Sinouar se cache sous terre", a affirmé ensuite Daniel Hagari, un porte-parole de l'armée, en allusion aux tunnels du Hamas sous Gaza.
L'armée israélienne a par ailleurs annoncé mercredi la découverte dans le nord du territoire, "au cœur de la population civile", près d'une clinique et d'une école, "d'un dépôt d'armes très important". Elle a aussi dit avoir tué à ce jour "la moitié des commandants" du Hamas.
- Venu voir "où ma fille est morte" -
Deux mois après l'attaque du 7 octobre, s'est ouverte jeudi au public à Tel-Aviv une exposition temporaire consacrée à la mémoire des 364 personnes abattues par des combattants du Hamas alors qu'elles participaient à un festival de musique dans le sud d'Israël.
Mercredi soir, les proches de victimes ont déambulé silencieusement dans cette reproduction à l'identique du site du festival Supernova.
Parmi les parents endeuillés, Amit Zender, 63 ans, vêtu d'un tee-shirt affichant la photo de sa fille Noa et les dates "2000-2023".
"Je suis venu voir à quoi ressemble ce festival où ma fille est morte", confie-t-il, réclamant un "musée permanent".
O.Bulka--BTB