-
Gay pride à Berlin: un mort et 16 blessés, percutés par un véhicule
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", 55.000 nouvelles évacuations
-
Gay pride à Berlin: un mort et environ 15 blessés, percutés par un véhicule
-
Incendies: de nouvelles évacuations ordonnées en France et en Espagne
-
Claquettes-chaussettes et fast-food : dans le train des coureurs du Tour de France
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", de nouvelles évacuations
-
Athlétisme: victoire et minima pour Marie-Julie Bonnin aux Championnats de France
-
Incendies: près de 260.000 "réfugiés du feu" évacués en France et près de Madrid
-
Incendies: situation toujours "critique en Gironde", feu "très actif" dans le Var
-
Près de Madrid, l'attente, l'angoisse et la colère des rescapés des incendies
-
F1: Norris domine les Ferrari, Antonelli limite la casse en Hongrie
-
Incendies: un mort en Espagne, près de 260.000 "réfugiés du feu" évacués en France et près de Madrid
-
Athlétisme: adoubée par Marie-Jo Pérec, Isabelle Black poursuit l'histoire familiale sur 400 m
-
Feux dans le sud-ouest: "la menace reste très sérieuse", le Tour de France raccourci
-
Syrie: 35 morts dans un accident de bus
-
Tour de France: Seixas et le "dur apprentissage"
-
Tour de France: Pogacar, maillot jaune en bleu de chauffe
-
Nouveau front au Moyen-Orient, les Houthis visent des installations pétrolières en Arabie saoudite
-
Les incendies font rage en France et en Espagne : près de 270.000 "réfugiés du feu" évacués
-
Sud-Ouest: environ 200.000 "réfugiés du feu" évacués, Tour de France raccourci dimanche
-
Tour de France: Carapaz remporte l'étape-reine, Pogacar verrouille son maillot jaune
-
Accident de bus en Syrie: le bilan monte à 35 morts
-
Rénovation de la tour Montparnasse: le maire de Paris va convoquer une réunion de crise
-
En Syrie, Guterres réclame une aide internationale et le respect de sa souveraineté
-
Badminton: le Français Toma Junior Popov en finale d'un Super 1000, une première
-
"La Parisienne" quitte la scène: Marie Paule Belle, chanteuse libre, est morte
-
Incendies pas encore maîtrisés en France et en Espagne : près de 270.000 évacuations
-
En Inde, fin de la fronde étudiante après la démission du ministre de l'Education
-
Marie Paule Belle, interprète de "La Parisienne", est décédée
-
Incendies hors de contrôle en France et en Espagne : plus de 270.000 évacuations
-
La priorité est de "sauver des vies" face aux incendies, déclare le Premier ministre espagnol
-
Feux de forêts: quel impact des fumées sur la santé?
-
En visite à Damas, Guterres exhorte la communauté internationale à aider la Syrie
-
La 21e étape du Tour: terminus sur les Champs-Élysées en passant par Montmartre
-
Fronde étudiante en Inde : le ministre de l'Education finit par démissionner
-
Les Houthis revendiquent une frappe en Arabie saoudite, nouveau front du conflit au Moyen-Orient
-
France: les incendies monstres progressent vers Bordeaux, un avion militaire envoyé en Gironde
-
New York veut voir ses food trucks passer à l'électrique
-
La plus haute statue mariale d'Europe crève les cieux de Pologne
-
Trump charge les journalistes pour son retour au gala de la presse
-
Trump envisage des bombardements plus larges sur l'Iran
-
Les Houthis revendiquent une frappe en Arabie saoudite après des attaques de Ryad
-
Inde: la fronde des étudiants se moque des coupures d'internet
-
Brésil: en difficulté, Flavio Bolsonaro se lance dans la course présidentielle
-
Aux Etats-Unis, l'épidémie de rougeole atteint un niveau jamais vu en 35 ans
-
Foot: le gardien cap-verdien Vozinha, héros du Mondial, rejoint le championnat chilien
-
Séismes au Venezuela: minute de silence au milieu des ruines, un mois après la catastrophe
-
Meta renonce à son engagement pour des énergies propres, en plein boom des centres de données
-
Yémen: frappes saoudiennes contre la ville côtière de Hodeïda, contrôlée par les Houthis
-
Test réussi de la mégafusée Starship, le premier depuis l'entrée en Bourse de SpaceX
La Gambie préserve l'interdiction de l'excision malgré les pressions
L'excision et les mutilations féminines restent proscrites en Gambie malgré les pressions des tenants proclamés de la tradition: le Parlement a rejeté lundi une proposition de loi qui aurait levé l'interdiction en vigueur depuis 2015 sur ces pratiques, après des mois de controverse.
Les députés ont rejeté tous les amendements proposés au texte de 2015, qui auraient dépénalisé la pratique.
Les groupes de défense des droits humains et les Nations unies avaient exhorté les députés à rejeter la proposition de loi, affirmant qu'elle menaçait des années de progrès et aurait fait de la Gambie le premier pays à annuler l'interdiction des mutilations génitales féminines (MGF).
"Je déclare que la proposition de loi est rejetée et que le processus législatif est épuisé", a dit le président de l'Assemblée nationale, Fabakary Tombong Jatta.
La proposition de loi dont le Parlement était saisi depuis mars divise profondément l'opinion de ce pays à majorité musulmane.
Le texte présenté par le député Almameh Gibba affirmait que l'excision est une pratique culturelle et religieuse profondément enracinée. Mais les militants contre les MGF et les Nations unies disent qu'il s'agit d'une violation des droits humains.
Les MGF incluent l'ablation partielle ou totale du clitoris (excision), ou plus largement des organes génitaux externes, ou tout autre blessure des organes génitaux. En dehors de la douleur et du traumatisme, elles peuvent avoir de graves conséquences: infections, saignements, et plus tard stérilité et complications en couches.
La Gambie fait partie des 10 pays où le taux de MGF est le plus élevé: 73% des femmes et des filles de 15 à 49 ans ont subi cette pratique, selon les chiffres du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) pour 2024.
- "Servir d'exemple" -
"Ce vote est une victoire importante pour les femmes et les filles en Gambie", a déclaré à l'AFP Divya Srinivasan, de l'ONG de défense des droits des femmes Equality Now. "Nous espérons que cette décision servira d'exemple dans la région proche ainsi que sur l'ensemble du continent", a-t-elle ajouté.
Amnesty International a également applaudi.
L'adoption de la loi de 2015 "constituait une étape importante dans les efforts déployés par le pays pour protéger les droits des filles et des femmes", a rappelé Samira Daoud, directrice régionale d'Amnesty International. "Il était essentiel de protéger ces progrès", a-t-elle salué.
Amnesty presse cependant le gouvernement d'en faire plus pour faire respecter la loi et s'attaquer aux "causes profondes du problème pour changer les attitudes et les normes afin d'autonomiser les femmes et les jeunes filles".
Un rapport des Nations unies datant de mars indique que plus de 230 millions de filles et de femmes dans le monde ont survécu à cette pratique.
- "Circoncision féminine" -
Une commission parlementaire avait ouvert la voie au vote de lundi.
Son rapport indiquait que l'abrogation de l'interdiction "exposerait les femmes et les filles à de graves risques sanitaires et violerait leur droit au bien-être physique et mental".
La commission disait avoir interrogé des érudits musulmans qui avaient confirmé que ces pratiques n'étaient pas voulues par l'islam, contrairement à ce qu'affirmaient les partisans de l'abrogation. Les députés avaient approuvé le rapport la semaine passée.
L'ancien dictateur gambien Yahya Jammeh (1994-2017), aujourd'hui en exil, avait interdit les mutilations génitales féminines en 2015, estimant qu'elles étaient dépassées et ne constituaient pas une exigence de l'islam. La même année, le Parlement avait adopté la première loi interdisant spécifiquement cette pratique, désormais passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement.
En réalité, les MGF n'ont pas été éradiquées en Gambie.
La querelle récente a éclaté en 2023, quand trois femmes ont été condamnées à des amendes ou à des peines de prison pour avoir pratiqué des mutilations génitales féminines.
Un religieux islamique a payé les amendes et le Conseil suprême islamique de Gambie, principale organisation musulmane, a émis une fatwa confirmant la légalité de la "circoncision féminine". Le Conseil disait que la "circoncision féminine" n'était pas seulement une coutume ancestrale, mais aussi "une des vertus de l'islam".
K.Thomson--BTB