-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
-
Dans l'Ouest, l'architecture de bâtiments publics récents à l'épreuve de la canicule
-
Les livreurs de repas obtiennent une hausse significative de leur rémunération
-
L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook
-
Puces IA: SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street
-
Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l'Espagne
-
Deux fonds américains à l'assaut d'EasyJet
-
Accueil nocturne en toute discrétion pour la tapisserie de Bayeux à Londres
-
Canicule: jusqu'à quel point la pratique sportive peut-elle s'adapter?
-
Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone
-
Dans la jungle birmane, les rebelles gardent espoir malgré les revers
-
Les chaleurs extrêmes vont gagner du terrain, des incendies toujours actifs
-
Quinze morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Gagan Gupta, l'homme qui voulait industrialiser l'Afrique
-
XV de France: Aaron Grandidier-Nkanang, "une immense fierté, au bout d'un chemin rempli de difficultés"
-
Reprise de la demande de pétrole "en cours", selon l'AIE qui améliore légèrement sa prévision pour 2026
-
UE: Lescure juge "intéressante" la proposition de l'Espagne sur des emprunts communs
-
Le don de lait maternel, "de l'or" pour sauver la vie de prématurés
-
Un feu de forêt fait au moins 11 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
Easyjet annonce un "accord de principe" avec un second acquéreur potentiel, le fonds Apollo
-
Mondial-2026: Courtois le Belgo-Madrilène face à son deuxième pays
-
Mondial-2026: l'infranchissable Espagne face à l'imprévisible Belgique
-
Cinq morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Pour les supporters du Maroc, le rêve brisé des Lions de l'Atlas n'efface pas la fierté
-
Canicule: la vigilance rouge dans l'Ouest vendredi s'étendra samedi
-
La Tapisserie de Bayeux voyage vers Londres
-
Un feu de forêt fait 12 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
En Floride, l'aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump
-
Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule "affiliée à l'EI"
-
Début du transfert historique de la tapisserie de Bayeux vers Londres
-
"Le Gourmet solitaire", ode japonaise aux petits restaurants qui dépasse les frontières
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demies
-
Le guide suprême Khamenei inhumé sur fond de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Mondial-2026: Mbappé l'insubmersible
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demis
-
Les Bourses mondiales retrouvent des couleurs, la tech en principal soutien
-
Wall Street en hausse, met de côté les incertitudes géopolitiques
-
Royaume-Uni: Andy Burnham plébiscité au début de la course à la succession de Keir Starmer
-
Massif échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis avant l'inhumation de Khamenei
-
Vigilance rouge dans l'Ouest vendredi, la canicule tire en longueur
-
Tennis: la Tchèque Linda Noskova rejoint sa compatriote Karolina Muchova en finale de Wimbledon
-
La justice française interdit à Shein de vendre dans l'UE des produits imitant le crocodile Lacoste
-
Tour de France: Seixas à la hauteur de son rêve de podium
Dans un hameau rasé de Cisjordanie, résister à la colonisation israélienne en restant
Juché sur ce qui fut sa maison, Haitham Dababseh aide son père à dégager les gravats. Immortalisé dans un documentaire oscarisé, leur hameau de Khallet Al-Dabaa n'est plus qu'un champ de ruines depuis que les bulldozers israéliens sont passés par là.
Dans cette région du sud de la Cisjordanie occupée, les habitants palestiniens subissent depuis des décennies les violences de colons israéliens et les démolitions menées par l'armée, mais c'est la première fois qu'un hameau de cette taille est intégralement rasé.
Ils "sont venus par le passé et ont démoli trois fois, quatre fois, mais c'est la plus grande entreprise de démolition qu'on ait jamais vue", explique Haitham Dababseh à l'AFP.
"Je n'ai plus que mes vêtements, tout le reste est sous les décombres", ajoute l'agriculteur de 34 ans.
Derrière lui, son père de 86 ans peine à dégager la porte de leur ancienne demeure pour faire place à leur prochain abri, une tente.
L'armée israélienne a indiqué de son côté que "les autorités chargées de l'application de la loi (...) ont démantelé plusieurs structures illégales construites dans une zone militaire fermée" près d'Hébron.
Elle précise que cette mesure a été prise à l'issue "de toutes les procédures administratives requises".
Khallet al-Dabaa, comme d'autres localités de la région de Masafer Yatta, figure en bonne place dans "No Other Land", Oscar du meilleur documentaire, qui retrace la résistance des habitants face aux colons et à l'armée.
Depuis la consécration de ce film israélo-palestinien à Hollywood en mars, plusieurs des localités qui y apparaissent ont été la cible de nouvelles attaques ou de démolitions.
- "Laissez-moi vivre" -
L'armée israélienne a désigné la zone, où vivent un gros millier de personnes réparties entre plusieurs villages, comme terrain de tir militaire depuis les années 1970. Régulièrement, elle y démantèle des bâtisses, qualifiées d'illégales.
Autrefois, bon nombre d'habitants vivaient dans des grottes blotties dans la roche. Puis ils ont érigé quelque 25 habitations, même après la militarisation de la zone.
Premier dans sa famille à être né dans un hôpital et non pas dans une grotte, Haitham Dababseh déplore que les décombres du village bloquent désormais l'accès à l'antre où sont nés son père et son grand-père.
Au centre de Khallet Al-Dabaa, où vivent une centaine de personnes, ce qui faisait office de centre médical et maison communautaire n'est plus qu'un amas de béton brisé.
Au sol gisent encore quelques carreaux --mais plus aucun mur autour-- et un carnet de santé recouvert de poussière.
Sur la paroi de la seule structure encore debout, une peinture murale supplie "Laissez-moi vivre".
- Le ciel pour couverture -
La communauté internationale "fournit une aide de base qui permet aux Palestiniens de survivre, mais pas de protection", regrette Mohammed Rabaa, président du conseil du village voisin de Tuwani.
Du doigt, il désigne les collines encerclant le hameau détruit, toutes surmontées d'avant-postes tenus par des colons israéliens.
"Depuis le début de la guerre à Gaza [en octobre 2023], neuf avant-postes ont germé dans la région de Masafer Yatta", affirme Mohammed Rabaa.
Les colons qui y habitent "attaquent les maisons, brûlent des biens, détruisent et vandalisent" en toute impunité, voire avec la protection de l'armée, pour pousser les Palestiniens à partir, selon lui.
"Ils ne veulent pas d'une présence palestinienne", dit-il.
La colonisation juive en Cisjordanie, où vivent aujourd'hui environ 500.000 Israéliens au milieu de quelque trois millions de Palestiniens, est régulièrement dénoncée par l'ONU comme illégale au regard du droit international.
Israël n'en a cure et, mardi, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, colon d'extrême droite, a dit espérer que son gouvernement annexerait formellement la Cisjordanie avant la fin de la législature, en novembre 2026.
A 76 ans, dont 60 passés à Khallet Al-Dabaa, Oum Ibrahim Dababseh assure qu'elle ne quittera jamais les lieux.
"Je leur ai dit +Creusez ma tombe ici même+", confie-t-elle, en racontant comment des soldats l'avaient traînée hors de chez elle.
"Je n'ai même pas eu le temps de m'habiller correctement, je faisais le ménage chez moi", ajoute-t-elle, assise avec ses petites-filles à l'ombre d'un olivier.
Tout près, des proches fouillent parmi les gravats.
Comme Oum Ibrahim, avec qui il a des liens de parenté éloignés, Haitham Dababseh refuse de partir.
"La nuit dernière, j'ai dormi là", dit-il en désignant un lit installé à même le sol rocailleux et exposé aux éléments.
"J'ai un lit, très bien... Le ciel sera ma couverture, mais je ne partirai pas".
F.Pavlenko--BTB