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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Turquie: le PKK s'est réuni "avec succès" en vue de sa dissolution
Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a réuni son congrès "avec succès" en vue de prononcer sa dissolution et de mettre un terme à des décennies de combats fratricides qui ont fait près de 40.000 morts en Turquie.
Selon les informations rapportées vendredi par l'agence prokurde ANF, proche du parti armé, les travaux se sont tenus du 5 au 7 mai dans "les zones de défense Media", terme utilisé par le mouvement pour désigner les montagnes de Qandil, dans le nord de l'Irak, où se trouvent le commandement militaire du PKK et ses combattants.
"Le 12e congrès du PKK s'est réuni avec succès à l'appel du leader Abdullah Öcalan et l'a salué avec nostalgie et respect", rapporte l'agence, citant un communiqué de la présidence du congrès.
Celle-ci précise que "des décisions d'une importance historique" ont été prises "concernant les activités du PKK, sur la base de l'appel" de M. Öcalan.
Le 27 février, le leader historique du PKK Abdullah Öcalan, "Apo" (oncle, en kurde) pour ses partisans, avait appelé son mouvement à déposer les armes et à se dissoudre.
Cet appel du leader de 76 ans, incarcéré depuis 26 ans sur l'île prison d'Imrali, au large d'Istanbul, faisait suite à une médiation initiée à l'automne par un allié du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, le nationaliste Devlet Bahceli, via le parti prokurde DEM.
Le PKK avait répondu favorablement le 1er mars, annonçant un cessez-le-feu immédiat avec les forces turques.
Le DEM a salué vendredi un "tournant historique". "Une nouvelle page s'ouvre sur la voie d'une paix honorable et d'une solution démocratique", a estimé le parti dans un communiqué, ajoutant que "toutes les institutions politiques démocratiques", en particulier l'Assemblée nationale turque, devraient "prendre leurs responsabilités pour une véritable démocratisation" du pays.
Un responsable du parti, troisième force au parlement turc, a indiqué à l'AFP que les travaux du congrès ont été retardés par le décès le 3 mai de l'un de ses membres, Sirri Süreyya Önder, qui était très impliqué dans cette médiation et proche de M. Öcalan.
- "opportunité historique" -
Le Congrès du PKK lui a rendu hommage "avec respect et gratitude", et appelé "tout le monde à travailler ensemble pour atteindre les objectifs de paix et de société démocratique" défendus par M. Önder, rappelle l'ANF.
Après avoir salué une "opportunité historique" de paix, le président Erdogan avait juré de poursuivre les opérations armées contre le PKK "si (ses) promesses n'étaient pas tenues".
Mi-mars, le PKK s'était dit dans l'impossibilité de se réunir en raison des bombardements turcs persistants sur ses positions.
"Chaque jour, des avions de reconnaissance (turcs, NDLR) volent, chaque jour, ils bombardent, chaque jour, ils attaquent", avait insisté sur une chaîne de télévision kurde, Sterk TV, Cemil Bayik, l'un des dirigeants du mouvement.
Le sort de M. Öcalan à ce stade n'est pas connu, mais un responsable du parti au pouvoir AKP a laissé entendre que son régime de détention serait "assoupli", sans cependant évoquer sa remise en liberté, selon le quotidien turc progouvernemental Türkiye.
"Certaines mesures administratives seront prises. Un officier sera chargé de l'assister à Imrali. Les conditions de détention seront assouplies. (...) Les rencontres avec le DEM et la famille seront également plus fréquentes", selon ce responsable qui affirme que "Öcalan lui-même a déclaré ne pas vouloir quitter Imrali".
Selon ce responsable, le fondateur et leader du PKK, toujours respecté de ses partisans, craint pour sa vie s'il quitte sa prison. "Il sait qu'il aura un problème de sécurité lorsqu'il sortira".
L'Irak avait exigé en mars un retrait total de son territoire de l'armée turque et des combattants du PKK en cas d'accord de paix.
De leur côté, les combattants kurdes au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans le nord-est de la Syrie, s'étaient dits "pas concernés" par l'appel du PKK à désarmer.
M.Odermatt--BTB