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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Première rencontre attendue entre Ukrainiens et Russes à Istanbul
Moscou et Kiev doivent tenir vendredi à Istanbul de premières négociations directes sur l'invasion russe de l'Ukraine depuis les premières semaines de cette guerre en 2022, mais en l'absence du président russe Vladimir Poutine, les espoirs de progrès sont jugés minces.
Cette première réunion entre Ukrainiens et Russes depuis le printemps 2022 doit démarrer à 09H30 GMT sous médiation turque, ont indiqué des sources au sein du ministère turc des Affaires étrangères.
Le négociateur en chef russe avait, de son côté, déclaré plus tôt qu'il attendrait la délégation ukrainienne à partir de 07H00 GMT.
Une autre réunion doit toutefois avoir lieu auparavant, à partir de 07H45 GMT, entre Ukrainiens, Turcs et Américains dans le même palais de Dolmabahçe à Istanbul, sur les rives du Bosphore, selon ces sources turques.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, arrivé à Istanbul dans la matinée, a cependant minimisé les espoirs la veille, disant ne pas nourrir "de grandes attentes" concernant la réunion russo-ukrainienne et reconnaissant que l'équipe russe envoyée par Vladimir Poutine n'est "pas au niveau que nous espérions".
Le président américain Donald Trump a lui estimé que "rien ne se passera (...) tant que (Vladimir Poutine) et moi ne serons pas ensemble".
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait lui aussi dit vouloir rencontrer M. Poutine à Istanbul, a accusé Moscou de ne pas prendre "au sérieux" ces pourparlers.
La délégation russe est emmenée par un conseiller de second plan de Vladimir Poutine, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.
Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre "en personne" à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n'a pas fait le déplacement.
Dans ce contexte, Volodymyr Zelensky a délégué pour les discussions son ministre de la Défense Roustem Oumerov et un vice-ministre des Affaires étrangères, qui "auront un mandat pour un cessez-le-feu".
Donald Trump, qui pousse les belligérants à conclure la paix au plus vite, a répété jeudi qu'il pourrait se rendre "vendredi" en Turquie en cas de progrès dans les discussions.
- "Possibles compromis" -
La journée de jeudi a vu un échange d'invectives entre l'Ukraine et la Russie. Volodymyr Zelensky a qualifié de "pure façade" la délégation russe. Il a été traité en retour de "clown" par la diplomatie russe.
M. Medinski a, lui, martelé que son pays considérait que les nouveaux pourparlers devaient s'inscrire dans "la suite" des négociations bilatérales avortées de 2022, et aux cours desquelles les Russes avaient campé sur des positions maximalistes.
Il a assuré être prêt à de "possibles compromis", sans les détailler, et précisé que sa délégation avait "toutes les prérogatives" pour prendre des décisions, ce que le président ukrainien avait précédemment mis en doute.
Le Kremlin maintient depuis le début de l'invasion des revendications maximalistes: que l'Ukraine renonce à rejoindre l'Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d'armes occidentales.
M. Zelensky, longuement reçu jeudi à Ankara par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit de son côté toujours "prêt" à des "discussions directes" avec Vladimir Poutine, considérant que son absence était "un manque de respect" à l'égard de MM. Trump et Erdogan.
- Sommet européen en Albanie -
Jeudi, le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé que M. Poutine devait "payer le prix de son refus de la paix" avec l'Ukraine, avant de participer à un sommet de la Communauté politique européenne en Albanie vendredi.
Cet événement doit réunir les dirigeants de 47 pays de l'Union européenne et de sa périphérie dont M. Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, ainsi que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte.
M. Zelensky est arrivé en Albanie jeudi soir pour y participer.
La diplomatie européenne et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par la Russie, au motif qu'une trêve prolongée pourrait selon elle permettre aux forces ukrainiennes de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que l'armée russe a l'avantage sur le front.
Les attaques se sont poursuivies dans la nuit de jeudi à vendredi des deux côtés de la frontière.
Moscou, dont l'armée a revendiqué jeudi la conquête de deux nouvelles localités dans la région orientale de Donetsk, occupe près de 20% du territoire ukrainien.
burs-lgo-ant/rbj/dsa
T.Bondarenko--BTB