-
Comment le Pakistan a réussi à négocier une trêve entre l'Iran et les Etats-Unis
-
PFAS: des communes des Ardennes portent plainte contre X
-
Le journaliste Dov Alfon quitte la direction de la rédaction de Libération
-
Rouge ou noir : la loterie du service militaire en Thaïlande
-
Moyen-Orient: Wall Street ouvre en nette hausse après l'annonce d'un cessez-le-feu
-
Pic de chaleur précoce en France: des températures dignes de juillet ce mercredi
-
L'Afrique du Sud reçoit les lettres de créance de l'ambassadeur américain dans un climat de tensions
-
Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France, après "l'horreur" de la détention en Iran
-
Au procès libyen en appel, Sarkozy argue d'une machination du clan Kadhafi
-
Cessez-le-feu en Iran: "rebond de soulagement" sur les marchés
-
Après l'Iran, Kiev appelle Washington à "contraindre" Moscou à une trêve en Ukraine
-
Russie: six militants antiguerre condamnés à de lourdes peines de prison
-
"La rumeur": bientôt un téléfilm sur Samuel Paty sur France Télévisions
-
Liban: Israël poursuit ses frappes malgré la trêve irano-américaine
-
Des milliers de photos de femmes diffusées sans consentement sur Telegram, selon une ONG
-
Thaïlande: l'homme qui s'était introduit dans l'enclos d'une hippopotame condamné à une amende
-
Trêve entre l'Iran et les États-Unis: ce que l'on sait
-
Ligue des champions: Hugo Ekitiké, de l'ombre parisienne au phare de Liverpool
-
Après le fromage et le melon, le sapin de Noël obtient une origine protégée
-
Après quatre ans de calvaire en Iran, les ex-détenus Cécile Kohler et Jacques Paris sont rentrés en France
-
Monte-Carlo: Medvedev balayé d'entrée 6-0, 6-0 par Berrettini
-
Une ONG met en demeure l'État d'arrêter la "destruction massive" des renards
-
La Grèce va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
-
Le pape salue la trêve en Iran comme un "signe de vif espoir"
-
Trève au Moyen-Orient: la Bourse de Paris respire
-
Kirghizstan: avant la présidentielle, le pouvoir aux mains d'un seul homme
-
Proche de Belmondo, promoteur de Bruce Lee: la collection cinéma de René Chateau aux enchères
-
Pour ses 80 ans, EDF mobilise 240 millions d'euros pour aider les Français à passer à l'électrique
-
Mort de Matthew Perry: la "Reine de la kétamine" fixée sur son sort mercredi
-
Des voitures électriques en libre-service pour faciliter les déplacements à la campagne
-
Alimentation et grossesse: le discours inexact et alarmiste d'une influenceuse française crispe les experts
-
Dans l'assiette des Européens, 10.000 ans d'inégalités de genre
-
Cessez-le-feu en Iran: soulagement des Bourses européennes, en forte hausse
-
Vers une campagne 2027 en ligne: Gaspard G lance ses entretiens politiques
-
Commission audiovisuel public: la présidente de France Télévisions pour la dernière audition
-
Transport aérien: l'approvisionnement en kérosène mettra "des mois" pour revenir à la normale, selon l'IATA
-
La surprise d'Artémis: la Lune frappée par des météorites en temps réel
-
Cessez-le-feu en Iran: les Bourses européennes attendues en forte hausse à l'ouverture (contrats à terme)
-
Cessez-le-feu en Iran: les carburants pourraient baisser de "5 à 10 centimes très rapidement", dit l'Ufip à l'AFP
-
La Corée du Nord a tiré des missiles a deux reprises le même jour, selon Séoul
-
Marilyn Monroe, l'icône féministe derrière la star hyper-sexualisée
-
En France, la baisse des émissions de gaz à effet de serre reste "insuffisante" en 2025
-
Cessez-le-feu en Iran: le pétrole plonge sous 100 dollars, envolée des Bourses d'Asie
-
Ligue des champions: le PSG retrouve Liverpool avec l'espoir d'un scénario plus serein
-
La Corée du Nord a tiré "plusieurs missiles balistiques", selon Séoul
-
Ambulanciers privés: deux appels à la grève mercredi avec des mots d'ordre différents
-
Après quatre ans de calvaire en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris de retour en France
-
L'actualisation de la loi de programmation militaire en Conseil des ministres
-
Au Sénat, la contre-offensive face au "pillage" des contenus culturels par l'IA
-
Etats-Unis et Iran s'accordent pour un cessez-le-feu de deux semaines
Au Kenya, violences lors des manifestations commémorant le mouvement de 2024, deux tués par balles
Deux personnes ont été tuées par balles mercredi lors de manifestations au Kenya commémorant le mouvement citoyen inédit et violemment réprimé d'il y a un an, notamment dans la capitale Nairobi où la police en grand nombre a affronté des jeunes pendant plusieurs heures.
Le 25 juin 2024, la prise du Parlement par des manifestants, réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto, avait marqué l'apogée de protestations qui ont perduré jusqu'en juillet. Plus de 60 personnes avaient été tuées au total, selon les groupes de défense des droits humains.
Mercredi, des milliers de manifestants, majoritairement de jeunes hommes, sont à nouveau descendus dans la rue à Nairobi mais aussi dans la grande ville côtière de Mombasa et d'autres comtés du pays.
Les familles des victimes et les militants avaient appelé à des rassemblements pacifiques. D'autres ont enjoint à "occuper le palais présidentiel".
A Nairobi, où par crainte de violences de nombreuses écoles et commerces étaient fermés et des routes bloquées, la matinée avait débuté dans le calme mais des signes de violences ont ensuite émergé, certains manifestants jetant des pierres et la police lançant des gaz lacrymogènes et déployant au moins trois canons à eau.
Les journalistes de l'AFP ont compté au moins une policière ainsi que plusieurs manifestants blessés, et ont vu plusieurs ambulances entrer et sortir de la zone, toutes sirènes hurlantes.
Florence Achala, étudiante, a souligné que la "jeune génération" était déterminée. "Le système est pourri, il est voyou et nous voulons une refonte complète", a-t-elle ajouté.
En fin d'après-midi, les médias locaux montraient encore des nombres importants de manifestants tentant de rejoindre le centre-ville, bloqués par la police.
A une centaine de kilomètres de la capitale, deux personnes ont été tuées par balles et 8 autres ont été blessées dans le sous-comté de Matuu, a affirmé à l'AFP un responsable hospitalier.
- Interdiction de diffusion -
En début d'après-midi, l'autorité de la communication a dans une lettre interdit aux radios et télévisions de diffuser en direct les images des manifestations.
La décision ne semblait pas respectée dans l'immédiat, la plupart des grands médias continuant cette diffusion. Faith Odhiambo, avocate et présidente du barreau kényan, a dénoncé sur X "la nullité légale absolue" de cette annonce.
Le groupe de surveillance d'internet NetBlocks affirmait dans l'après-midi que le fonctionnement de la plateforme Telegram était restreint.
Dans la capitale, de nombreux manifestants ont scandé "Ruto doit partir" - un cri de ralliement depuis un an - et brandi des drapeaux et des portraits de victimes. Certains ont également déposé des fleurs devant l'hémicycle.
La colère contre les violences policières s'est accentuée après le décès début juin dans un commissariat de police d'Albert Ojwang, un enseignant de 31 ans arrêté après avoir critiqué un haut responsable de la police. Les forces de l'ordre ont initialement tenté de camoufler sa mort en suicide.
Son décès a déjà suscité ces dernières semaines des manifestations de quelques centaines de personnes, qui ont engendré de nouvelles brutalités.
Mercredi, Anthony, 25 ans, vendait des drapeaux tout en marchant, contre "les violences policières, l'oppression, les taxes élevées et tout ce qui ne va pas dans ce pays."
"La marche est toujours pacifique, mais c'est quand la police (commence à envoyer) des gaz lacrymogènes que ça tourne au chaos", ajoute-t-il.
Un homme suspecté d'être un policier en civil a été malmené par des manifestants. L'année dernière des forces de sécurité non identifiables avaient été vues tirant sur la foule.
Lors d'un rassemblement le 17 juin à Nairobi, des "voyous" armés travaillant en tandem avec la police s'en sont pris aux protestataires, ont constaté des journalistes de l'AFP. Un policier a également tiré à bout portant sur un vendeur qui ne manifestait pas de violence, une scène filmée devenue virale qui a accentué la colère.
- Président impopulaire -
William Ruto a promis aux policiers que son gouvernement les "soutiendrait".
Impopulaire, le président s'est efforcé d'éviter toute hausse directe d'impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles.
En 2024, plus de 80 personnes ont été enlevées - certaines des mois après les manifestations -, certaines encore portées disparues.
En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne.
"Un (seul) mandat", réclamaient mercredi certaines affiches, en référence à une possible nouvelle candidature de Ruto aux élections de 2027.
"Les gens qui courent ici (...) ils ont des diplômes. Mais ils n'ont pas de travail. On ne peut pas compter sur ce gouvernement", a dit à Nairobi Samson Watenge Nyongesa, étudiant de 31 ans.
T.Bondarenko--BTB