-
"Humaniser l'IA": quand des outils peu fiables cherchent à vous faire payer
-
Un homme, sa chienne et ChatGPT: la saga du vaccin IA en Australie
-
En Grèce, la feta pâtit d'une épizootie chez les brebis
-
Au Vietnam, un parfum de scandale flotte sur une usine chimique
-
Décès d'Emiliano Sala: Cardiff City et le FC Nantes fixés lundi sur leur contentieux financier
-
Miami: Sinner implacable, réussit le doublé après Indian Wells contre Lehecka
-
Iran et Israël s'attaquent, Trump dit entrevoir un accord avec Téhéran
-
NBA: Boston de nouveau en play-offs, le Thunder bat les Knicks
-
Propos polémiques sur CNews: le maire de Saint-Denis appelle à un rassemblement antiraciste samedi
-
Echec des négociations ministérielles de l'OMC à Yaoundé
-
Le président syrien en visite à Berlin pour oeuvrer à la reconstruction de son pays
-
Guerre au Moyen-Orient: un G7 Finances-Energie lundi sur l'impact économique
-
Cuba: un pétrolier russe sous sanctions attendu mardi, défiant le blocus américain
-
Le navigateur Kevin Escoffier jugé à Lorient pour quatre agressions sexuelles
-
MotoGP: Bezzecchi s'impose aux Etats-Unis
-
Top 14: le Stade français corrige Clermont et revient sur le podium
-
Foot: les Bleus ont de la réserve
-
"Vive le shah!": un millier de personnes rassemblées à l'appel de Pahlavi à Washington
-
Foot: Akliouche marque des points en bleu
-
Rheinmetall tente d'apaiser la polémique après les propos de son PDG sur les "ménagères" ukrainiennes
-
Cuba: un pétrolier russe sous sanctions attendu lundi, défiant le blocus américain
-
L'OMC joue les prolongations à Yaoundé, le Brésil entre en jeu
-
A Pustavacs, un village en principe acquis à Viktor Orban, les coeurs balancent
-
Guerre au Moyen-Orient: en Inde, les fabricants de céramique à l'arrêt faute de gaz
-
Protection internationale pour 40 nouvelles espèces migratrices
-
Guerre au Moyen-Orient : entretiens à Islamabad entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
In Flanders Fields/Wevelgem: Philipsen s'impose, avec les compliments de Van der Poel
-
Angleterre: Tudor débarqué, Tottenham encore à la recherche d'un entraîneur
-
Corée du Nord: côté chinois, l'attente d'une réouverture du tourisme
-
A Singapour, le parkour dope la santé et la confiance des plus âgés
-
Angleterre : la garde à vue de l'automobiliste qui a percuté des piétons se poursuit
-
La liquidation de l'Institut national de la consommation publiée au JO
-
A la banque centrale des Etats-Unis, le changement de chef dans les limbes
-
Patinage artistique: après une année en or, quelle suite pour Cizeron et Fournier Beaudry?
-
Cyclisme: Vingegaard remporte le Tour de Catalogne, Gilmore décroche la dernière étape
-
A Beyrouth, des bénévoles risquent leur vie pour sauver les animaux sous les bombardements
-
Guerre au Moyen-Orient : début des entretiens entre Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie et Egypte
-
Népal: détention prolongée pour l'ex-Premier ministre, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
Le Patriarche latin de Jérusalem empêché d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux
-
L'OMC s'achemine vers un accord a minima sur sa réforme
-
Deux drones non identifiés se sont écrasés en Finlande, selon le gouvernement
-
50 ans d'Apple: cinq anecdotes sur la marque à la pomme
-
Dimanche des Rameaux: la police israélienne empêche le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder au Saint-Sépulcre
-
Apple, 50 ans et un défi existentiel : réussir le tournant de l'IA
-
Funérailles à Beyrouth de trois journalistes libanais tués par une frappe israélienne
-
Deux nouvelles interpellations dans l'enquête sur l'attentat déjoué contre Bank of America à Paris
-
Au Népal, l'ex-Premier ministre devant un juge, nouvelle arrestation d'un membre de l'ancien gouvernement
-
L'ancien plumassier du Lido jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
A Paris Emmanuel Grégoire prend le relais d'Anne Hidalgo à l'Hôtel de ville
-
Corée du Nord: Kim Jong Un assiste à un nouvel essai de moteur de missile à combustible solide
Le Parlement adopte définitivement une loi réhabilitant les femmes condamnées pour avortement
"Une avancée historique" saluée par les associations féministes: le Parlement a définitivement adopté jeudi, lors d'un vote unanimement favorable à l'Assemblée nationale, une loi pour réhabiliter les femmes condamnées pour avortement avant la loi Veil de 1975.
Le texte reconnaît plus largement "que l'application par l'État" des lois "pénalisant le recours, la pratique, l'accès et l'information sur l'avortement" a constitué "une atteinte à la protection de la santé des femmes, à l'autonomie sexuelle et reproductive" ou encore "aux droits des femmes".
Ce texte mémoriel ajoute que ces lois d'avant 1975 ont conduit à "de nombreux décès" et engendré des "souffrances physiques et morales".
Portée par l'ancienne ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, actuellement sénatrice du Val-de-Marne, la proposition de loi socialiste avait été adoptée à l'unanimité au Sénat en mars, dans les mêmes termes, et avec le soutien du gouvernement.
Cette loi "est un acte de justice envers ces milliers de vies brisées par des lois injustes", a déclaré jeudi la ministre déléguée chargée de l'Egalité femmes-hommes Aurore Bergé, en évoquant dans son discours l'avortement de sa mère.
"Nous avons la responsabilité de réparer mais surtout, nous avons le devoir d'alerter", a-t-elle ajouté, en référence aux attaques actuelles "partout dans le monde" contre "les droits des femmes".
Les députés ont salué la présence en tribune de Claudine Monteil, l'une des signataires du Manifeste des 343, appel choc de 343 femmes ayant révélé en 1971 avoir avorté.
Le texte contient par ailleurs la création d'une commission de reconnaissance du préjudice subi par les femmes ayant avorté. Elle sera chargée de contribuer au "recueil" et à la "transmission de la mémoire" des femmes contraintes aux avortements clandestins et de ceux qui les ont aidées.
Cette commission sera composée de professionnels de santé, d'un membre du Conseil d'Etat ou un magistrat de la Cour de cassation, de personnes ayant réalisé des travaux de recherche sur ces questions et d'autres issues du milieu associatif.
- Pas de réparations financières -
Le texte ne prévoit pas en revanche de volet indemnitaire pour porter réparation aux personnes concernées par cette loi. A dessein, "parce qu'il n'y avait pas que des amies des femmes qui ont pratiqué des avortements", selon Laurence Rossignol, qui évoque les "mères maquerelles" ou encore les "proxénètes" les ayant réalisés.
"Cette question de l'indemnisation reste un angle mort de ce texte", a regretté la députée écologiste Sandra Regol, à l'unisson avec la députée Insoumise Mathilde Panot notamment.
"On ne peut pas faire comme si cette question ne se posait pas", a ajouté Mme Regol, alors que l'Assemblée venait d'adopter un autre texte comportant des réparations pour les personnes condamnées par le passé pour homosexualité.
Les "circonstances" sont "différentes", a argumenté la ministre Aurore Bergé, puisque les femmes concernées par le texte "n'ont pas toutes subi des condamnations".
La commission créée par cette loi pourra mener des recherches "pour mieux identifier les victimes" et "peut-être, à un moment, ouvrir droit à un type de réparation", a-t-elle ajouté.
Des représentants des Républicains et du Rassemblement national se sont au contraire félicité de cette absence de compensations financières.
L'examen du texte survient 50 ans après la promulgation de la loi Veil qui a autorisé l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Entre 1870 et cette dépénalisation, plus de 11.660 personnes ont été condamnées pour avoir pratiqué ou eu recours à un avortement, selon les estimations officielles.
La Fondation des femmes a salué une "avancée historique", permettant de reconnaître "l'injustice subie par des milliers de femmes condamnées, humiliées ou emprisonnées pour avoir exercé ce qui est aujourd'hui un droit fondamental".
"La France envoie un message clair, en France comme à l'international: personne ne devrait jamais être condamné pour avortement", ajoute l'organisation.
Tout en se "félicitant" de l'adoption de la loi, Choisir la cause des femmes, association co-fondée par Gisèle Halimi, a jugé "important" de ne pas masquer le fait que l'accès à l'IVG en France n'est pas "satisfaisant".
"Près de 20% des femmes doivent encore se déplacer en France pour avorter", a-t-elle souligné.
Plusieurs députés ont par ailleurs salué durant les débats l'adoption par le Parlement européen mercredi d'un texte exhortant Bruxelles à faciliter l'accès à des avortements "sûrs" à toutes les femmes du continent, où cet accès diffère nettement d'un pays à l'autre.émep-la/rap/frd/
C.Meier--BTB