-
Australie: première victoire électorale du parti d'extrême droite One Nation
-
Real: Tchouaméni "dans le groupe" pour le Clasico après son altercation avec Valverde
-
Deux militants de la "flottille pour Gaza" détenus par Israël doivent être libérés dans la journée, selon une ONG
-
L'Iran met en doute le "sérieux" des Etats-Unis, sa réponse à un nouveau plan américain en suspens
-
Royaume-Uni : Starmer prépare sa riposte après la défaite électorale du Labour
-
A Moscou, des célébrations du 9-Mai sans internet ni de grands espoirs de paix
-
Russie: début du défilé sur la place Rouge à Moscou pour le 9-Mai
-
Cannes: dans les coulisses de la fabrication de la Palme d’or
-
Poutine dit que son armée affronte en Ukraine des "forces agressives" soutenues par l'Otan
-
Réseaux sociaux: face aux géants, des Européens jouent la carte éthique
-
Omar Garcia Harfuch, le "Batman du Mexique", potentiel présidentiable
-
Trump renforce encore son emprise sur le ministère de la Justice
-
Moscou commémore le 9-Mai 1945 conforté par un cessez-le-feu annoncé par Trump
-
Play-offs NBA: Wembanyama en démonstration, les Spurs s'imposent chez les Wolves
-
Moscou va commémorer le 9-Mai 1945 conforté par un cessez-le-feu annoncé par Trump
-
Hongrie: Peter Magyar arrive au pouvoir avec la promesse d'un changement de régime
-
Washington frappe deux pétroliers mais attend une réponse de l'Iran
-
Washington revendique des tirs sur deux pétroliers iraniens
-
Ligue 1: Lens valide sa Ligue des champions, Nantes relégué
-
Bourses mondiales: l'Europe clôture en baisse, Wall Street touche de nouveaux records
-
Tensions au PS: Vallaud claque la porte de la direction, Faure en minorité
-
Tennis: pour son retour, Novak Djokovic tombe de haut à Rome
-
Le Real Madrid inflige une amende de 500.000 euros à Valverde et à Tchouaméni, pas de sanction sportive
-
Elections britanniques: Starmer s'accroche au pouvoir malgré la défaite historique du Labour
-
Collégienne tuée dans l'Aisne: le suspect mis en examen pour assassinat et viols
-
Soucoupes, orbes et disques volants: le Pentagone publie des documents sur les ovnis
-
Bourses mondiales: l'Europe termine la semaine dans le rouge, nouveaux records à Wall Street
-
Les Bourses européennes terminent la semaine dans le rouge
-
Iran: Rubio somme les Européens de partager le fardeau
-
Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose
-
Le surf sur la vague de Munich réautorisé par le nouveau maire
-
La Pologne signe un accord de prêt de 44 milliards d'euros avec l'UE pour moderniser son armée
-
Les Etats-Unis disent attendre vendredi une réponse de l'Iran à leur dernière offre
-
Bourses mondiales: Wall Street salue un rapport sur l'emploi solide, l'Europe dans le rouge
-
L'homme accusé d'avoir menacé l'ex-prince Andrew plaide non coupable
-
Wall Street se reprend, aidée par l'emploi américain
-
Automobile: Porsche poursuit son recentrage, plus de 500 emplois supprimés
-
Tennis: Swiatek se fait peur à Rome, De Minaur prend la porte
-
Elections britanniques: Starmer exclut de démissionner malgré des résultats "douloureux" et l'ascension de Reform UK
-
De nouveaux affrontements dans le Golfe jettent une ombre sur l'optimisme de Trump
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain
-
Aucune "faille de sécurité" identifiée dans l'enquête de l'UE sur un commissaire hongrois
-
Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal
-
Un rubis de 11.000 carats découvert en Birmanie
-
"C'est une prison": la longue attente des Gazaouis bloqués en Cisjordanie
-
Buffles, cash et canapé: le scandale qui fait à nouveau trembler le président sud-africain
-
Mondial-2026: la pelouse posée dans le stade de la finale
-
Bonnie Tyler en coma artificiel après avoir été opérée au Portugal
-
Commerzbank contre-attaque face à l'offre hostile d'UniCredit
-
Kérosène: l'UE espère éviter la pénurie et se tourne vers les Etats-Unis
Procès Péchier: le "tabou de l'assassinat médical" brisé par deux "lanceurs d'alerte"
Deux anesthésistes "lanceurs d'alerte" ont brisé le "tabou de l'assassinat médical": la cour d'assises du Doubs s'est penchée jeudi sur le déclenchement de l'affaire des 30 empoisonnements, dont 12 mortels, reprochés au docteur Frédéric Péchier.
"Les docteurs Sébastien Pili-Floury et Anne-Sophie Balon ont fait figure de lanceurs d'alertes dans cette affaire", a souligné devant la cour l'ancien commandant de police Fabrice Charligny.
Son service est saisi par le parquet dès l'ouverture de l'enquête, après l'arrêt cardiaque inexpliqué de Sandra Simard, 36 ans, le 11 janvier 2017.
La patiente avait été transférée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon pour terminer sa réanimation. Anne-Sophie Balon était chargée de son anesthésie.
"Sidérée" face à l'arrêt cardiaque de sa patiente, que rien ne prédisposait à un tel incident, la jeune anesthésiste se rend au CHU avec son électrocardiogramme.
En regardant les tracés, le chef du service de réanimation du CHU, Sébastien Pili-Floury, soupçonne un excès de potassium (hyperkaliémie).
Sur son conseil, la jeune femme fait saisir le matériel médical ayant servi à l'intervention. Une quantité de potassium 100 fois supérieure à la normale est découverte lors des analyses.
Un électrochoc pour le monde médical. Cette dose était "énorme, c'est miraculeux que cette patiente ait survécu", a témoigné Philippe Panouillot, pharmacien inspecteur de l'Agence régional de santé (ARS).
- "Arrêter l'hécatombe" -
La direction de la clinique et l'ARS alertent alors le parquet de Besançon qui ouvre une enquête.
L'affaire Péchier commence.
Le docteur Pili-Floury fait part aux enquêteurs de plusieurs cas similaires de patients de la clinique Saint-Vincent, qui avaient dû être réanimés au CHU.
Avant ces faits, "plusieurs enquêtes" portant sur des arrêts cardiaques suspects "n'avaient pas abouti, c'est vraiment ce cas de 2017 qui a permis de tirer les fils" de l'ensemble des 30 empoisonnements dont est aujourd'hui accusé le docteur Péchier, a remarqué la présidente de la cour, Delphine Thibierge.
Au début de l'enquête, "le docteur Péchier était insoupçonnable, c'était le meilleur anesthésiste de la clinique Saint-Vincent. Dans le logiciel des médecins, c’était impensable", selon le commandant Fabrice Charligny.
Pour avancer, les investigations ont dû briser le "tabou social de l'assassinat médical", relève l'avocate générale Christine de Curraize.
Après l'arrêt cardiaque de Mme Simard, "l'impensable commence à se faire jour", se souvient Philippe Panouillot.
"On prend peur et on se dit : il y a peut-être quelqu'un qui tue des gens depuis des années à Besançon et on l'a pas vu. Il faut arrêter l'hécatombe, il faut arrêter le massacre".
L'ARS est vite "convaincue de la culpabilité de Frédéric Péchier" et craint de nouveaux empoisonnements.
Alors que le docteur Péchier part en vacances, "en secret, la nuit, toutes les poches de perfusions de la clinique sont remplacées" et "il ne se passera jamais plus rien", aucun événement suspect au sein de la clinique Saint-Vincent, selon le pharmacien.
- "Orfèvre de la mort" -
Frédéric Péchier, 53 ans, est finalement interpellé en mars 2017. Il est soupçonné d'avoir pollué les poches de perfusion de patients pour provoquer leur arrêt cardiaque, afin de discréditer des collègues avec qui il était en conflit, tout en démontrant ses qualités de réanimateur.
M. Panouillot "regrette" de ne pas l'avoir "arrêté plus tôt", alors que l'établissement privé enregistrait un taux anormalement haut d'EIG (évènements indésirables graves). "Les sérials killers, ils ne s'arrêtent pas", ajoute-t-il.
L'avocat de l'accusé, Me Randall Schwerdorffer, l'admet, l'empoisonnement de Sandra Simard "est forcément un crime de soignant".
Mais "quelqu'un qui est un orfèvre de la mort, de l'anesthésie, a-t-il besoin de mettre 100 fois la dose de potassium pour tuer ?", interroge le ténor qui avance l'hypothèse qu'un collègue de monsieur Péchier aurait lui aussi pu être l'empoisonneur.
Lee Takhedmit, autre conseil de M. Péchier, fustige par ailleurs l'absence "de mobile déterminé" de son client.
Frédéric Péchier, père de trois enfants a toujours clamé son innocence. Il comparaît libre, mais risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Le verdict est attendu le 19 décembre.
G.Schulte--BTB