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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Wimbledon: Tsitsipas tombe dans le piège de Kyrgios
Stefanos Tsitsipas s'y attendait mais il est quand même tombé dans le piège de Nick Kyrgios qui a transformé le court N.1 du vénérable club de Wimbledon en arène de combats de coqs pour simposer samedi au 3e tour.
"Il était frustré, mais le tennis est un sport de frustrations et quoi qu'il se passe sur le court, je l'aime", a assuré Kyrgios juste après avoir échangé une furtive poignée de main avec son adversaire battu 6-7 (2/7), 6-4, 6-3, 7-6 (9/7).
Durant 3h17, les deux hommes se sont affrontés à balles réelles, sous les sifflets, les encouragements, les cris d'un public sorti de ses gonds.
"C'était un match de dingue, dans une ambiance extraordinaire. Je suis super heureux d'être passé, c'était un match de dingue...", a commenté l'Australien de 27 ans.
Si le match a été fou, Kyrgios n'y est pas pour rien. Il a tout fait pour faire dégoupiller son adversaire, rendre chèvre l'arbitre et hystériser le public. Jusqu'au point d'ébullition générale où, seul, il a retrouvé son sang froid pour prodiguer ses coups géniaux.
"On se serait cru au cirque, a critiqué Tsitsipas en conférence de presse. C'est fatiguant ces discussions incessantes, ces sempiternelles plaintes".
- Tsitsipas sanctionné -
Pour parler, Kyrgios a parlé. "La quantité de merde que le tournoi va prendre à cause de toi après ma conférence de presse...", a-t-il invectivé à l'encontre de l'arbitre Damien Dumousois.
L'Australien a eu plusieurs longs échanges avec lui, puis avec le superviseur, parfois à la limite de la correction. "T'es débile ou quoi ? (...) Tu es une honte" a-t-il lancé plusieurs fois à M. Dumousois qui est resté stoïque.
Et c'est pourtant Tsitsipas qui a été sanctionné.
Le Grec a reçu un premier avertissement pour avoir frappé une balle dans le public entre deux points. Kyrgios a sauté sur l'occasion pour parlementer avec l'arbitre, réclamer la venue du superviseur, puis de "tous les superviseurs", afin d'obtenir la disqualification de son adversaire en rappelant aux officiels celle de Djokovic à l'US Open 2020 quand il a par mégarde atteint une juge de ligne à la gorge.
Puis, sur un service à la cuillère de Kyrgios, Tsitsipas a craqué et frappé la balle directement en direction des tribunes. Second avertissement et point de pénalité pour le Grec.
"Je visais le corps de mon adversaire, mais je l'ai manqué... de beaucoup", a affirmé Tsitsipas, que l'on croira ou pas tant la balle est effectivement partie loin de la cible.
Il faut dire que Kyrgios avait déjà adressé un service à la cuillère, qui plus est entre les jambes, que Tsitsipas avait expédié en retour dans le filet.
- "Il s'en sort toujours" -
Excédé par le comportement de son adversaire, le N.5 mondial a visé plusieurs fois l'Australien sur des frappes lourdes (smash, coup droit haut tout près du filet alors que Kyrgios était à l'intérieur du court devant lui). Sans le toucher.
"Je voulais qu'il s'arrête. Il faut que tout ça s'arrête", a expliqué Tsitsipas.
"Il passe son temps à intimider les autres, voilà ce qu'il fait. Il martyrise ses adversaires. Il était probablement lui-même une brute à l'école. Je n'aime pas les brutes", a insisté Tsitsipas en conférence de presse.
"Il a aussi des bons côtés. Mais... il y a aussi chez lui un côté démoniaque, qui, lorsqu'il s'exprime, peut vraiment blesser et faire beaucoup de mal aux gens qui l'entourent", a ajouté le Grec.
Il a lui-même a tenté de faire intervenir l'arbitre en lui faisant remarquer sur un ton faussement diplomatique que Kyrgios mettait ses serviettes un peu partout: "De quelle couleur est mon panier (pour ranger les serviettes) ? Le Monsieur, là-bas, en occupe la moitié".
Mais, "il s'en sort toujours", a regretté Tsitsipas,.
D.Schneider--BTB