-
Miami: Fils en demi-finale après avoir sauvé 4 balles de match dans un duel dingue
-
NBA: Doncic toujours bouillant, Wembanyama gagne sans transpirer
-
Birmanie: un an après, les plaies du séisme restent ouvertes
-
Trump affirme que l'Iran veut un accord pour mettre fin à la guerre
-
Le Parlement européen en passe d'approuver des "hubs de retour" pour migrants
-
Tout en diversifiant ses alliances, l'UE veut préserver son accord commercial avec Trump
-
L'OMC évoque l'avenir du commerce mondial à Yaoundé sur fonds de tensions au Moyen-Orient
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro revient devant la justice américaine
-
Faux conseillers bancaires: onze prévenus jugés pour un butin de 740.000 euros
-
Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides
-
La Banque de France moins optimiste pour la croissance en raison de la guerre au Moyen-Orient
-
Le robot et la Première dame: Melania Trump flanquée d'un androïde à la Maison Blanche
-
Un verdict inédit retient la responsabilité d'Instagram et YouTube dans l'addiction aux réseaux sociaux
-
L'UE choisit Lille pour le siège de la future Autorité douanière européenne
-
Equipe de France: un camp de base en plein centre de Boston
-
Loana, télé-réalité et enfer du décor
-
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
-
Wall Street termine en hausse, sensible à la détente des prix du pétrole
-
Fin de l'éruption du Piton de la Fournaise à La Réunion
-
Apple lance des vérifications d'âge pour les utilisateurs britanniques d'iPhone
-
Gaza: la Défense civile annonce un mort et plusieurs blessés dans une frappe israélienne
-
Gims rattrapé par la justice: la star en garde à vue dans une affaire financière
-
Après la condamnation d'Instagram et YouTube, l'espoir des parents de victimes des réseaux sociaux
-
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
-
La traite des esclaves africains proclamée à l'ONU "plus grave crime contre l'humanité"
-
Protoxyde d'azote détourné: criminaliser l'usage, une "réponse inadaptée", disent des professionnels de santé
-
Protoxyde d'azote détourné: une euphorie éphémère aux conséquences parfois graves
-
Biathlon: "Je ne me fixe aucune limite", assure Eric Perrot à l'AFP
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Les chiens nous accompagnent depuis 16.000 ans
-
Est de la RDC: nouvelle naissance de jumeaux gorilles de montagne
-
AC Schnitzer : Quand les préparateurs cultes se taisent
-
Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans adoptée en commission au Sénat, le texte modifié
-
Gaz: Meloni annonce une coopération accrue de l'Italie avec Alger
-
Un port russe touché par des drones ukrainiens lors d'une attaque massive de Kiev
-
Matt Brittin, un ancien dirigeant de Google, nommé à la tête de la BBC
-
Ski: avec un sixième gros globe, Mikaela Shiffrin continue d'écrire sa légende
-
Après les municipales, la présidentielle: les remous continuent à droite et à gauche
-
Le Hezbollah refuse toute négociation "sous le feu" avec Israël
-
Foot: France-Brésil, une affiche de prestige comme un avant-goût de Coupe du monde
-
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
-
Travail dissimulé: Foodora plaide coupable et échappe à un procès au pénal
-
Ski: Mikaela Shiffrin remporte le classement général de la Coupe du monde pour la 6e fois
-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Le Sri Lanka mercredi au ralenti pour économiser sa précieuse énergie
-
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la communauté juive
-
L'Iran et Israël échangent des frappes, tractations en coulisses au Moyen-Orient
-
Dans un paysage politique très morcelé, le Danemark se cherche un gouvernement
-
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles
En Normandie, la montée des eaux menace les vestiges du Débarquement
Érosion, submersion: 80 ans après le D-Day, les plages du Débarquement et leurs vestiges sont menacés par la montée des eaux liée au changement climatique, obligeant à repenser l'avenir de ces sites de mémoire.
Sur plus de 100 km, de Ouistreham (Calvados) à Ravenoville (Manche), le littoral normand est jonché de vestiges du 6 juin 1944, bunkers du mur de l'Atlantique, épaves et pièces de collection font vivre une région et revivre aux touristes ce moment d'histoire.
Mais la mer d’où est venue la libération menace aujourd'hui son patrimoine historique: falaises et dunes sont soumises à l'érosion, marais, vallées et polders à la submersion.
Tout à l'ouest, les plages "américaines" de Utah et Omaha, plus sauvages, "subissent à la fois l'érosion et le risque submersion", indique Régis Leymarie, délégué adjoint au conservatoire du littoral en Normandie.
Sur le secteur britannique, "c'est également le cas" pour Gold.
Sur Juno et Sword en revanche, "le front de mer est cadenassé de Courseulles à Ouistreham par des ouvrages du XXe siècle" (des digues et enrochements, NDLR), seule la submersion y posera problème.
Et ça va arriver vite.
Les sites du D-Day "n'ont déjà plus rien à voir avec ce qu'ont connu les soldats alliés le 6 juin 1944", explique le géographe. "On est en train de passer de lieux historiques à lieux d'interprétation de l'histoire".
Sur les zones basses comme les marais de Gold Beach, à Ver-sur-mer, "le milieu va se transformer dans une dizaine d'années, par phénomène de percolation".
L'eau de mer passe par le sable sous les digues ou les enrochements, pour remonter derrière et inonder les zones gagnées par l'homme sur la mer aux 18e et 19e siècles.
Le regard perdu vers la Manche, Charles de Vallavieille, maire de Sainte-Marie-du-Mont et directeur du musée Utah Beach se souvient: "j'ai vu des vétérans saluer la mer en pleurant, Utah c'est la plage, c'est l'émotion de la plage".
- "On arrive à la fin" -
Devant le musée fondé par son propre père en 1962 sur la dune, à quelques mètres de la célèbre plage, le maire reconnaît "des difficultés, il ne faut pas les nier".
"Mais on n'a pas le droit de mettre de pierres, on n'a le droit à rien", indique M. Vallavieille, "la loi protège les digues mais pas les dunes, nous n'avons aucune aide alors que c'est un problème qui touche toute la côte: protégez un endroit et l'eau ira ailleurs".
Rares sont les mairies disposées à envisager une action à court terme.
Sur la quinzaine de communes contactées par l'AFP ces derniers mois, moins de la moitié ont répondu. Trois autres estiment ne pas être "impactées" ou même "menacées" dans un proche avenir.
Or la mer réalise partout son travail de sape, faisant parfois basculer des bunkers entiers comme à Graye-sur-mer, commune voisine de Courseulles.
Le maire Pascal Thiberge y décrit "une partie des vestiges désormais directement au contact des hautes eaux", et d'autres protégés "à moyen terme à la suite d'aménagements réalisés à l'aide de techniques douces".
Entre les secteurs américains et britanniques, les falaises du Bessin ne sont pas épargnées.
Sur ces promontoires difficiles d'accès trônaient plusieurs batteries d'artillerie allemandes, comme à la pointe du Hoc, un aplomb rocheux de 30 mètres escaladé par 200 rangers américains au matin du 6 juin.
Propriété du conservatoire du littoral mais géré par l'American Battle Monuments Commission (ABMC), le site, fracturé en profondeur par les bombardements en 1944, est depuis harcelé par l'impact des vagues, le ruissellement, le sel, le dégel et le regel...
Bien consciente du problème, l'ABMC a "sécurisé la zone, consolidé 70 mètres (...) avec des murs en béton armé, installé des micropieux pour stabiliser le sol et un réseau complexe de capteurs surveillant le sous-sol pour déceler tout mouvement important".
Les sentiers ont été "reculés de 20 mètres" pour assurer la sécurité du public, indique l'agence gardienne des cimetières et mémoriaux militaires américains.
Le niveau de la mer monte actuellement de quelques millimètres par an: "la perception de l'évolution est faible à l'échelle humaine", souligne Régis Leymarie. "C'est sur deux ou trois générations qu'on s'en rend compte".
"On arrive à la fin des sites du débarquement tels qu'on les connaissait", conclut-il, "la nature va reprendre ses droits".
K.Thomson--BTB