-
Le mari d'Elton John "indigné" par les pratiques du tabloïd Daily Mail
-
Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, entre BCE et craintes sur la tech
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Téhéran et Washington doivent renouer le dialogue à Oman après la répression sanglante en Iran
-
JO-2026/Hockey: baptême crispé pour les Bleues, battues par l'Italie
-
Dépression Leonardo: inondations en Espagne et au Portugal, où la présidentielle pourrait être perturbée dimanche
-
Aigle royal tué par une éolienne: l'exploitant relaxé en appel
-
Maroc: plus de 140.000 personnes évacuées à cause de pluies intenses
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
-
Au Liban, des familles ayant fui la Syrie accueillies dans un camp contrôlé par le Hezbollah
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Dati répète que "l'audiovisuel public français doit être préservé"
-
Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française
-
JO-2026: Benvenuti au village olympique de Cortina, "fonctionnel" et cosy
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
-
JO-2026: à Milan, Maxim Naumov patine en mémoire de ses parents
-
L'Ukraine et la Russie d'accord pour un échange de prisonniers, pas d'autres avancées sà Abou Dhabi
-
Adèle Van Reeth quitte la direction de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Emoi aux Etats-Unis après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé
-
Le Parlement entérine la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
-
Japon: le premier parc à thème permanent "Pokémon" ouvre ses portes à Tokyo
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit nie avoir drogué quiconque
-
Peur et détermination sur le rail ukrainien pilonné par les attaques russes
-
MaPrimeRénov' va rouvrir pour tous "dans quelques jours", annonce le ministre du Logement
-
Russie: un grand morceau de météorite découvert dans un conteneur en partance pour le Royaume-Uni
-
Dépression Leonardo: fin de l'alerte rouge en Andalousie, où une femme est portée disparue
-
La Bourse de Paris prudente avant la BCE
-
"La Malaisie m'a volé 909 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Nucléaire: Pékin renvoie Russes et Américains dos à dos, l'Otan appelle à la retenue
-
L'Ukrainien Aonishiki, étoile montante du sumo japonais au plus près du firmament
-
"La Malaisie m'a volé 900 jours": le Français Tom Félix est arrivé à Paris
-
Londres-Heathrow premier aéroport européen, Istanbul en embuscade
-
L'Ukraine et la Russie entament la deuxième journée de pourparlers à Abou Dhabi
-
Malgré son déclin, le plus puissant clan de Thaïlande entend se poser en faiseur de roi
-
JO-2026: "c'est un lion", la Stelvio, piste mythique et redoutée
Une transition agroécologique nécessaire, au coeur de l'Europe
Quelle agriculture pour demain ? La "planification écologique" promise par Emmanuel Macron va imposer à l'agenda la question de la transition d'un secteur à la fois victime et moteur du changement climatique, explique Pierre-Marie Aubert, chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri).
Cette transition, estime le chercheur, nécessitera une "réponse coordonnée au niveau européen" et devra aborder la question presque tabou politiquement de "la réduction de la production animale".
Quelle France agricole aujourd'hui ?
La France est le premier producteur européen de céréales, d'oeufs et de viande bovine. Son agriculture, première bénéficiaire de la Politique agricole commune (PAC), représente "près de 20% des émissions nationales de gaz à effet de serre", rappelle le spécialiste des politiques publiques agricoles.
C'est un géant fragile, vieillissant, qui perd chaque année plus d'1% de ses 400.000 exploitants et subit de plein fouet des aléas climatiques ou les attaques de parasites plus résistants.
"Entre 1950 et 1995, les rendements progressaient de manière très importante sous l'effet de l'apport de fertilisants, d'une meilleure gestion des parasites par la chimie et de la mécanisation. A partir de 1995, on a plafonné sur la plupart des productions, avec des accidents climatiques de plus en plus fréquents", rappelle le chercheur.
Produire moins d'animaux
L'objectif de neutralité carbone est traduit par la "feuille de route européenne qu'est le Green Deal, avec sa déclinaison agricole, la stratégie de la Fourche à la Fourchette (Farm to Fork)", qui impose entre autres de "réduire les engrais azotés, les pesticides", d'"augmenter la complexité paysagère" (prairies, haies...) et "de réduire la consommation de produits animaux".
"Aujourd'hui, affirme Pierre-Marie Aubert, aucun scénario n'envisage une Europe en 2050 où on aurait réduit suffisamment les émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone sans passer par la réduction de la production animale".
"On ne sait pas faire autrement", insiste-t-il, plaçant cette réduction au coeur du développement de l'agroécologie, c'est-à-dire d'une agriculture durable, respectueuse des équilibres environnementaux.
"Les élevages aujourd'hui - notamment en Espagne, Pays-Bas, Danemark ou Italie - sont extrêmement intensifs et hétéronomes (la nourriture que l'on donne aux animaux vient de l'extérieur de la ferme). Ces systèmes absorbent 60% du grain (maïs, orge) utilisé en Europe et 75% des oléoprotéagineux (soja, colza, tournesol)".
Résultat: "le principal moteur de l'usage des fertilisants et des pesticides, c'est la production animale".
En France, comme ailleurs, "cette transition de l'élevage est peu abordée et reste très sensible, politiquement et culturellement", reconnaît-il.
Mais en Europe, certains pays ont ouvert le débat: "Les Pays-Bas mettent sur la table un dispositif de financement de la transition de l'élevage, avec 25 milliards d'euros sur dix ans et une réduction du cheptel d'un tiers".
Dilemme du prisonnier
C'est d'autant plus difficile que les bénéfices de la transition ne seront "pas immédiats": "Ce n'est pas parce que les agriculteurs français auront fait de gros efforts d'atténuation que les effets du changement climatique seront moins forts sur leurs parcelles. C'est typique du dilemme du prisonnier", dont les intérêts individuels s'opposent aux intérêts collectifs.
Pour le chercheur, "on ne peut pas traiter la décarbonation indépendamment de la biodiversité" et il faut simultanément "activer plusieurs leviers politiques": concernant l'offre - comment les agriculteurs produisent - la demande - comment les gens consomment - et l'organisation du marché.
Sur l'offre, il estime, comme le réclament les agriculteurs, qu'il faut construire "un système de paiement pluriannuel de la PAC" et non annuel comme c'est le cas actuellement. Par exemple, alors que la France plaide pour plus d'autonomie protéique, "on pourrait dire aux agriculteurs: si vous n'avez pas en quatre ans 15% de légumineuses dans votre assolement, on réduit le paiement de moitié".
"Il y a plein de choses possibles" et il faut se nourrir des points forts de chacun: "Le système herbager de l'élevage laitier français" ou "le maintien en Italie d'un réseau de petites fermes - plus d'un million et demi contre plus de 450.000 en France".
Reste l'inconnue du prochain quinquennat Macron: "Est-ce que qu'il va faire ce qu'a dit le candidat d'avant le premier tour, c'est-à-dire réclamer de rediscuter la stratégie Farm to Fork au nom de la souveraineté alimentaire, ou ce qu'a dit le candidat de l'entre-deux tours: +Il faut la planification écologique, il faut être ambitieux+ ? On ne sait pas".
M.Odermatt--BTB