-
Procès de l'ex-président kosovar pour crimes de guerre : 45 ans de prison requis
-
Violences contre des "gilets jaunes" dans un Burger King: à leur procès, des CRS admettent avoir manqué de "lucidité"
-
A Cuba, la vie au ralenti faute de carburant
-
En Arménie, JD Vance dit "oeuvrer pour la paix" avant une visite en Azerbaïdjan
-
ChatGPT, mauvais docteur ? Une étude met en cause la capacité des IA à poser un diagnostic
-
Von der Leyen défend le "Made in Europe" pour soutenir les industries clés
-
Ligue 1: en perdition, Rennes écarte Beye et espère Haise
-
"Snipers du week-end" à Sarajevo: un premier suspect interrogé en Italie
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry attendus sur la glace
-
Morandini se retire de l'antenne de CNews après la polémique liée à ses condamnations
-
Affaire Epstein/Mandelson: la pression monte sur Keir Starmer, qui exclut de démissionner
-
François Villeroy de Galhau écourte son mandat de gouverneur de la Banque de France
-
Les Portoricains célèbrent l'un des leurs, Bad Bunny, vedette du Super Bowl
-
Violences contre des "gilets jaunes" dans un Burger King: neuf CRS jugés à Paris
-
A Paris, Grégoire dévoile son plan pour adapter la ville au réchauffement climatique
-
Décès d'une femme aux urgences: l'AP-HP relaxée malgré une "faute de négligence" reconnue
-
Morandini annonce se "retirer de l'antenne" de CNews après la polémique liée à son maintien
-
JO: les Suisses Franjo von Allmen et Tanguy Nef en or dans le combiné par équipes
-
Espagne: les conducteurs de train en grève après les accidents mortels de janvier
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer exclut de démissionner, "se concentre sur son travail"
-
L'UE prévient Meta qu'il doit ouvrir WhatsApp aux services d'IA concurrents
-
A Wine Paris, Macron promet de défendre le vin français à l'export
-
"Nazi sans prépuce": pas de jugement dans l'affaire Meurice, l'affaire renvoyée à un nouveau procès
-
Avec son nouveau président, le Portugal a fait le choix de la stabilité
-
Ligue 1: en perdition, Rennes finit par écarter Beye
-
Parallèlement aux tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression
-
Quand les patrons ne disent plus merci Macron
-
Thaïlande: revers historique pour le Pheu Thai, des interrogations sur l'avenir du parti
-
Eramet: "enquête indépendante" sur des "pratiques de management", le directeur financier suspendu
-
Le prince William en Arabie saoudite pour trois jours, une visite assombrie par l'affaire Epstein
-
IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux
-
Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde
-
Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise
-
Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau
-
Japon: Takaichi promet un "important changement de politique" après son succès électoral
-
SpaceX donne la priorité à la Lune pour y établir une base, devant Mars
-
Australie: heurts entre police et manifestants propalestiniens lors de la visite d’Isaac Herzog
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, témoigne à huis clos au Congrès
-
Trompés, traumatisés: le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe
-
La Bourse de Paris prudente avant des indicateurs américains attendus dans la semaine
-
Japon: l'ultra-conservatrice Sanae Takaichi a maintenant les coudées franches
-
Thaïlande: Le Premier ministre victorieux grâce au nationalisme
-
Le président israélien en visite en Australie pour un hommage aux victimes de l'attentat de Bondi
-
"Nazi sans prépuce": jugement attendu sur le licenciement de Guillaume Meurice, ex-France Inter
-
Le haut-commissaire au Plan Clément Beaune propose 30% de droits de douane pour la Chine
-
Jimmy Lai condamné à 20 ans: décryptage de sa peine
-
"Je veux rentrer": abandonnés au Cap-Vert, les marins indonésiens veulent leur salaire
-
NBA: les Knicks s'imposent largement chez les Celtics, Leonard grandiose avec 41 points
-
Au Bangladesh, dernier jour de campagne avant les législatives de jeudi
-
Venezuela: l'opposition dénonce l'enlèvement d'un de ses chefs tout juste sorti de prison
Ces personnes qui n'ont pas de voix intérieure
Peut-on penser sans une petite voix intérieure dans la tête? C'est difficile à concevoir mais c'est ce que vivent quelques rares personnes: ce phénomène, l'"anendophasie", vient d'être identifié par des chercheurs et, plus largement, éclaire la façon dont nous articulons nos pensées.
"Je n'ai pas de voix dans ma tête": Mel May, une trentenaire new-yorkaise, a un jour pris conscience qu'elle était une exception, après avoir lu un article qui évoquait notre voix intérieure.
"Comment ça? Certains entendent une voix dans leur tête?", s'est demandée la jeune vidéaste, qui témoigne auprès de l'AFP.
Elle s'est confrontée à l'incrédulité de ses proches avant d'obtenir confirmation auprès de plusieurs psychologues. Elle fait bien partie d'une poignée de gens chez qui la pensée ne s'accompagne pas d'un monologue intérieur.
Le phénomène fait l'objet d'une petite littérature scientifique, mais c'est seulement l'an dernier que des chercheurs, dans la revue Psychological Science, ont proposé de lui donner un nom: l'anendophasie.
Etonnante et contre-intuitive, cette condition présente aussi l'intérêt de jeter la lumière sur un champ plus vaste de recherche: comment nous formulons nos pensées. Or, ce domaine est particulièrement difficile à étudier car il est très difficile d'expliquer à un observateur externe la manière dont nous réfléchissons.
- "Propre vidéo" -
"Les gens ne se rendent pas compte des caractéristiques de leur expérience intérieure", souligne auprès de l'AFP le professeur en psychologie, Russell Hurlburt, de l'université de Nevada.
M. Hurlburt a mené plusieurs études sur nos processus de pensée, s'intéressant entre autres au cas de Mme May.
Dans l'une de ces études, les sujets lisaient "La Métamorphose" de Franz Kafka. Interrompus de façon brusque et aléatoire, ils devaient décrire ce qui se passait dans leur tête. Pour certains, les mots n'étaient pas lus tels quels dans leur tête, mais étaient remplacés par des images - "leur propre vidéo" du récit, selon les termes de M. Hurlburt.
Si le cas de Mme May constitue une exception par son absence totale de voix intérieure, ces recherches soulignent que ce monologue est, en général, bien moins présent dans nos esprits que l'impression qu'on en retire.
Grosso modo, M. Hurlburt estime que nos pensées n'obéissent à un monologue intérieur que 20 à 25% du temps, même s'il admet que d'autres recherches seraient nécessaires pour avérer ce chiffre. Et cette estimation correspond à de grandes variations d'une personne à l'autre, la voix intérieure étant très présente chez certains sujets.
- "Je ne suis pas vide" -
Parmi les autres processus à l'oeuvre, figurent des images visuelles, une pensée "non symbolique", des émotions...
Ces conclusions ont d'ores et déjà remis en cause certaines certitudes. Ainsi, la chercheuse française Hélène Loevenbruck, l'une des spécialistes du monologue intérieur, admet avoir changé d'avis à leur lecture.
"Il y a encore peu de temps, je pensais que tout le monde avait une voix intérieure", admet-elle auprès de l'AFP, ses propres recherches allant dans l'idée que ce type de monologue mental sert de "simulation interne" essentielle pour ensuite traduire ses pensées en paroles.
Quelles conséquences concrètes peut avoir l'absence de voix intérieure? Ou, autre phénomène mis en avant par M. Hurlburt chez certains sujets, l'absence d'images, qualifiée d'"aphantasie"? On peut seulement spéculer sur le sujet.
Le monologue intérieur rend "vulnérable à des schémas de pensée négatifs, aux ruminations", avance Daniel Gregory, philosophe spécialiste du sujet à l'université de Barcelone. Mais il peut aussi servir "à s'encourager tout seul, à s'envoyer des messages positifs".
"Je pense qu'il y a du pour et du contre", estime Mme May, qui témoigne ressentir peu d'appréhensions pour son avenir, mais avoir du mal à mobiliser des souvenirs passés.
Une chose est sûre: "Je ne suis pas vide à l'intérieur: je sais et je ressens des choses", insiste-t-elle.
Mais que se passe-t-il dans sa tête à l'instant où elle s'exprime? "Je vous écoute et je réponds automatiquement", conclut-elle. "Ce n'est pas la même chose pour tout le monde?"
C.Kovalenko--BTB