-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
-
WTA 1000: la plupart des favorites répondent présent au 2e tour
-
Mégafeu en Gironde: le chef des pompiers dément avoir "abandonné Le Porge"
-
Une grande marée noire menace une réserve naturelle d'Oman, selon des ONG
-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
-
Corse: le FLNC rejette le projet d'autonomie et menace les non-Corses venant vivre dans l'île
-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
-
Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président
-
L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune
-
Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus
-
Les Bourses mondiales touchent des records, sans s'emballer pour autant
-
Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral
-
Drone explosif à Leipzig: l'Allemagne alerte sur une "nouvelle dimension de menace"
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, attend un accord entre Washington et Téhéran
-
Euro de natation: le plongeur Jules Bouyer médaillé d'argent au tremplin à 3 m
-
Foot: Mohamed Salah à la conquête de la Turquie
-
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
-
Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc
-
Noosha Aubel: Czy poradzi sobie z problemami Poczdamu?
-
Noosha Aubel: Είναι σε θέση να αντιμετωπίσει τα προβλήματα του Πότσδαμ;
-
Noosha Aubel: Klarar hon av Potsdams problem?
-
نوشا أوبيل: هل هي على مستوى التحديات التي تواجهها بوتسدام؟
-
Noosha Aubel: Zvládne problémy Postupimi?
-
Ski: la Suissesse Lara Gut-Behrami, triple médaillée olympique, annonce sa retraite (fédération)
-
Colombie : un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar secouru
-
Nouveau double record pour la Bourse de Paris qui termine à l'équilibre
-
Les Bourses mondiales entre records et attentisme
-
Tour Femmes: Vollering gagne, Reusser assure, Ferrand-Prévot s'écroule
-
Chikungunya, dengue, West Nile: de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de l'Hexagone
-
Présidentielle : Attal à son tour visé par "une ingérence en provenance de Russie"
-
La présence de puma réduit les collisions entre cerfs et voitures (étude)
-
Dans le Michigan, les primaires démocrates consacrent le progressiste El-Sayed, à rebours de son parti
-
Mort à 80 ans de l'ex-PDG de Carrefour, Daniel Bernard
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
Marcher sur la Lune d'ici 2030, y bâtir une base, avant (peut-être) d'aller sur Mars: forte d'une expertise patiemment affinée en 30 ans, la Chine bouscule le leadership des Etats-Unis sur les vols spatiaux habités.
Zoom sur les capacités chinoises, au moment où quatre astronautes (trois Américains, un Canadien) s'apprêtent à embarquer début avril avec l'agence spatiale américaine (Nasa) pour la mission Artémis 2, premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans.
- Où en est le programme habité chinois? -
Il a été lancé en 1992. La Chine, progressivement écartée de la coopération internationale par les Etats-Unis, a développé seule son expertise.
Elle a mené une quinzaine de missions habitées depuis le premier vol d'un astronaute chinois, Yang Liwei, en 2003.
Cette station lui permet d'accumuler une expérience cruciale (sorties dans l'espace, amarrages, maintenance, effets sur le corps humain) pour ses missions habitées.
La Chine progresse suivant une feuille de route à long terme et non une succession de projets isolés. Les incidents sont rares, aucun n'a été mortel.
"Cette efficacité s'explique par une ferme volonté politique au sommet de l'Etat, des financements stables, des ingénieurs spatiaux de rang mondial, la priorité donnée aux avancées techniques plutôt qu'aux pressions de calendrier et par l'intégration de toute la chaîne industrielle au projet", souligne Richard de Grijs, professeur à l'Ecole des sciences mathématiques et physiques de l'Université Macquarie en Australie.
" Comparé à l'approche occidentale, et particulièrement américaine, où le cap peut changer au gré des volontés politiques, ce modèle présente de nets avantages en matière de prévisibilité et de gestion des risques", ajoute-t-il.
- A quand des astronautes chinois sur la Lune? -
"D'ici 2030", espère l'agence spatiale chinoise CNSA.
La Chine a déjà envoyé plusieurs robots sur la Lune et a ramené des échantillons lunaires.
Une mission habitée nécessite toutefois un matériel différent, actuellement en période de test.
La Chine doit ainsi effectuer courant 2026 le vol d'essai en orbite de son nouveau vaisseau Mengzhou ("Navire des rêves"). Remplaçant du vieillissant Shenzhou, c'est lui qui devra acheminer les astronautes vers l'orbite lunaire.
Les ingénieurs élaborent aussi une nouvelle fusée ultra-puissante d'environ 90 mètres (la Longue marche-10), indispensable pour propulser le vaisseau vers la Lune. Elle a effectué un premier vol à basse altitude le 11 février.
L'atterrisseur Lanyue ("Etreindre la Lune"), qui transportera les astronautes de l'orbite à la surface lunaire, pourrait effectuer son vol inaugural vers 2028-2029.
- La Chine veut-elle vraiment une base lunaire? -
Oui.
La Chine espère d'ici 2035 avoir construit la version "basique" d'une base scientifique habitée, appelée Station internationale de recherche lunaire (ILRS).
Elle doit être édifiée près du pôle sud lunaire, où la présence d'eau, sous forme de glace, est présumée.
Le projet est mené avec la Russie et associe d'autres pays comme la Thaïlande, le Pakistan et le Bélarus.
La base devrait être construite avec des briques fabriquées sur place, à partir de sol lunaire, grâce à des imprimantes 3D. Testée sur Terre et sur Tiangong, la technique doit l'être sur la Lune durant la mission robotique Chang'e-8, prévue vers 2028.
La CNSA dit vouloir y faire des recherches pour comprendre l'origine de la Lune, réaliser des découvertes scientifiques, des percées dans les technologies jugés stratégiques, ou encore exploiter les ressources lunaires.
Une version élargie de la base est prévue vers 2040.
La Chine développe également une constellation de satellites autour de la Lune, dénommée "Queqiao", qui sera notamment chargée d'assurer des services (communications, navigation et télédétection) nécessaires aux futures activités sur l'astre.
- Est-ce une course avec les Etats-Unis? -
Oui et non.
La Chine ne parle jamais de "course à la Lune" et de concurrence avec les Etats-Unis.
"Ils ont de l'ambition pour leur programme spatial et voient la Lune comme la prochaine étape logique de leur progression. Pour sa valeur propre, non par rivalité. Cela ne changerait rien pour eux si les Américains n'y allaient pas", affirme Jonathan McDowell, astrophysicien et analyste spatial.
"Mais si la Chine installe une base lunaire la première, ça représenterait un sérieux défi pour la capacité des Etats-Unis à faire de même. Car les zones propices près du pôle sud lunaire sont très limitées", prévient-il.
Pour l'heure, la Chine "reste derrière les Etats-Unis" en matière de vols habités, juge Chen Lan, spécialiste du programme spatial chinois, qui pointe la supériorité des vaisseaux Dragon et Orion, utilisés par la Nasa, par comparaison avec l'actuel Shenzhou.
Mais si elle marche sur la Lune en 2030 grâce à ses nouveaux vaisseau et alunisseur, "elle rattrapera" les Américains, estime-t-il.
- Et ensuite, Mars? -
C'est possible.
Après 2040, la base lunaire chinoise servira à "valider les technologies et capacités pour une mission habitée vers Mars", affirme la CNSA.
Des responsables d'entreprises spatiales et des scientifiques chinois ont évoqué dans le passé la planète rouge comme une potentielle destination pour des astronautes.
"Mais je ne pense pas que des projets concrets vers Mars voient le jour avant l'alunissage et la première étape de la base lunaire", conjecture Chen Lan.
H.Seidel--BTB