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Dorothea Barron, vétérane de la Seconde guerre mondiale et prof de yoga à 100 ans
"Dieu merci, c'est terminé", se souvient avoir pensé la Britannique Dorothea Barron à la fin de la Seconde Guerre mondiale. A 100 ans, cette vétérane de la Navy, qui a contribué au Débarquement, reste une force de la nature au point d'être professeure de yoga.
Alors que l'Europe s'apprête à commémorer le 80e anniversaire de la victoire des forces alliées sur l'Allemagne nazie le 8 mai, elle fait partie du nombre de plus en plus restreint de vétérans qui peuvent partager leur expérience du conflit.
Pétillante, la centenaire raconte avoir senti s'envoler un "poids sur ses épaules" au moment de sa démobilisation.
"On nous a dit: +Vous pouvez garder votre uniforme. Voici des coupons pour acheter des vêtements, de la nourriture. Vous pouvez rentrer chez vous+", se rappelle-t-elle.
Elle avait à peine 20 ans, aucun endroit où aller, et ne réalisait pas que l'après-guerre serait encore marqué par la privation dans une Grande-Bretagne "ruinée". Elle parle d'"années terriblement difficiles". "Je ne dirais pas que nous étions malheureux, mais c'était une époque remplie d'incertitude".
Quatre-vingts ans plus tard, Dorothea Barron témoigne fièrement de ces années de guerre et de reconstruction dans les écoles et les médias.
Elle participera aux commémorations prévues au Pays-Bas puis au Royaume-Uni. Dans ce pays se tiendront pendant quatre jours défilés, parades aériennes, en présence de la famille royale, ainsi que des fêtes de rues.
Cette centenaire dotée d'une énergie extraordinaire donne tous les lundis matin un cours de yoga dans son village, près de Harlow, au nord de Londres.
Ses "chiens tête en bas", avec talons au sol et dos parfaitement plat, et sa souplesse ont de quoi rendre jaloux des yogis de 30 ans. "Sentez-vous le travail à l'arrière des jambes?", "Si vous voulez une poitrine ferme, voici la bonne position", dit-elle à sa dizaine d'élèves âgées de 20 à 95 ans, sans s'émouvoir de leurs gémissements.
Voilà soixante ans qu'elle enseigne le yoga. "Je me sens bien, détendue et étirée", lâche Dorothea, en repartant chez elle à pied, au bras de son auxiliaire de vie.
"Elle adore rencontrer des gens et pourrait vivre encore plusieurs années", raconte Suzy, une de ses élèves. "Elle s'est bien amusée l'an dernier avec tous les événements pour les vétérans", pour l'anniversaire du Débarquement de Normandie.
- Vol en Spitfire -
Dorothea a fêté ses 100 ans en octobre 2024 en volant en Spitfire, avion de la Royal Air Force qui a joué un rôle crucial dans la bataille d'Angleterre, en 1940, face à la Luftwaffe allemande.
"C'était merveilleusement excitant", dit-elle en éclatant de rire.
A 18 ans déjà, Dorothea Barron faisait preuve d'une détermination à toute épreuve.
Elle voulait "désespérement" rejoindre la marine, comme sa soeur avant elle. "Il n'était pas question que les Nazis prennent possession de notre pays".
Mais elle était trop petite pour rejoindre les "Wrens", les femmes de la Navy. "Alors j'ai triché!", raconte-t-elle sans cacher son plaisir. Elle a glissé des talons en carton dans ses chaussures et "gonflé" ses cheveux pour paraître plus grande.
Elle a enseigné aux troupes à communiquer par signaux optiques et morse avec les navires. Elle a aidé à tester les ports Mulberry, composés d'éléments préfabriqués en Grande-Bretagne et acheminés vers les côtes françaises pour le débarquement en Normandie.
Elle ne savait pas alors à quoi serviraient ces structures. "Il était convenu qu'on ne pouvait pas poser de questions".
C'est après la guerre qu'elle a réalisé que ces ports avaient été utilisés dans le Débarquement. "J'étais ravie. Je me suis dit: +Oh j'ai fait quelque chose d'utile alors!+".
Pendant la guerre, elle a rencontré son mari Andrew, qui était dans la Royal Air Force. Puis dans leur cottage vieux de 600 ans, ils ont eu deux filles. Aujourd'hui arrière-grand-mère, elle a été professeure d'art dans une école primaire jusqu'à sa retraite dans les années 1980.
Andrew est décédé en 2021, mais Dorothea ne cesse de parler de lui avec tendresse.
S'il en faut beaucoup pour lui faire perdre son sourire, l'actualité l'assombrit. "Personne ne gagne jamais une guerre", dit-elle, inquiète du conflit en Ukraine et au-delà, des tensions dans le monde.
F.Pavlenko--BTB