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Envoyer des humains sur Mars, un projet prometteur mais risqué
Donald Trump a promis d'en faire une priorité nationale, mais envoyer des hommes sur Mars pourrait s'avérer l'une des entreprises les plus complexes et coûteuses de l'histoire de l'humanité même si cette ambition est riche en promesses.
Ce projet fou est soutenu par Elon Musk. Le patron de SpaceX a fait de la planète rouge une obsession mais son divorce spectaculaire avec le président américain pourrait constituer un obstacle supplémentaire.
. Pourquoi y aller ?
Tout commence par notre curiosité innée. Comme l'écrit la Nasa sur son site, "l'exploration du cosmos reste une grande vocation pour l'humanité".
Aller sur Mars servirait de nombreux objectifs scientifiques en permettant de savoir si la planète rouge a un jour hébergé la vie, ou encore de mieux étudier la physique de l'espace, notamment l'histoire du Soleil.
"Il ne s'agit pas de faire du tourisme, mais d'acquérir des connaissances fondamentales", insiste l'astrophysicien John Mather, lauréat du prix Nobel de physique, auprès de l'AFP.
La géopolitique joue aussi un rôle central. Donald Trump s'est engagé à "planter le drapeau américain" sur cette planète lointaine en vantant "la promesse illimitée" du rêve américain, en pleine rivalité entre les Etats-Unis et la Chine qui se traduit inévitablement dans le domaine spatial.
. Un voyage complexe
Malgré plusieurs échecs cuisants, Elon Musk mise sur Starship, la plus grande fusée jamais construite, qui permettrait aussi d'assurer l'avenir de SpaceX.
Il vise un lancement sans équipage fin 2026, prochaine fenêtre favorable d'alignement entre la Terre et Mars. Un calendrier largement considéré comme optimiste.
"Beaucoup d'informations techniques pertinentes sont encore inconnues", a déclaré à l'AFP Kurt Polzin, ingénieur en chef du projet de propulsion nucléaire dans l'espace de la Nasa.
Lui est partisan de la propulsion nucléaire thermique (NTP), qui utilise la fission pour chauffer l'hydrogène et générer une poussée. La NTP fournit "beaucoup d'énergie dans un très petit volume", ce qui élimine le besoin de ravitaillement en orbite ou de production de carburant sur Mars.
Par ailleurs, les astronautes passeraient entre sept et neuf mois dans un vaisseau spatial exigu, exposés à un rayonnement spatial intense au-delà de la magnétosphère terrestre. Les idées pour améliorer le blindage vont des méthodes passives utilisant des matériaux denses aux concepts actifs tels que les champs de plasma qui dévient les radiations. Et des médicaments sont en cours de développement pour réduire les dommages cellulaires.
La lutte contre la perte de muscle et la perte osseuse, ou la santé mentale, sont d'autres sujets de préoccupation.
Les délais de communication compliquent encore les choses: sur la station spatiale internationale (ISS), les données en temps réel permettent d'éviter en moyenne 1,7 incident potentiellement mortel par an, selon Erik Antonsen, président du comité des risques liés aux systèmes humains de la Nasa. Ce ne sera pas possible en route vers Mars.
. La vie sur Mars
Une fois sur la planète rouge, les incertitudes augmentent. Les sondes ont trouvé quelques indices mais aucun signe définitif de vie. Si elle a existé, elle s'est probablement éteinte il y a longtemps.
Pourtant, les organismes "extrêmophiles" sur Terre offrent des indices intéressants: des champignons peuvent par exemple exploiter les radiations de Tchernobyl pour produire de l'énergie, et des microbes ont survécu 500.000 ans dans des terrains gelés.
"S'ils peuvent survivre ici dans des environnements extrêmes, nous avons toutes les raisons de penser qu'ils le peuvent aussi sur Mars", a noté Jennifer Eigenbrode, astrobiologiste à la Nasa, lors du récent sommet "Humans to the Moon and Mars" à Washington.
De telles découvertes pourraient modifier notre compréhension de la vie dans l'univers et avoir des conséquences concrètes. Mars peut abriter des microbes qui sont soit bénéfiques pour l'homme, soit dangereux.
Le confort des équipes, facteur essentiel pour prévenir les conflits, est également au coeur des préoccupations.
"Mars a une journée de 24 heures et de 39 minutes, et même si la différence n'est pas énorme, cela crée des tensions, augmente le stress et réduit la qualité du sommeil", explique Phnam Bagley, architecte spatial qui conçoit des projets pour le bien-être de l'équipage.
Le premier voyage durerait environ 500 jours sur Mars. Mais la colonisation à long terme soulève bien d'autres questions: quid du développement d'un embryon dans un environnement à faible gravité, ou d'une naissance ?
Ce sujet est "à prendre au sérieux", insiste Erik Antonsen. "Même si vous ne prévoyez pas que cela se produise, les gens auront toujours des relations sexuelles et quelqu'un pourrait tomber enceinte. Cela devient alors un problème médical."
A.Gasser--BTB