-
Disneyland Paris: les principaux chiffres d'une destination ultra prisée
-
E3 Classic: Van der Poel triple la mise au bout du suspense
-
La Bourse de Paris termine en baisse, l'attention rivée sur les développements au Moyen-Orient
-
L'Autriche va interdire les réseaux sociaux aux moins de 14 ans
-
Santé: "refondation" espérée pour Asalée, en redressement judiciaire
-
Mondiaux de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry lancés vers l'or
-
Gims, roi des streams aux affaires suspectes
-
Tour de Catalogne: Vingegaard fait déjà le vide derrière lui
-
Brésil: sorti de l'hôpital, Bolsonaro de retour chez lui pour purger sa peine
-
Carburants: le gouvernement promet des aides "ciblées"
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils du Moyen-Orient à s'éloigner des forces américaines
-
La mégastar Gims passe par la case juge d'instruction
-
France 2: l'interview de Lavrov par Léa Salamé s'attire des critiques jusqu'en Ukraine
-
Cuba: face aux pénuries, le dilemme du tri des patients dans un hôpital pour enfants
-
Au tribunal de Strasbourg, le sort funeste d'un jeune lynx et d'une poule
-
Wall Street ouvre en baisse: Dow Jones -0,67%, Nasdaq -0,54%, S&P 500 -0,49%
-
Cocktails Molotov contre le centre culturel russe à Prague, la police tchèque enquête
-
Equipe de France: une attaque libérée
-
L'Iran défie Trump et exhorte les civils au Moyen-Orient à s'éloigner des Américains
-
Biathlon: Quentin Fillon Maillet, "toujours en forme", rêve des JO-2030 (à l'AFP)
-
Allemagne: le parlement adopte la réforme attendue de la prévoyance retraite privée
-
Insensible aux propos de Trump, l'Iran menace les civils au Moyen-Orient
-
Nouvel album et tournée, Gilbert Montagné se raconte toujours en musique
-
Indonésie: les moins de 16 ans disent adieu aux réseaux sociaux
-
A Chablis, nuit de lutte pour limiter les dégâts du gel sur les vignes
-
En Allemagne, un village converti aux renouvelables défie la crise énergétique
-
Promotion de cosmétiques auprès des adolescents: l'Italie enquête sur LVMH
-
La Bourse de Paris replonge dans le rouge
-
Indonésie: deux bébés tigres meurent d'un virus dans un zoo de Bandung
-
Déficit public de la France moins élevé en 2025, à réduire en 2026 "quoi qu'il arrive"
-
Au Vanuatu, une feuille sacrée pour protéger les forêts des pillages
-
À La Réunion, le téléphérique urbain séduit et s'apprête à prendre de l'altitude
-
Déficit public de la France: après une bonne surprise pour 2025, un gouvernement "ambitieux"
-
Caisse noire pour l'État, refuge pour les civils: la double vie des "cryptos" en Iran
-
Un 32e Sidaction pour raviver une lutte fragilisée
-
En Afrique du Sud, le mohair prospère dans le désert
-
Au Népal, le triomphe du populaire Balendra Shah
-
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
-
Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels de moins de 18 ans
-
Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée
-
Miami: Sabalenka remporte le choc contre Rybakina, affrontera Gauff en finale
-
Vance vs. Rubio: le duel émergent pour succéder à Trump
-
Australie: trois sites majeurs de production de GNL interrompus au passage d'un cyclone
-
NBA: les Knicks surpris par les Hornets
-
Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7
-
Droits voisins, aliments sucrés pour nourrissons: carton plein pour la journée MoDem à l'Assemblée
-
L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur
-
Mondial-2026: l'Italie franchit un premier obstacle, le Kosovo aussi
-
Mondial-2026/Barrages: l'Italie passe l'obstacle nord-irlandais et ira défier la Bosnie
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide placé en détention provisoire au Portugal
Des Tunisiens se mobilisent pour le lévrier sloughi, race millénaire menacée
Immortalisé sur des mosaïques romaines retrouvées en Tunisie, il a longtemps été le compagnon de tribus nomades en Afrique du Nord. Le sloughi, chien à la tête fine et à la silhouette élancée, est menacé par des croisements avec d'autres espèces, poussant des Tunisiens à militer pour sa sauvegarde.
"Il faut protéger le sloughi car il fait partie de notre patrimoine culturel, de notre histoire", affirme auprès de l'AFP Olfa Abid.
Cette vétérinaire de 49 ans, qui a trois femelles à qui elle voue une passion - Nemcha, Zina et Zouina - s'évertue à sensibiliser à la nécessité de protéger cette race canine très ancienne et aujourd'hui "menacée", déplore-t-elle.
Elle dénonce un processus non contrôlé "d'hybridation avec l'introduction de races étrangères amenées notamment d'Espagne ou d'Algérie" pour accroître les performances dans les compétitions.
La Centrale canine tunisienne (CCT), une association, a entamé il y a deux ans des démarches pour "faire reconnaître cette race canine locale selon les normes internationales", explique à l'AFP son président Noureddine Ben Chehida.
- "Noble" -
Poils courts, couleur sable ou gris et dos arqué, le sloughi - également appelé lévrier arabe ou berbère - serait arrivé il y a des centaines voire des milliers d'années en Tunisie avec des tribus nomades dont les "Mrazig", implantées dans la région de Douz, à l'extrême sud du pays.
Connu pour sa vitesse - "courir comme un sloughi", dit un dicton tunisien - il assistait les nomades dans la chasse et la surveillance des troupeaux.
"C'était un chien rustique mais noble qui faisait la fierté des nomades", explique Olfa Abid. "Un chien primitif qui avait son utilité car c'est un chasseur quand les ressources alimentaires se réduisent", qui "ramène du gibier", surtout des lapins, précise la vétérinaire, que ses chiennes accompagnent partout.
Jadis, alors que le chien était souvent considéré comme impur dans les pays arabo-musulmans - ce qui a beaucoup changé, notamment en Tunisie - le sloughi faisait exception et était autorisé à entrer dans les tentes ou à manger avec ses maîtres, selon Mme Abid.
"Sa lignée est pure sur le plan du patrimoine génétique" qui a subi peu de modifications depuis les temps anciens, ce qui en fait un animal recherché par les éleveurs d'autres pays, notamment européens, dit la vétérinaire.
L'urbanisation et la sédentarisation des nomades de Tunisie ont aussi fait chuter les effectifs de sloughis, "malheureusement en voie de disparition en Tunisie", regrette Mme Abid.
Selon l'association CCT et plusieurs éleveurs, il ne resterait plus que 200 sloughis autochtones en Tunisie.
- "Héritage" -
Nabil Marzougui, un éleveur qui s'efforce de maintenir la tradition à Douz, appelle les autorités à mettre en place un programme de protection pour éviter la "prolifération des races hybrides avec un impact négatif sur le sloughi tunisien".
Car "nous avons hérité ce chien de nos ancêtres", plaide-t-il.
Chaque année Douz, aux portes du désert, organise un grand festival avec des démonstrations de chasse au gibier avec les sloughis.
La CCT a lancé un travail de terrain "pour identifier, et recenser les chiens typiques de cette race (tunisienne) encore non reconnue officiellement", selon l'association qui veut établir un "standard provisoire" définissant ses caractéristiques (morphologie, comportement).
Ensuite, la race fera "l'objet d'un programme de reproduction contrôlé sur au moins trois générations", selon M. Ben Chehida. Avant le dépôt d'un dossier auprès de la Fédération cynologique internationale (FCI) pour faire reconnaître "une race canine tunisienne".
Avec l'objectif de lui offrir "une place légitime dans les expositions canines, l'élevage structuré et la scène internationale".
Hatem Bessrour, un ingénieur agricole de 30 ans, aimerait que les éleveurs participent activement à ces projets et enregistrent leurs animaux auprès de la CCT.
"Il faut prendre soin de cet héritage comme nous le faisons pour les sites antiques et archéologiques", dit-il en caressant le long cou de son sloughi Cacahuète.
S.Keller--BTB