-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Meta débauche à prix d'or pour rebondir dans l'IA, mais des doutes subsistent
En état d'alerte, Mark Zuckerberg et Meta déboursent actuellement des milliards pour étoffer leur équipe d'intelligence artificielle (IA) et se replacer dans la course, mais cette stratégie fait des sceptiques.
Mi-juin, l'empire américain des réseaux sociaux n'a pas hésité à lâcher plus de 14 milliards de dollars pour acquérir 49% du capital de Scale AI, spécialisé dans la mise en état de données utilisées pour développer les modèles d'IA.
Le groupe de Menlo Park (Californie) avait auparavant approché plusieurs cibles, dont Perplexity AI, rival autoproclamé de Google, ou encore le joyau de la vidéo IA, Runway.
Selon le patron d'Open AI, Sam Altman, Meta a offert une prime individuelle à la signature de plus de 100 millions de dollars à "beaucoup" d'employés d'OpenAI et environ le même montant annuel en salaire.
Lundi, dans un memo interne, dont Meta a confirmé le contenu, le PDG Mark Zuckerberg a assuré que pas moins de sept d'entre eux avaient changé d'écurie, tout comme le directeur général de Scale AI, Alexandr Wang, et plusieurs éléments des rivaux Anthropic et Google. D'autres vont suivre, selon lui.
Dans un courrier interne, relayé par le site Wired, le responsable de la recherche d'OpenAI, Mark Chen, a dit avoir l'impression que "quelqu'un (s'était) introduit chez (lui) et (avait) volé quelque chose".
Il a assuré que le créateur de ChatGPT était en train de revaloriser des salaires pour contrer l'offensive de Meta et espérait même retenir les partants.
Selon plusieurs médias, c'est Mark Zuckerberg lui-même qui a sonné la charge, inquiet de voir Meta distancé dans l'IA générative, malgré des investissements de plusieurs dizaines de milliards.
Son dernier grand modèle d'IA, Llama 4, lancé début avril, a déçu.
Il arrive derrière tous les poids lourds, américains, chinois et français, dans le classement établi par la plateforme d'évaluation indépendante LMArena sur l'écriture de code, et même derrière son prédécesseur Llama 3 pour l'interface texte.
Meta veut intégrer ses nouvelles recrues à une nouvelle équipe dédiée au développement de la "superintelligence", qui correspond à une IA supérieure aux capacités humaines de compréhension et de réflexion.
- "Dépenses incontrôlées" -
"Je pense qu'il va réussir à attirer des vrais talents, et il n'avait pas trop le choix", commente auprès de l'AFP le blogueur Zvi Mowshowitz, "mais ce côté mercenaires est très problématique, sans compter que personne ne veut travailler", sauf rémunération très élevée, "pour cette société et ces produits".
"Du coup, je ne m'attends pas pas à ce que ça +marche+", dit-il, c'est-à-dire que Meta reprenne la main dans l'IA.
A Wall Street, le titre a enregistré lundi un nouveau sommet historique et la capitalisation approche des 2.000 milliards de dollars, mais des dents commencent à grincer.
"Les investisseurs institutionnels se soucient avant tout des liquidités" que dégage l'entreprise (cash-flow) "et de la bonne gestion des capitaux", décrit Ted Mortonson, analyste chez Baird. "Et en ce moment, il n'y a aucun contre-pouvoir" à Mark Zuckerberg.
"Ceux qui ont des actions les gardent pour la publicité IA, sur laquelle Meta est extrêmement bien positionné", selon lui. "Mais ils sont aussi inquiets de voir ces dépenses incontrôlées."
Lors d'une interview pour le podcast Stratechery, Mark Zuckerberg a expliqué que son groupe comptait offrir bientôt une solution de création publicitaire clef en main directement aux annonceurs et ouvrir ainsi une nouvelle source de revenus.
"Cela ne change rien au potentiel de rentabilité à court terme", considère, pour sa part, Angelo Zino, analyste de CFRA, qui se dit également confiant à un horizon plus lointain, "car cela va créer davantage d'opportunités, de façons de monétiser l'IA, que ce soit via la publicité, les appareils connectés (lunettes et casques) ou même Llama."
Quant à la "superintelligence", ou l'IA générale, la seconde égalant l'homme et la première le dépassant, "il va encore falloir attendre au moins trois à cinq ans", prévoit Angelo Zino. "Mais il vous faut recruter ces gens et investir massivement pour être prêt quand on passera à cette phase."
"Meta se trouve dans une position unique pour amener la superintelligence au monde", a écrit Mark Zuckerberg dans son memo, initialement évoqué par Bloomberg. Il voit son équipe "atteindre" un nouveau modèle d'IA "à la frontière", c'est-à-dire supérieur aux produits existants "dans environ un an".
E.Schubert--BTB