Berliner Tageblatt - La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars

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La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars
La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars / Photo: © AFP/Archives

La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars

La Bourse de Paris recule mercredi matin, pénalisé par le prix du baril de pétrole qui a dépassé les 100 dollars, ravivant ainsi les craintes inflationnistes et de resserrement monétaire.

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Vers 09H45 heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 perdait 0,75% à 8.255,66 points. La veille, l'indice CAC 40 avait gagné 0,14%, clôturant à 8.317,98 points.

La référence mondiale du brut, le pétrole Brent, a dépassé mercredi le seuil critique des 100 dollars le baril pour la première fois depuis fin juillet.

Les prix du brut ont poursuivi leur hausse "après les nouvelles frappes américaines contre des pétroliers iraniens à proximité de l'île stratégique de Kharg", note John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont dit mercredi avoir attaqué une base militaire des Etats-Unis en Jordanie ainsi qu'une vingtaine de bateaux dans le Golfe, en réponse aux frappes américaines.

Au tableau des valeurs, les pétrolières sont sans surprises les rares titres qui tirent leur épingle du jeu mercredi, la hausse des prix du brut dopant les perspectives de bénéfices des groupes.

TotalEnergies s'octroyait ainsi 1,27%, à 78,74 euros, Maurel & Prom gagnait 1,03%, à 8,35 euros, et North Atlantic Energies, nouveau nom de Esso France, prenait 6,39%, à 95,80 euros.

Mais en général, "le prix du pétrole reste le talon d'Achille des marchés financiers", observe Andreas Lipkow de CMC Markets.

"Le seuil des 100 dollars est un niveau psychologique important pour les marchés", assure Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Des prix du pétrole à trois chiffres "augmentent d'une part les risques pesant directement sur la conjoncture en Europe et aux États-Unis et, d'autre part, la pression sur les banques centrales, qui doivent contenir les dangers inflationnistes par des resserrements de leur politique monétaire", explique Andreas Lipkow.

"Cela pèse à son tour sur les cours obligataires, fait monter les rendements et plafonne les marchés d'actions", poursuit-il.

La Banque centrale européenne (BCE) devrait d'ailleurs relever jeudi son taux de référence d'un quart de point, à 2,5%, pour freiner l'inflation, au plus haut depuis trois ans en zone euro.

O.Lorenz--BTB