-
Macron s'adressera aux Français ce mardi à 20H00 sur la situation au Moyen-Orient
-
La Bourse de Paris cède face aux craintes inflationnistes
-
Téhéran, ville fantôme sous les bombes
-
Affaire Elisa Pilarski: Christophe Ellul défend son chien Curtis, "jamais" agressif "avant le drame"
-
Argentine: huit ans après, procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies, tragédie "prévisible"
-
Une robe bleue, une chanson, un cri dans la montagne: ce qui fait tenir les Afghanes
-
Laits infantiles et recommandations sanitaires: le Conseil d'Etat donne raison à l'Etat face à des familles
-
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
-
Thales: encore une "très bonne année" en 2025 et des perspectives soutenues par la défense
-
Pologne: prison ferme pour trois médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Avec la guerre au Moyen-Orient, la peur de l'inflation est de retour sur les marchés
-
L'Iran sous le feu israélo-américain, "trop tard" pour discuter selon Trump
-
La veuve de l'ex-chah à l'AFP: "l'avenir de l'Iran ne doit pas être décidé à l'extérieur de ses frontières"
-
Wall Street flanche, gagnée par l'angoisse géopolitique
-
Conflit Afghanistan-Pakistan : des dizaines de milliers d'Afghans déplacés, selon l'ONU
-
Guerre au Moyen-Orient: Wall Street flanche à l'ouverture
-
Alerte sur les prix en zone euro, qui risquent de grimper après une remontée en février
-
Tempête dans la "relation spéciale" Washington-Londres, en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales creusent leurs pertes face à la flambée des prix de l'énergie
-
Conflit Afghanistan-Pakistan: plus de 8.000 déplacés Afghans, nouvelles explosions à Kaboul
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'est ouvert
-
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient au quatrième jour de la guerre
-
Moyen-Orient: le ministre de l'Economie se veut rassurant sur l'impact du conflit en France
-
L'inflation en zone euro est remontée juste en dessous de 2% en février
-
F1: Hadjar, Gasly et Ocon attendus au tournant
-
La justice "partiellement favorable" à l'extradition d'un patron de presse sénégalais
-
Norvège: nouveaux chefs d'accusation contre le fils de la princesse Mette-Marit
-
Moyen-Orient: le gouvernement et la Banque de France "suivent de très près" la situation
-
Réchauffement: la biomasse de poissons amputée d'un quart d'ici 2100, selon l'Ifremer
-
A la frontière avec l'Iran, la fuite précipitée des Pakistanais
-
Moyen-Orient: les Bourses mondiales plient face à la flambée des prix du pétrole
-
Dette de Casino: les propositions de restructuration dévoilées le 5 mars
-
Guerre au Moyen-Orient: le centre de données, infrastructure cruciale mais très vulnérable
-
Dans une mine de Potosi, les jeunes Boliviens victimes du boom des métaux
-
Le blocage du détroit d'Ormuz, un "gel sans précédent" du commerce maritime mondial
-
NBA: Murray apporte la victoire à Denver, Boston bat Milwaukee malgré le retour d'Antetokunmpo
-
"Le Passage", plongée d'un père dans les abysses de la dépression adolescente
-
En Alsace, des mini-séismes mettent à mal la géothermie
-
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
-
Coupe de France: faux-pas interdit pour Marseille contre Toulouse, choc Lyon-Lens
-
Elisa Pilarski tuée par morsures canines: le procès de son conjoint s'ouvre mardi
-
Guerre au Moyen-Orient: l'ambassade américaine à Ryad attaquée, le Liban à nouveau bombardé
-
Mode féminine: Dior et Saint Laurent ouvrent le bal des défilés à Paris
-
Pologne: l'heure du verdict pour des médecins accusés de la mort d'une femme suite au refus de l'avorter
-
Trump reçoit Merz, son premier invité depuis le début de la guerre en Iran
-
Espagne: le Real Madrid perd gros sans Mbappé
-
Argentine: première action en inconstitutionnalité contre la réforme du travail de Milei récemment adoptée
-
Au niveau moins quatre d'un parking de Tel-Aviv, la fête juive de Pourim en temps de guerre
-
Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés
-
"Merci madame la présidente": première à l'ONU, Melania Trump préside un Conseil de sécurité
Moins de nouveaux internes dans les hôpitaux: les raisons d'une baisse
Plusieurs représentants hospitaliers et une pétition en ligne alertent sur le faible nombre d'internes qui intègreront cet automne les hôpitaux français.
Pourquoi le nombre de postes diminue-t-il en 2024 par rapport à l'an passé ? Et quelles seront les conséquences pour le système de santé ?
- Qui sont les internes ?
Les internes sont des étudiants de troisième cycle de médecine (à partir de la septième année, jusqu'à la douzième). Ils exercent à plein temps à l'hôpital ou en ambulatoire, sous la responsabilité d'un médecin senior.
Pour accéder à l'internat, les étudiants passent un concours en sixième année. Le classement y joue un rôle déterminant car il leur permet de choisir, en fonction du rang obtenu, la future spécialité et la ville dans laquelle ils effectueront l'internat.
Le nombre de postes ouverts dépend du nombre d'étudiants qui concourent et des besoins de santé des territoires.
- 1.500 en moins cette année ?
Selon le Journal officiel, 7.974 postes ont été ouverts pour la nouvelle promotion d'internes qui commencera à exercer en novembre, contre 9.484 l'année dernière, soit 1.510 de moins (-16%).
Mais le manque d’internes "sera plutôt d'un millier", analyse Lucas Poittevin, président de l'Association nationale des étudiants en médecine (Anemf).
Une réforme du concours --visant à mieux évaluer les compétences pratiques et le parcours-- est entrée en vigueur cette année et "deux cohortes d'étudiants" cohabitaient: ceux concernés par les nouvelles modalités d’examen et 662 autres étudiants "affiliés à l'ancien système", redoublants après avoir échoué en 2023.
Ces derniers seront affectés via "une procédure distincte".
- Pourquoi ?
Le gouvernement "n'a pas fait le choix de diminuer" le nombre de postes, a expliqué mardi dans Ouest-France le ministre délégué à la Santé démissionnaire, Frédéric Valletoux. Ce nombre a baissé proportionnellement au nombre d'étudiants inscrits au concours.
Raison de ce décrochage: la fameuse réforme, qui introduit pour la première fois une note éliminatoire à l'écrit, et une épreuve orale.
Une partie de la promotion (7% contre 3% habituellement selon la Conférence des doyens de médecine) a stratégiquement décidé de redoubler sa cinquième année, pour ne pas essuyer les plâtres du nouveau concours.
Selon le gouvernement, environ 2% des candidats ont échoué aux épreuves. Un chiffre similaire aux autres années.
- Que dit la pétition ?
Une pétition en ligne lancée par Hélène Hérubel, étudiante parisienne, et signée par près de 20.000 personnes, dénonce une "profonde injustice" pour la promotion 2024.
Ces étudiants, qui rêvent d'une spécialité depuis des années (chirurgie, cardiologie, ORL...), estiment avoir été insuffisamment préparés aux nouvelles modalités, modifiées au milieu de leur cursus, et demandent au gouvernement de rouvrir des postes dans les spécialités très prisées.
Le nombre de postes a été réduit "sans prendre en compte" leurs souhaits d'orientation, diminuant par exemple "de moitié" les postes en chirurgie plastique, déplorent-ils.
Ainsi Hélène Hérubel, arrivée "autour du rang 3.000" au concours, espérait avoir une chance de devenir ORL puisqu'en 2023, "le dernier étudiant pris se situait à 3.300". Mais d'après les premières simulations, elle "aurait du cette année arriver dans les 2.400 premiers".
- Quelles conséquences ?
Selon plusieurs syndicats, les internes représentent 40% de l'effectif médical hospitalier et leur diminution risque encore d'alourdir la charge de travail et les gardes des praticiens en poste.
Les professionnels "se demandent comment ils vont faire tourner leurs services" alors que "les internes travaillent 59H/semaine en moyenne", explique à l'AFP Guillaume Bailly, président de l'Intersyndicale nationale des internes (Isni).
"Cette baisse peut inquiéter mais ce n’est pas un effondrement", ce chiffre "va normalement se rétablir" dès l'an prochain, avec l'arrivée des redoublants, a estimé mardi sur France Inter Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).
Pour pallier le manque, le gouvernement envisage de recourir temporairement à des médecins étrangers.
- Quelles solutions ?
"Plutôt que chercher des remplaçants pour combler les trous, on demande à ce que les étudiants soient prioritaires", défend Hélène Hérubel.
Mais rouvrir des postes dans certaines spécialités prisées risquerait de priver d'autres spécialités d'internes, observe Lucas Poittevin (Anemf). L'exécutif cherche à "préserver une sorte d'équilibre" entre spécialités et territoires, ajoute-t-il, plaidant pour revoir "plusieurs points de la réforme".
La procédure dématérialisée d'affectation des postes débute vendredi.
R.Adler--BTB