-
GP de Chine: Antonelli devient le plus plus jeune "poleman" de l'histoire de la F1
-
L'embrasement du Moyen-Orient relance l'offensive norvégienne pour le gaz arctique
-
A la troisième semaine de guerre au Moyen-Orient, l'ambassade américaine frappée en Irak
-
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
-
En Israël, ces bunkers devenus vespasiennes qui indignent les villes arabes
-
En Ukraine, des femmes se réinventent pour fabriquer des drones
-
Explosion de nuit devant une école juive d'Amsterdam
-
F1: Kimi Antonelli (Mercedes) partira en première position du GP de Chine, plus jeune "poleman" de l'histoire
-
Avant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
-
En Hongrie, une usine Samsung devenue toxique pour la campagne de réélection d’Orban
-
"Blanche-Neige" et "La Guerre des Mondes" au palmarès des pires films de l'année
-
Aux Etats-Unis, des élus républicains multiplient les propos anti-musulmans
-
Timothée Chalamet se prend les pieds dans le tapis des Oscars
-
En Angleterre, face à l'érosion côtière, s'adapter plutôt que se défendre
-
Ligue 1: courses, duels, récupération... Lens toujours plus intense
-
Trump voit l'Iran "complètement vaincu", Téhéran menace de "réduire en cendres" des installations pétrolières
-
L'Iran menace de "réduire en cendres" les installations pétrolières liées aux Etats-Unis
-
Les Etats-Unis frappent le hub pétrolier de l'Iran dans le Golfe
-
Ligue 1: L'OM s'accroche à son podium, dans la souffrance
-
Liban: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Lian: le Hezbollah se dit prêt à une "longue confrontation", Israël accentue ses menaces
-
Cuba confirme des pourparlers avec les Etats-Unis, libère des prisonniers politiques
-
Moyen-Orient: semaine chahutée pour les marchés, mais pas de panique boursière
-
Municipales: la campagne s'achève avant un premier tour à multiples inconnues
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par la hausse du pétrole
-
Mignoni, manager de Toulon, après sa décompensation: "J'ai dormi cinq jours d'affilée"
-
Une photo montre pour la première fois ensemble Andrew, Mandelson et Epstein
-
Brandt: fin des espoirs industriels, les marques et stocks du groupe revendus à Cafom
-
Brandt: fin des espoirs industriels, les marques et stocks du groupe revendus au groupe Cafom
-
Pourquoi les drones iraniens sont difficiles à brouiller
-
Un baron de la drogue uruguayen arrêté en Bolivie et expulsé vers les Etats-Unis
-
"Je vois tous les jours partir des missiles", témoigne un marin dans le Golfe
-
La Bourse de Paris termine une nouvelle semaine dans le rouge
-
Moyen-Orient: une fin de semaine dans le rouge et dans le brouillard
-
Paris-Nice: Tejada brille avant le retour des ténèbres
-
L1: à Nantes, Halilhodzic promet de la sueur pour éviter les larmes
-
En pleine rue à Téhéran, de hauts dirigeants défient les bombardements israélo-américains
-
Brésil: l'ex-président Bolsonaro en soins intensifs pour une bronchopneumonie
-
La RATP revient aux bénéfices en 2025
-
Les dirigeants allemand, canadien et norvégien réaffirment leur attachement à la sécurité dans l'Arctique
-
XV de France: faute de Grand chelem, battre l'Angleterre pour un doublé
-
Moyen-Orient: les marchés reprennent leur souffle avec une petite baisse du pétrole
-
Israël menace le Liban de devoir payer un prix "de plus en plus élevé" en destructions
-
Stromae fait une apparition surprise sur scène au côté d'Orelsan
-
Premier mort et six blessés dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient
-
Montchalin promet d'avoir pour priorité "l'indépendance" de la Cour des comptes
-
Liban: le chef de l'ONU appelle à "arrêter la guerre", Israël intensifie ses frappes
-
En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient
-
Cuba confirme des pourparlers avec les Etats-Unis
-
Ski: à Courchevel, un cinquième gros globe pour Odermatt et les adieux du doyen Adrien Théaux
En Pologne, ces jeunes joailliers 2.0 qui réinventent l'artisanat de l'ambre
Convoité depuis la nuit des temps par les rois et les guérisseurs, l'ambre nourrit l'imagination d'une nouvelle génération de joailliers polonais dont la maestria numérique réinvente le design de la précieuse résine, entre "prêt-à-porter" et "haute couture".
Dans un sous-sol de l'Académie des Beaux-Arts de Gdansk, sur la côte Baltique, des étudiants manipulent en silence des objets virtuels sur leurs écrans: ce sont des bijoux qu'ils façonnent, font tourner, se tordre ou se recomposer.
Un poste de réalité virtuelle côtoie des engins qu'on croirait sortis d'une époque révolue, perceuses, ponceuses, sableuses, scies mécaniques et une vieille table d'artisan ambrier, équipée d'outils manuels.
Ici, les technologies numériques font délibérément couple avec les vieilles traditions artisanales de l'ambre, dont Gdansk, ancienne cité hanséatique, revendique le statut de capitale mondiale.
"Dès le départ, nous apprenons les processus complets de la stylique (synonyme de design), comment y employer notre créativité, utiliser les technologies les plus diverses", explique à l'AFP Martyna Golinska, étudiante de 26 ans qui participe à ces ateliers de design expérimental.
- "Pirater" les technologies -
Martyna est particulièrement attirée par le fraisage à commande numérique CNC, propre aux industries aérospatiale, automobile et médicale, qui offre des possibilités de conception quasiment illimitées.
Le grand défi, explique sa collègue Paulina Smigiel, est de traduire l'idée artistique originale en langage des chiffres et de la communiquer à la fraiseuse qui, "si on réussit", la reproduit de telle façon qu'"aucune autre intervention mécanique n'est nécessaire".
Ainsi naissent bagues, bracelets, colliers, diadèmes ou masques, faits ou ornés d'ambre plongé ou enveloppé dans des filets ou des touffes d'or, d'argent ou de titane, fraisés ou imprimés en technologie 3D, mariés à d'autres pierres, minéraux ou matières modernes, minimalistes ou complexes.
"Nous encourageons les étudiants à chercher leurs propres clés, leurs propres façons de +pirater+ les technologies diverses, qu'elles soient traditionnelles ou plus récentes ou qui ne se dessinent encore qu'à l'horizon", indique Zuzanna Franczak, 26 ans, diplômée devenue assistante.
"Ca évolue sans arrêt et l'intelligence artificielle s'y invite déjà aussi", ajoute-t-elle.
Une multitude de réalisations et de catalogues témoignent de la créativité des jeunes artistes, ainsi qu'une exposition au Musée de l'ambre dans cette ville de l'estuaire de la Vistule, sur l'ancienne route de l'ambre, l'une des plus importantes voies de commerce de l'Antiquité classique par laquelle on acheminait l'"or de la Baltique" vers la Méditerranée.
Formé il y a environ 40 millions d'années à partir de résines de conifères, l'ambre contient fréquemment des bulles d'air, des fragments végétaux ou des insectes emprisonnés avant la fossilisation. Chanté par Pline l'Ancien, Ovide ou Néron, très prisé en Chine pour ses supposées vertus thérapeutiques, il est aussi recherché dans le monde musulman, notamment pour les chapelets de collection.
A Gdansk, ateliers, boutiques et échoppes consacrés à l'ambre foisonnent à tous les coins de rue du centre historique, attirant de nombreux touristes.
- Transgresser les limites -
Depuis des siècles, "l'ambre est associé à des schémas traditionnels" toujours suivis par de nombreux artisans et artistes locaux, estime Dominika Afeltowicz, étudiante de 21 ans.
Il garde ce charme un peu vieillot, "fête foraine" ou "souvenir des vacances" que beaucoup continuent à apprécier, "mais les jeunes cherchent quelque chose de nouveau", alors il faut "expérimenter, transgresser les limites", affirme-t-elle.
D'origine végétale, donc relativement tendre, l'ambre se prête parfaitement à des expériences diverses, au polissage de précision et au fraisage.
Cette matière légère, aromatique, délicate, qui se décline du rouge sombre translucide à l'orange, au miel et même au blanc opaque, conserve ses qualités tout au long du travail.
"Cette gamme chromatique permet d'en faire des formes similaires mais qui donnent chacune des effets complètement différents, spécifiques, tout à fait uniques", même fabriquées en série, souligne Paulina Smigiel, membre de l'atelier animé par le professeur Slawomir Fijalkowski, designer et artiste bijoutier.
"On ouvre les portes", résume ce dernier. Avec les étudiants, "on apprend ensemble cet art difficile d'oublier et de réapprendre sans cesse", dit-il à l'AFP.
C'est aux étudiants de choisir ensuite leur voie, quelque part entre le design "prêt-à-porter" et la "haute couture".
Selon lui, ces ambassadeurs "du bon design" seront prêts à travailler aussi bien pour l'industrie que pour des galeries d'art à travers le monde.
R.Adler--BTB