-
Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
-
Le gouvernement albanais assume subventionner un concert de Kanye West
-
L'IA pourrait marquer un tournant dans l'aide humanitaire
-
La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
-
Tour de France: capitaine de route, l'expérience au service des autres
-
Wall Street mesurée, dans l'attente des résultats d'entreprises et de SK hynix
-
L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
-
"C'est lunaire": près de la frontière franco-suisse en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
La huitième étape du Tour: nouvelle occasion pour les sprinteurs
-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
-
Dans l'Ouest, l'architecture de bâtiments publics récents à l'épreuve de la canicule
-
Les livreurs de repas obtiennent une hausse significative de leur rémunération
-
L'UE ordonne à Meta de changer les "interfaces addictives" d'Instagram et Facebook
-
Puces IA: SK hynix lève 26,5 milliards de dollars avant sa cotation à Wall Street
-
Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l'Espagne
-
Deux fonds américains à l'assaut d'EasyJet
-
Accueil nocturne en toute discrétion pour la tapisserie de Bayeux à Londres
-
Canicule: jusqu'à quel point la pratique sportive peut-elle s'adapter?
-
Xavier Niel va débourser 5,1 milliards d'euros pour devenir le premier actionnaire de Vodafone
-
Dans la jungle birmane, les rebelles gardent espoir malgré les revers
-
Les chaleurs extrêmes vont gagner du terrain, des incendies toujours actifs
-
Quinze morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Gagan Gupta, l'homme qui voulait industrialiser l'Afrique
-
XV de France: Aaron Grandidier-Nkanang, "une immense fierté, au bout d'un chemin rempli de difficultés"
-
Reprise de la demande de pétrole "en cours", selon l'AIE qui améliore légèrement sa prévision pour 2026
-
UE: Lescure juge "intéressante" la proposition de l'Espagne sur des emprunts communs
-
Le don de lait maternel, "de l'or" pour sauver la vie de prématurés
-
Un feu de forêt fait au moins 11 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
Easyjet annonce un "accord de principe" avec un second acquéreur potentiel, le fonds Apollo
-
Mondial-2026: Courtois le Belgo-Madrilène face à son deuxième pays
-
Mondial-2026: l'infranchissable Espagne face à l'imprévisible Belgique
-
Cinq morts aux Philippines, évacuations et écoles fermées à Taïwan, à l'approche du typhon Bavi
-
Pour les supporters du Maroc, le rêve brisé des Lions de l'Atlas n'efface pas la fierté
-
Canicule: la vigilance rouge dans l'Ouest vendredi s'étendra samedi
-
La Tapisserie de Bayeux voyage vers Londres
-
Un feu de forêt fait 12 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne
-
En Floride, l'aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump
-
Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule "affiliée à l'EI"
-
Début du transfert historique de la tapisserie de Bayeux vers Londres
-
"Le Gourmet solitaire", ode japonaise aux petits restaurants qui dépasse les frontières
-
Mondial-2026: les Bleus trop forts pour le Maroc et au rendez-vous des demies
-
Le guide suprême Khamenei inhumé sur fond de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran
-
Mondial-2026: Mbappé l'insubmersible
Souverainisme trumpien ou ancrage européen : les Roumains divisés à la présidentielle
Un duel qui pourrait faire basculer la politique étrangère de la Roumanie : après la victoire dimanche du candidat d'extrême droite, le second tour de la présidentielle le 18 mai sera scruté à Bruxelles et Washington.
Si Donald Trump a fait figure de repoussoir dans les récentes élections au Canada et en Australie, il a donné des ailes à George Simion, un trumpiste assumé, arrivé premier du scrutin avec près de 41% des voix.
Il affrontera dans deux semaines le maire centriste de Bucarest, Nicusor Dan, qui a arraché sa qualification avec moitié moins de voix.
Pour cet élu, l'enjeu est clair : il s'agit d'affronter dans les urnes "un candidat isolationniste" pour maintenir "la trajectoire pro-occidentale" de la Roumanie.
Dans l'UE, où l'extrême droite enregistre ses meilleurs scores depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, une victoire de George Simion renforcerait le camp souverainiste, du Hongrois Viktor Orban au Slovaque Robert Fico, en passant par l'Italienne Giorgia Meloni.
- "Joli boomerang" -
Et lancerait un nouveau défi à Bruxelles.
"La Roumanie vient d'offrir à (Ursula) Von der Leyen un très joli boomerang", a ironisé sur X la cheffe de file de l'extrême droite française Marine Le Pen, accusant implicitement la présidente de la Commission européenne d'avoir joué un rôle dans l'annulation de l'élection du 24 novembre, marquée par la première place surprise d'un autre candidat nationaliste, Calin Georgescu.
"Ce scrutin reflète une nette poussée de l'électorat conservateur et traditionnel, attiré par un désir de rupture avec les partis traditionnels", commente pour l'AFP Sorina Soare, politologue à l'université de Florence.
"Le binôme Simion-Georgescu", les deux hommes étant désormais alliés, "incarne un discours populiste classique, tout en faisant écho, dans sa rhétorique, aux propos du vice-président américain JD Vance" sur un recul supposé de la liberté d'expression en Europe.
George Simion qui, s'il est élu, représentera la Roumanie aux sommets européens, a promis une "simionisation" de l'UE, tout comme Giorgia Meloni, un autre de ses modèles, influe sur la politique du bloc.
Mais "vouloir réformer l'UE ne veut pas dire vouloir la quitter", a souligné le vice-président du groupe ECR au Parlement, défendant l'idée de "nations diverses et souveraines" loin des politiques "rigides" imposées par Bruxelles.
Redonner leur "dignité" aux Roumains : ce discours a séduit dans une diaspora qui se sent souvent méprisée et a dans sa grande majorité -60%- voté pour George Simion.
Pas de rupture à attendre non plus du côté de l'Otan, a-t-il assuré. "Indéfectiblement attaché" à l'Alliance atlantique, il dit, du fait de ses liens avec l'administration Trump, être "le seul candidat à pouvoir garantir le maintien des troupes américaines en Roumanie". Plus de 1.700 soldats y sont présents.
- Peur d'un repli -
S'il a traité dimanche de "dictateur sanglant" le président russe Vladimir Poutine, M. Simion est en revanche opposé à toute aide militaire à Kiev.
Il est d'ailleurs interdit d'entrée en Ukraine, tout comme en Moldavie, après avoir plaidé par le passé pour que des territoires de ces deux pays retournent dans le giron de la Roumanie.
"Je leur tendrai la main s'ils respectent les droits des Roumains vivant sur leur sol, pas avant", a-t-il insisté.
A Bucarest, la population oscillait lundi entre joie revancharde, après l'annulation du vote de l'automne sur fond de soupçons d'ingérence russe, et peur d'un tournant géopolitique.
Laura, une fonctionnaire de 42 ans qui n'a pas voulu donner son nom de famille, espère que la Roumanie va "poursuivre le chemin européen emprunté depuis 1989".
"Je ne voudrais pas vivre dans un pays où nous serions forcés de regarder vers l'Est et de nous replier sur nous-mêmes", renchérit Bogdan Daradan.
Ce rédacteur de 41 ans mise sur les abstentionnistes, le premier tour n'ayant intéressé que la moitié des électeurs. "Voyons ce qu'il se passe avec les 50% qui ne se sont pas déplacés", dit-il.
Pur l'instant, aucun des candidats du camp pro-européen n'a appelé à voter directement pour Nicusor Dan.
M.Odermatt--BTB