-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
-
Pour combattre les moustiques, une entreprise américaine en relâche 600.000 dans les jardins
-
Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Wall Street en hausse, la faiblesse de l'emploi nourrit l'espoir d'une Fed plus conciliante
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après le mégafeu à l'ouest d'Athènes
-
Apple et OpenAI durcissent leur bataille judiciaire sur les futurs appareils du créateur de ChatGPT
-
Yémen: nouvelle attaque meurtrière des rebelles houthis en deux jours
-
Emploi à la RATP et fonctions d'élu: plainte de AC!! Anti-Corruption visant Bally Bagayoko
-
Nice-Matin dénonce l'agression d'une journaliste par un élu municipal de Cagnes-sur-Mer
-
Face à la guerre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense
-
Euro de natation: Olivier et Fontaine offrent aux Bleus deux médailles en eau libre
-
L'Eglise détaille le riche programme du pape en France fin septembre
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
-
Duralex: deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après l'incendie à l'ouest d'Athènes
-
"Retour en force" progressif de la chaleur dans les prochains jours en France
-
Le chômage progresse une nouvelle fois en France et dépasse l'ère Covid
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
-
Les dirigeants saoudien, turc et pakistanais réunis à Jeddah pour sceller un accord de défense
-
Un cas de rougeole signalé au parc d'attractions Universal Studios en Californie
-
En Afrique du Sud, après l'exil massif de migrants, la pénurie de main-d'œuvre
-
Dans l'Ukraine post-remaniement, la révolution des drones poursuit sa route
-
Présidentielle: la France "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère", prévient le chef de la diplomatie
-
A New York, le souvenir d'un Tibétain en exil immolé par le feu
-
La Bourse de Paris toujours en hausse au-dessus des 8.700 points
-
Hantavirus: isolement à domicile recommandé pour les contacts proches du touriste franco-argentin
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente de l'emploi américain
-
Au Royaume-Uni, la sécheresse des terres agricoles menace la sécurité alimentaire
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis six personnes dans son lycée
-
Grand âge : l'hôpital contraint de se réinventer face au défi du vieillissement
-
Dans l'agriculture, le parcours des combattantes
-
WTA 1000 de Toronto: Sabalenka, Pegula et Swiatek en contrôle vers les 8es de finale
-
Au nouveau Parlement syrien, une actrice, une militante kurde et la veuve d'un jihadiste
-
Thaïlande : un adolescent armé d'un pistolet tue 8 personnes, dont six dans un lycée
-
Dans la Marne, une parcelle agricole "régénératrice" pour aider les abeilles face aux canicules
-
A Paris l'été, voir la ville en autobus
-
France: le taux de chômage monte à 8,3% au deuxième trimestre, au plus haut depuis l'automne 2020
-
Masters 1000 de Montréal: Fils et Rinderknech passent en 8es de finale
-
Guerre au Moyen-Orient: les dirigeants saoudien, turc et pakistanais en sommet à Jeddah
-
Venezuela: pouvoir et opposition autour de la même table en vue d'une transition
-
Mineurs et réseaux sociaux: Meta sommé de verser près d'un milliard de dollars au Nouveau-Mexique
-
Crise à la Fifa: l'UEFA maintient la pression sur Infantino, l'Afrique le soutient
-
Argentine: heurts entre police et manifestants hostiles à un projet de loi sur la propriété privée
-
Yémen: au moins 58 soldats morts dans des attaques des rebelles houthis
-
Colombie: investiture du président de la Espriella, allié de Trump en guerre contre le narcotrafic
-
Marchés: retour de la nervosité sur le Moyen-Orient, l'Europe s'offre tout de même des records
Les physalies, très urticantes, s'invitent sur les plages du Sud Ouest
La physalie, un invertébré marin très urticant dont les tentacules peuvent atteindre 20 mètres, joue les trouble-fête sur les plages basco-landaises, soumises à des fermetures temporaires quand les blessés affluent au poste de secours.
Aux allures de chausson aux pommes translucide et violacé, l'animal qui flotte en surface, cachant sous l'eau ses longs filaments, a terni ces dernières semaines la carte postale des vacances.
Mardi sur la plage de l'Uhabia, à Bidart, la baignade surveillée a été fermée pendant deux heures et demie.
"Il y en avait partout, les sauveteurs marquaient celles qui s'étaient échouées avec des bâtons", témoigne Karine, une habitante revenue poser sa serviette le lendemain.
Flora Benoît, originaire de l'Ain, a croisé une physalie dans l'eau à Saint-Jean-de-Luz. "On est vite sorti. On a vu un surfeur se faire piquer et même le maître-nageur qui la pêchait ! On fait attention mais ça ne va pas gâcher nos vacances."
"On connaît ça en Australie avec les +bluebottles+, ça ressemble aux physalies, elles sont bleues et plus petites. Je me suis déjà fait piquer, ça fait mal mais +that's life !+", renchérit Jason Speck, un autre touriste.
- "Coups de fouet" -
"On avait envoyé notre jet-ski en repérage, on savait qu'un banc allait arriver, ça n'a pas manqué", explique Peyo Peyreblanque, chef du poste de secours à l'Uhabia.
C'est lui qui décide de hisser temporairement le drapeau rouge. "Quand on a un afflux de cinq-six blessés, on ne peut pas à la fois les soigner et assurer la surveillance dans l'eau. Et quand il y a un danger, notre seule option c'est d'empêcher les gens de se baigner."
Les blessures ne sont pas traitées à la légère. "Elles sont impressionnantes, comme des gros coups de fouet. Chez certains, ça tétanise le muscle", souligne le pompier.
Les soins consistent à frotter la plaie avec du sable mouillé, à rincer à l'eau salée puis à appliquer de la mousse à raser. Les résidus de filaments sont raclés avec une spatule en bois et la peau lavée enfin à l'eau de mer vinaigrée. Le blessé est gardé 30 minutes sous surveillance.
Cheffe de service du centre anti-poison au CHU de Bordeaux, le Dr Magali Oliva-Labadie a fait évoluer ce protocole depuis qu'une étude récente en Espagne, où la bête sévit aussi, a prouvé l'efficacité du vinaigre pour limiter l'envenimation.
- Complications -
D'après ses propres recherches, menées après des afflux de physalies en 2008 et 2010, la médecin estime que les complications graves - tétanie musculaire, voire détresse respiratoire, pouvant entraîner la noyade - surviennent "dans 8 à 10% des cas".
Sept patients sur dix décrivent une douleur très forte, pour certains "pire qu'un accouchement sans péridurale ou qu'une colique néphrétique". Mais elle ne dure pas longtemps, en général une à deux heures.
Ces dernières semaines, "quatre-cinq" cas graves - sans détresse respiratoire - sont survenus sur le littoral aquitain, selon le Dr Oliva-Labadie.
Dans les Landes, plusieurs personnes sont allées à l'hôpital mais "c'était surtout pour gérer la douleur", indique Stéphanie Barneix, chargée de mission au syndicat mixte (SMGBL) qui chapeaute 35 postes de secours sur 106 km de côte.
Les physalies concernent "tout le sud du Golfe de Gascogne, des Asturies en Espagne jusqu'au nord des Landes", souligne Elvire Antajan, chercheuse à l'Ifremer, pour qui l'épisode actuel n'a "rien d'exceptionnel".
- Courants chauds et vents -
Les physalies vivent dans les eaux tropicales des Caraïbes, du Golfe du Mexique et suivent les courants chauds du Gulf Stream. D'habitude cantonnées au large, elles ont été "rabattues" par de forts vents entre fin juin et mi-juillet, explique la spécialiste.
L'animal est mal connu, notamment son cycle de reproduction, alors que la présence de nombreuses physalies juvéniles, de la taille d'un pouce, surprend cette année. Difficile, aussi, d'anticiper leur trajectoire et leur arrivée sur les plages.
Le réchauffement climatique, qui profite aux méduses, explique-t-il la présence massive de physalies ? "C'est bien trop tôt pour le dire", répond Elvire Antajan, "il faudrait étudier la récurrence des vents qui les rabattent sur les côtes et pouvoir établir un lien avec le dérèglement du climat".
La météo des prochains jours pourrait tourner en faveur des baigneurs, avec des vents susceptibles d'éloigner les physalies.
J.Horn--BTB